‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 504 sur 1127 · FILS DE C A S Y A P A · texte numérisé non relu

FILS DE C A S Y A P A

(. Mètres : Trichtoubh et Djagatî.)

1. Comme jadis, comme naguère, comme partout, (je viens) en ce moment fléchir parla prière (le dieu) qui possède le bonheur, qui, assis sur notre gazon (sacré), reçoit les plus nobles offrandes. (J’implore) ce héros clément, fort et impétueux, qui croît sous le charme de nos (louanges).

2. Tu repousses par tes splendeurs (l’ennemi) qui enchaînait le nuage, et tu ornes les régions célestes auxquelles tu rends la sérénité. Puissant par tes œuvres, (tu existes) pour notre salut et non pour notre perte; et, vainqueur de la magie (des Asouras), lu as mérité que ton nom fût célébré dans le sacrifice.

3. L’Holocauste vient rapidement, gage de justice, de stabilité, de salut : le (dieu) fort et sacrificateur l’embrasse. 11 se glisse, il s’étend sur le gazon (sacré), il se mêle aux plantes qui le soutiennent, tendre nourrisson (qui deviendra) mâle, toujours jeune, et immortel.

4. En votre faveur, il attelle ces légers coursiers, ces rayons qui augmentent l’éclat du sa-

l. Le commentaire donne aux flammes une triple

couleur, rouge, blanche et noire.

crifice, et qui ne tendent pas à s’élever. D’autres suivent une route supérieure, d’où ils semblent dominer, et (le dieu), tel qu’un archer, lance ces traits renommés jusque sur la voûte (du ciel) *.

5. Au milieu des (Prières) qui naissent de la pensée, tu reçois le soma qui a coulé sous le pressoir l. 2 ; tu sièges sur un bûcher glorieux ; ô (dieu) célébré par des chants, tu brilles entouré de nos prêtres. O toi qui donnes la vie, augmente dans le sacrifice l’éclat de tes épouses 5.

6. Tel on voit (l’être divin), tel on le chante. Quelle que soit la forme sous laquelle ils nous apparaissent au moment des libations, que les dieux possèdent pour nous une grande générosité, une large bienfaisance, une force invincible et soutenue par de mâles serviteurs.

7. A l’orient s’avance, précédé de son épouse, le sage Soûrya, prêt à combattre ses ennemis. Que ce (dieu) libéral nous protège, et nous donne une maison brillante et assez forte pour nous défendre.

8. O (dieu) qui précèdes la lumière du (soleil) voyageur, et que les Richis out chanté, tu es honoré par les hymnes du sacrificateur. Quel que soit son désir, il en obtient par ses œuvres (pieuses) l’accomplissement. De son offrande volontaire il retire le plus beau fruit.

9. Que la première (des libations) coule dans le vase qui les contient toutes \ Le sacrifice où elle doit être versée ne sera pas perdu. Quand la prière se joint à un cœur pur 3, les vœux de l’homme religieux ne sont jamais trompés.

10. (Honorons donc) ce (dieu) dont la force est suprême et adorable, dont le cœur est bon et indulgent °. Obtenons par les prières d’Avatsâra une puissante abondance, que les mérites du sage ne peuvent qu’augmenter encore.

1. Il m’a semblé que ce distique faisait allusion et aux rayons du feu des sacrifices et aux rajons solaires. J’ai pris l’idée d'archer dans la signification de frappant ( feriens ), que je donne au mot crioi, qui uut dire aussi tac, puits.

2.11 y avait deux manières d’extraire le jus du soma , ou en pilant la plante dans le mortier, ou en exprimant la liqueur entre deux planches.

3. J’entends ici les flammes d’Agni. Le commentaire applique le mot pâhâ aux plantes ( ocliadi ) qui alimentent le feu ou qui servent aux libations. i. Ce vase s’appelle Samoudram .

5. Le commentaire entend : unie à un [Dieu) pur , comme le Soleil ou Agni.

6. Le commentateur trouve dans ce distique le nom de cinq Richis, traduisant ain.-i : ce dieu est accessible aux prières de Kchalra, Manasa, Evàvada, Yadjata, Sadhri.

INDE. — POÉSIE LYRIQUE

[Lect. II. J

11. L’ivresse que ces (libations) donnent â un (dieu) opulent, adorable, puissant 1 , est légère comme l’épervier, pleine comme la ceinture, parfaite comme le sacrifice. Les sages s’invitent mutuellement à venir : ils savent que ce breuvage est une source de biens.

12. Que le (dieu) adorable et sage (surnommé) Saddprina 2 3, les mains chargées de gazon sacré, détruise ses ennemis et soit vainqueur avec vous. 11 s’approche des deux espèces d’offrandes ; il resplendit, honorant la troupe divine de scs louanges harmonieuses.

13. Soutambhara 5 *, chef des hommes religieux, en faveur d’un mortel qui faisait un sacrifice, s’est (un jour) approché du (foyer), où est la mamelle de toutes les prières. Il a amené les vaches (saintes) 4 ; il a répandu le lait de la libation, et (le sage), éveillé (pour l’œuvre pieuse), a rappelé ces paroles :

14. « Les Hymnes désirent celui qui s’éveille. Les Chants vont vers celui qui s’éveille. Le Soma adresse la parole à celui qui s’éveille : C’est moi, c’est un de tes amis qui est en ces lieux. »

15. « Agni s’éveille, les Hymnes le désirent. Agni s’éveille, les Chants vont vers lui. Agni s’éveille, lé Soma lui adresse la parole : C’est moi, c’est un de tes amis qui est en ces lieux ». »

11VMNE XIII.

AUX VISWADÉVAS, PAR SADAPRIXA,

FILS D’ATRI

[Mètre : Trichtoubh.)

1 (Le dieu) qui lance la foudre s’est annoncé au ciel ; avec les Hymnes est arrivée l’Aurore, dont les rayons apparaissent. Elle a repoussé les ténèbres. La Lumière est née, et le dieu a ouvert les portes du séjour de Manou.

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