Je suppose que le poète fait allusion aux trois
foyers du sacrifice, ou bien aux trois sacrifices de la journée. Le commentaire semble faire une distinction;
si d’un côté il reconnaît les feux des trois foyers, de l'autre il voit trois divinités qu’il appelle Rocthanàni,
savoir ; Vâyou, Agni et Aditya.
-• Il y a bien une classe de prêtres que l’on appelle Marouts; mais je crois que le poète ne veut ici considérer les Marouts que comme les vents, compagnons d’Indra, qui l’animent par leur souffle, et semblent le chanter de leur voix de tempêtes.
5. O Maghavau, c’est pour reconnaître ta puissance que tous les dieux te cédèrent la coupe de soma , quand tu as en faveur d’Étasa arrêté dans leur course les cavales du char de Soûrya l.
G. Lorsque Maghavan a d’un seul coup de foudre brisé les quatre-vingt-dix-neuf villes 2 de (Sambara), les Marouts, au milieu de l’assemblée (céleste), chantent sur le mètre Trichtoubh cet Indra qui a frappé (l’ennemi) du ciel.
7. Agni, devenu son ami, a fait brûler en son honneur les chairs de trois cents victimes. En même temps Indra, dans l’espoir de son triomphe sur Vritra, a bu les trois coupes de soma que lui versait Manou.
8. Quand Maghavan eut mangé les chairs des trois cents victimes, quand il eut bu les trois coupes de soma, tous les Dévas ont réclamé de lui, comme un devoir, qu’il frappât Ahi.
9. Et lorsque, arrivant à la maison de Coutsa sur vos chevaux rapides et vainqueurs, vous demandiez le combat, avec ce même Coutsa, placé sur le même char que toi 5, tu as frappé (tes ennemis) ; avec les autres dieux, tu as frappé Souchna.
10. (Le char de Soûrya) avait deux roues; tu en as pris une, et tu l’as donnée en présent à Coutsa, qui ne pouvait plus marcher. Ton arme a frappé au visage les Dasyous, et dans le combat étouffé la voix (de ces ennemis).
11. (ü dieu) exalté par les hymnes de Gôrivîli, tu as, pour plaire au fils de Vidathin 4, donné la mort à Piprou. Ridjiswan 3 fut ton ami : tu as purifié ses offrandes et bu son soma.
12. La coupe de soma à la main, les Navagwas et les Dasagwas B célèbrent Indra dans leurs hymnes. Ces sages ont par leurs chants ouvert le riche pâturage où étaient enfermées les vaches (célestes).
13. O Maghawan, je connais tes prouesses. Comment puis-je (dignement) t’honorer? O (dieu) puissant, nous sommes disposés à chanter dans les sacrilices les (miracles) nouveaux que tu feras.