Reversusque * est Moises ad Dominum , et ait
Domine, cur afflixisti populum istum ? quare misisti |
me?
23. Ex eoenim quo ingressus sum ad Pharaonem , ut loquerer in nomine tuo, afflixit populum tuum : et non liberasti eos.
X 20. Dans le samaritain,, on lit à facie Pharaonis, X121. Hébr.: « Que le Seigneur porte sur vous ses regards, et
qu'il juge, »
20. Et, sortant du palais de Pharaon, ils rencontrèrent Moïse et Aaron qui venaient au-devant d'eux ;
21. Et ils leur dirent : Que le Seigneur voie et juge ce que vous faites; car vous nous avez rendus odieux devant Pharnon et devant ses serviteurs, et vous avez mis dans sa main un glaive pour nous tuer.
22. Moïse retourna vers le Seigneur, et dit : Seigneur, pourquoi avez-vous affligé ce peuple? pourquoi m'avezvous envoyé ?
23. Car, depuis que je suis venu à Pharaon pour parler en votre nom, il a affligé votre peuple et ne l'a point délivré,
y 22. Sept. : Moise, se tournant vers le Seigneur el s'adressant à lui, lui dit... » C'est le sens de l'hébreu.
COMMENTAIRE
YERSET 3.
Demande des Israclites d'aller au désert.
Fiam trium dierum in solitudinem. Les Israélites ne devaient pas aller dans le désert pour revenir au bout de trois jours, comme semblent l'insinuer ces paroles de Moise et d'Aaron adressées au roi d'Egypte. Ainsi Moise et Aaron usent i^i de déguisement et mème de mensonge ; mais , répond Le Clerc , ils n'étaient en aucune facon obligés de rendre compte de leur véritable dessein à Pharaon. On peut dire plus simplement que les paroles du verset 3, que j'esamine ici, marquent seulement « que les Israëlites devaient aller, par ordre de Dieu, sacrifier dans un désert éloigné de trois journées de chemin de l'Egypte où habitaient les Israélites, » et ne spécifie rien sur le temps que les Israélites comptaient être hors de l'Egypte, de quoi , en effet, il était inutile de parler à Pharaon, et méme tresimprudent.
Et sacrificemus domino Deo nostro, Le sacrifice, suivant M. Forbes,
n'est pas d'invention humaine, Cet auteur pense que les hommes ne pouvaient s'imaginer qu'en tuant une bête ils expieraient leurs péchés ; qu'ainsi l'origine des sacrifices ne peut être due qu'à une institution divine, et que des le commencement du monde Dies à établi le sacrifice comme un type du sacrifice du Rédempteur.
Sur la défense que fit Pharaon.
Cette paille que le ‘roi défend de donner aux Israclites était destinée à être mélée avec la brique ou la terre broyée, afin de lui donner plus de consistance; on séchail ces sortes de briques au salel dans plusieurs endroits de l'Orient, et l'on y voit encore des bâtiments construits de ces briques qui n'ont pas été cuites au fourneau, La brique et le mortier s'y font de terre broyée avec les pieds et mélée avec de la paille fort menue.