‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 775 sur 1127 · divine et bonne Aditi, je t’appelle à notre secours · texte numérisé non relu

divine et bonne Aditi, je t’appelle à notre secours

11. O (Déesse) qui as de redoutables enfants, rends infructueuse la pêche de ceux qui veulent notre perte. Qu’aucun mal n’arrive à nos enfants.

12. O bonne (Déesse), dont le pouvoir et l’influence s’étendent au loin, donne-nous la liberté d’agir ; (donne) l’existence à nos enfants.

13. Les (Adityas) sont les chefs de tous les êtres; invincibles, glorieux et cléments, ils gardent toutes leurs œuvres.

14. O Adityas, délivrez-nous de la gueule des loups. O Aditi, (fais que) le brigand soit comme enchaîné.

15. O Adityas, que la funeste Sarou - s’éloigne sans nous faire de mal.

16. O bienfaisants Adityas, puissions-nous toujours, comme autrefois, jouir de votre protection !

17. O Dieux sages, éloignez le mal du mortel qui ne cesse de vous honorer, et prolongez sa vie.

18. O Adityas, ô Aditi, que cet hymne vous dispose en notre faveur, et contribue à nous délivrer des chaînes qui semblent nous envelopper.

19. O Adityas, votre zèle doit nous tirer du danger. Soyez bons pour nous.

20. Nous vous honorons 5, ô Adityas. Faites, comme autrefois, que Sarou, douée d’une funeste activité, ne nous frappe point par la maladie.

21. Déracinez la haine, le mal, le péché, qui sont de tout côté disposés contre nous.

1. Cet hymne est attribué à un poëte nommé Malsya, mot qui signifie poisson. Le commentaire trouve dans ce vers et les suivants une allusion au pécheur, qui dans ses filets veut prendre le poisson. Je n’ai point partout adopté cette idée.

2. Il parait que c’est le nom donné à la liévolution du temps, déesse malfaisante, qui donne la mort. Le commentaire entend ce mot du filet jeté par le pêcheur.

3. Le texte porte ici le mot vivaswatah, que le commentaire regarde comme le génitif de vivaswat, pensant que ce mot est synonyme d’J'ama, dieu de la mort. Je crois que le mythe pourânique du soleil, appelé Vivaswân, n’existait pas encore. D’ailleurs le nom d’Yama serait J'évaswata.

INDE. - POESIE LYRIQUE

LECTURE CINQUIÈME

A INDRA, PAR PRYAMÉDIIA, FILS p’ANGIRAS.

( Mètres : Anouchtoubh et Gâyatrî.)

1. 0 puissant Indra, maître de lâ piété, vainqueur du mal, (héros) fameux par tes œuvres, nous t’invitons à pousser vers (nous) ton char; nous (demandons) protection et bonheur.

2. 0 époux de Satcht, doué de toute sagesse, et célèbre par tes nombreux exploits, tu remplis (le monde) de ta grandeur.

3. Oui, tu es grand, et tes longs bras saisissent la foudre d’or qui parcourt (le ciel).

4. En votre nom, j’invoque le maître d’une force indomptable et qui dirige tout. (Qu’il vienne) au secours des hommes, et (donne) l’essor aux chars (des Marouts).

5. Tous les guerriers, au milieu des combats, demandent l’appui d’un (héros) qui relève leurs forces.

6. (Ils invoquent) Indra immense, terrible, opulent, digne de nos chants et maître de la richesse.

7. C’est cet Indra que j’invite à boire (le soma), pour obtenir de lui une grande opulence. Il vient (des airs), où il se balance », à nos louanges du matin, et règne sur les hommes.

8. O (Dieu) puissant, il n’est que le mortel ton ami qui puisse jouir de ta force.

9. O toi qui portes la foudre, fais qu’avec un auxiliaire tel que toi nous soyons vainqueurs dans les combats, et que nous obtenions la grande jouissance des ondes et du soleil.

10. O Indra qui reçois toutes nos louanges, nous t’honorons par nos sacrifices et par nos prières. Conserve au milieu des batailles le sage distingué par ses lumières.

11. O toi qui portes la foudre, ton amitié est douce, ta direction est agréable. Nous devons surtout sacrifier en ton honneur.

12. O Indra, donne une grande (fortune) à mon fils et à mon petit-fils ; (donne-nous) une large habitation. Accorde-nous une longue vie.

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