‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 477 sur 1127 · Asoura · texte numérisé non relu

Asoura

i. Rita est le sacrifice personnifié.

5. Ititoupali. Un ritou est la saison, le moment conv<nable pour les sacrifices.

[tcct. i]

4. O Agni, quels ennemis te retiennent enchaîné? Quels sont donc (aujourd’hui) nos protecteurs, nos bienfaiteurs brillants? Quels sont les soutiens de l’injustice, ô Agni ? Quels sont les pasteurs de l’impiété?

5. O Agni, que, changeant de fortune, tes amis, autrefois malheureux, connaissent le bonheur. Qu’ils soient détruits, ceux qui emploient le mensonge envers celui qui est vrai dans scs discours.

G. Celui qui dans ton sacrifice t’honore par l’hymne et l’invocation, ô Agni, mérite la faveur d’un (dieu) brillant et libéral. Que sa maison devienne opulente ; que la race de Nahoucha 1 suive heureusement le cours de ses œuvres.

• hymne v.

A AGNI, PAR SOUTAMBHARA.

(Mètre : Gâyatrî.)

1. Avec des chants nous l’invoquons, ô Agni. Avec des chants nous allumons tes feux ; avec des chants (nous t’appelons) à notre secours.

2. Nous célébrons aujourd’hui la louange d’Agni qui s’élève dans le ciel, et nous attendons de lui le bonheur et la richesse.

3. Qu’Agni sacrificateur aime nos prières ; et, siégeant au milieu des hommes, qu’il honore la race des dieux.

4. Tu es, ô Agni, un illustre pontife, qui grandit par nos hommages. Par toi (les hommes) étendent leurs sacrifices.

5. O Agni, tu donnes l’abondance, et les sages par leurs louanges exaltent la grandeur. Accordenous toute la force qui convient à l’homme.

G. Comme la jante de la roue embrasse les rayons, ô Agni, tu embrasses aussi tous les dieux. De toi dépendent les biens les plus précieux.

A AGNI, PAR SOUTAMBHARA.

(Mètre ; Gâyatrî.)

1. Éveille Agni par la prière, et allume les feux de l’Immortel. Au milieu des Dévas , qu’il se charge de nos holocaustes.

2. Dans les sacrifices les mortels célèbrent un dieu immortel, le premier des pontifes au milieu de la race humaine.

1. Nom d’un ancien roi, employé, comme Ayou, comme Pouroû, pour désigner la race humaine. Cependant voy. page 300, col. 1, notel. Ma traduction, à dessein, est ambiguë.

[ Lect. i.|

3. D’àgc en âge on chante le divin Agni, et, avec la cuiller qui répand le beurre (sacré, on l'excite) à prendre le fardeau de l’holocauste.

4. Agni en naissant tue de ses traits lumineux les Dasyous et les ténèbres. Il donne (aux hommes) les vaches (célestes), les Ondes et le Soleil.

5. Honorez donc le sage et adorable Agni, dont le dos s’humecte de ghrita. Qu’il vienne, en entendant mon invocation.

6. Que par des chants, des prières, de pieuses aspirations, que par des libations de beurre on augmente la grandeur d’Agni.

HYMNE VII

A AGNI, PAR DHAROUNA, FILS d’ANGIRAS.

[Mètre : Trichtoubh.)

1. J’offre ma prière au (dieu) prudent et sage, glorieux, antique, adorable. Agni est le gardien de la richesse, le possesseur de l’opulence, l’auteur de la vie : il mérite nos hommages et reçoit nos libations de ghrita.

2. Les (Richis), qui par leurs (œuvres) mortelles ont prétendu honorer les Immortels, chargés de garder et de soutenir le ciel, ont voulu que Rita, (surnommé) Dharouna , fût placé, au milieu de nos fêtes, sur le siège puissant du sacrifice, sur le trône le plus élevé.

3. Les impies (Rakchasas) étendent leurs corps, et présentent une lourde masse, difficile à percer même pour l’antique (Agni). Que le (dieu) nouvellement né se hâte de triompher de cette tourbe d’ennemis. Qu’ils soient autour de lui comme (les animaux de la forêt) autour du lion irrité.

4. Quand, semblable à une mère (tendre), tu semblés porter les hommes, étendant (tes bras) pour les aider à voir et à se soutenir, quand tu leur donnes, pour se nourrir, (les membres de tes ennemis) que tu as déchirés *, dans tes courses diverses lu revêts plusieurs formes.

5. Ces offrandes sont pour toi. Ü dieu, conserve Dharouna, possesseur de la force, dispensateur généreux de la richesse. Établi dans ton foyer mystérieux, comme le voleur dans son repaire, pense à rassembler de riches dépouilles pour en gratifier Atri -.

1. H me semble que l’auteur a voulu parler des nuages qui fertilisent la terre, et qu’Agni, en sa qualité de feu céleste, a brisés pour arroser les champs.

2. C’est le nomde famille des chantres de ceshymnes. Voy. sur Dharouna la note suivante, page 272, col 1, note 1.

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