‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 225 sur 1127 · A VICHNOU ET INDRA, PAR DIRGHATAMAS · texte numérisé non relu

A VICHNOU ET INDRA, PAR DIRGHATAMAS

( Mètre •• Djagatî.)

1. Apportez vos libations et vos mets en l’honneur de Vichnou et du grand héros qui aime les prières, (en l’honneur de ces dieux) invincibles, qui se placent sur le dos des montagnes (célestes), comme sur un excellent coursier.

2. En votre honneur, ô Indra et Vichnou, (dieux) puissants par vos œuvres, Soutapas a formé cette brillante réunion. Et, pour récompenser un ruor-

1. Les trois pas de Vichnou, ne l’oublions pas, sont les trois stalions du soleil, à son lever, à midi, «à son coucher.

2. Ces trois choses, suivant le commentaire, seraient ou les trois mondes (locatrayam), ou les trois temps (càlatr ayant), ou les trois qualités ( gounalrayam ).

3. Ces mondes ( bhouvanàni ), au nombre de sept, composent un espace intérmédiaire entre le ciel et la terre. Des mondes connus sous le nom de loca, on peut en compter tantôt trois, tantôt quatorze.

4. Cette demeure est le ciel ou peut-être le soleil, où les Indiens pensaient qu’ils devaient être transportés après la mort.

5. Le mol bandhoû est plus fort : il signifie parent, attaché par le lien de la famille.

6. C’est-à-dire, pour le père et la mère de famille, pour les deux familles offrant le sacrifice.

7. Ces vaches sont les nuages, ou, suivant le commentateur, les rayons du soleil.

[Lect. III.]

tel, vous donnez l’essor à la flèclie d’Agni, le magnifique archer '.

3. Nos libations augmentent la puissante vigueur de Vichnou. (Soutapas) rapproche les deux mères qui doivent heureusement produire (Agni)-. Et alors le (dieu) obtient trois noms : l’un inférieur, celui de lils; l’autre supérieur, celui de père ; et le troisième, qu’il possède dans la région lumineuse 3 du ciel.

4. C’est cette vigeur de Vichnou que nous chantons : (Vichnou) est maître, sauveur, bienfaiteur libéral. En trois pas il parcourt le monde, pour y répandre au loin et la vie et sa gloire.

5. Deux des stations de ce dieu touchent au domaine des mortels. La troisième est inaccesible à tous, môme à l’oiseau qui vole.

6. 11 fournit quatre-vingt-quatorze carrières *, pareilles à la roue qui tourne. Son large corps a été par les poètes divisé en plusieurs parties. Toujours jeune et florissant, il vient à notre appel.

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