‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 619 sur 1127 · Déesse du mal. Voy. page 54, col. 2, note · texte numérisé non relu

Déesse du mal. Voy. page 54, col. 2, note

2. Nous avons déjà vu, page 126, col. 1, note 1, que Varouna, réputé dieu des ténèbres, est considéré aussi comme dieu du ma).

3. Ici se termine le sixième Mandala, qui porte le nom de Bharadwâdja, et commence le septième, qui est sous le nom de Vasichtha.

4. Cet hymne, consacré à Agni, le représente comme un roi armé pour le eombat. Les différentes parties de son armure sont célébrées. C’est la cuirasse; c’est-àdire, cette couche de libations qui est jetée sur le feu, et qui l’enveloppe d’une fumée comparée à un nuage. C’est l’arc avec sa corde; c’est-à-dire, le brasier qui, sous le souffle du vent, se rétrécit et s’élargit. C’est la flèche ; c’est-à-dire, la flamme qui part du foyer et s’amincit en pointe. C’est le carquois ; c’est-à-dire, le foyer, qui réunit la masse de la flamme.

5. Le mot que porte le texte est ârtni, qui me semble identique avec àrtti, tel que le porte le Dictionnaire de

(tect. I.J

5. Le carquois (d’Agni) est le père d’un grand nombre de flèches; ses enfants résonnent en se heurtant contre leurs frères. Le carquois, attaché sur le dos (d’Agni), produit une troupe retentissante qui lui assure le triomphe.

6. Assis sur son char l’excellent écuyer pousse en avant ses coursiers dans la direction qui lui convient. Sa pensée mesure la longueur des rênes, qui modèrent leur ardeur.

7. Les coursiers s'élancent avec les chars; de leurs sabots féconds 2 jaillit la lumière ; ils rendent mille bruits sourds, et de leurs pieds de devant foulent et terrassent leurs ennemis.

8. L’holocauste est porté sur son char ; là, où nous apercevons son arc et sa cuirasse, venons chaque jour nous asseoir; et près de ce char fortuné déployons notre zèle.

9. Les Pitris (ou pères d’Agni) 3 sont assemblés pour recevoir l’offrande et la douce (libation); entourés des mortifications de fa pénitence et de la puissance des rites, grands et profonds, vainqueurs et invulnérables, doués d'une force parfaite, environnés d’une troupe (de rayons), et fameux par la vigueur de leurs traits.

10. Ces Pitris sont enfants de prêtres 4, et honorés par le soma. O Ciel et Terre, (dieux) bienfaisants, soyez-nous propices! Que, grandi par le sacrifice, Poûchan nous protège contre le mal ! Que le méchant ne devienne jamais notre maître!

11. La flèche (d’Agni), garnie d’une plume éclatante, (ressemble) à l’animal des bois qui menace de sa corne. La flamme, qui enfante (ces flèches),

M. Wilson. Or, le sens que ce Dictionnaire donne au mot àrtti est end of lhe bow, traduction assez obscure qui semblerait plutôt indiquer la pointe, la corne de l’arc. Je pense qu’il est ici question des deux points qui sont au milieu du bois de l’arc et de la corde, et qui ne s’éloignent que pour chasser la flèche.

1. Nous savons que le char d’un dieu, c’est le feu du sacrifice, comme ses chevaux, ce sont les rayons qui jaillissent du feu.

2. Le texte porte le mot pâni, qui veut dire main; et nous avons vu que ce mol, quand il s’agissait d’une divinité resplendissante, était synonyme de rayon. Comme il est ici question de coursiers, le mot sabot remplace le mot main.

3. Ces Pitris, dit le commentaire, sont les gardiens du char; il ne donne pas d’autre explication. Section!, lecture vu, hymne xii, il est aussi fait mention de Pitris, que le commentateur confond avec les Pitris Agnichwâttas. Je pense qu’ici, comme dans le passage cité, les Pitris sont les Feux ( Atjnayah ), pères d’Agni, allumés par la piété des prêtres, et par conséquent considérés comme leurs enfants. Le mot brâhmana signifie fils du brahman, du prêtre. Les Pitris pourraient être aussi les Dévas Angiras et autres, regardés comme les Pires de quelques-uns des prêtres.

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