‹ Sainte Bible en latin et en françaisChapitre 358 sur 1035 · Fugavit Josue Amalee et populum ejus in ore gladii · texte numérisé non relu

Fugavit Josue Amalee et populum ejus in ore gladii

14. Dixit autem Dominus ad Moisen : Seribe * hoe ob monimentum in libro, et trade auribus Josue : delebo enim memoriam Amalec sub cælo.

15. Ædificavitque Moises altare : et vocavit nomen ejus, Dominus exaltatio mea ", dicens :

16. Quia manus solii Domini, et bellum Domini erit contra Amalee, à generatione ip. generationem,

X a. Tenter Dieu est une expression qui se trouve souvent dans VEcritare : Le Clerc croit qu'elle signifie « douter de la puissance ou de la volonté de Diei. »

X* 3. Hebr. litt. : « Firent une querelle à Moïse. Pourquoi me faites-vous cette querelle ? »

X 7. Hébr, : « Et il appela ce lieu Marsah et Méribah ( querelle

L'EXODE, CHAPITRE XVII

2. Et le peuple eria contre Moïse, et dit: Donne-nous de l'eau, afin que nous buvions. Et Moise leur dit : Pourquoi eriez-vous contre moi ?: pourquoi tentez-vous le Seigneur ?

3. Le peuple donc eut soif à cause de la disette d'eau, et murmura contre Moise, disant : Pourquoi est-ce que tu nous as fait sortir d'Égypte pour nous faire mourir de soif nous, nos enfants et nos troupeaux ?

4. Moise cria vers le Seigneur, disant: Que ferai-je à ce peuple-ci? Encore un peu de temps, et il me lapidera.

5. Et le Seigneur répondit à Moise : Marche devant le peuple et prends avec toi quelques-uns des anciens d'Israél, et éleve en ta main la verge dont tu as frappé le fleuve, et va.

6. Voilà que je serai là devant toi sur la pierre d'Horeb, et tu frapperas la pierre, et l'eau en jaillira, afin que le peuple boive. Et Moise fit ainsi en la présence des anciens d'Israël,

7. Et il appela le nom de ce lieu : Tentation, à cause des murmures des enfants d'Israël, et parce qu'ils tenterent le Seigneur, disant : Le Seigneur est-il parmi nous, ou non?

8. Or, Amalec vint, et il combattit contre Israël en Raphidim.

9. Et Moïse dit à Josué : Choisis des guerriers , sors et combats contre Amalee; demain je serai au sommet de la colline, ayant la verge de Dieu dans ma main.

10. Josué fit comme Moise lui avait dit, et combattit contre Amalee. Or, Moïse et Aaron et Hur montérent sur le sommet de la montagne.

11. Et quand Moïse élevait les mains, Israël triomphait; mais quand il les abaissait, Amalee l'emportait.

12. Or, les mains de Moïse s'appesantissaient ; ils prirent donc une pierre et la mirent sous lui : il s'assit, et Aaron et Hur soutenaient ses mains des deux cótés, et il arriva que ses mains ne se lassèrent point jusqu'au soleil eouchant.

13. Et Josué mit en fuite Amalec et son peuple par le tranchant du glaive. .

14. Et le Seigneur dit à Moïse : Écris ceci dans un livre pour en conserver la mémoire, et fais-le entendre à Josué ; ear j'effacerai la mémoire d'Amalec de dessous le ciel.

15. Et Moïse éleva un autel, et lui donna pour nom, le Seigneur est mon exaltation, disant :

16. Car la main du Seigneur du haut de son trône, et la guerre du Seigneur seront contre Amalec , de génération en génération.

et lentation?, à cause de la querelle que les enfants d'Israel lui avaient faite, et parce qu'ils avaient tenté le Seigneur... »

Y 14. Hébr. autr, : e Écrivez que j'effacerai la mémoire d'Amalec de dessous le ciel. »

X 15, Hébr. litt, : « Le Seigneur est mon étendard. »,

COMMENTAIRE

COMMENTAIRE

Sur l'eau sortie du rocher d'Horeb.

Un passage de la première épitre de saint Paul aux Corinthiens (-hap. x}, où on lit ces mots: « Ils ont tous bu d'un méme breuvage spirituel; car ils buvaient de l'eau de la pierre spiritaelle qui les suivait ( verset 4), » ayant été pris à la lettre par plusieurs interprétes , leur a fait dire que l'eau sortie du rocher d'Horeb. suivait les Israëlites dans leur voyage. On peut fort naturellement interpréter saint Paul en disant que les Hébreux suivirent le ruisseau que formaient les eaux d'Horeb jusqu'à l'endroit où elles tombaient dans la mer, e'est-à-dire, suivant Ussérius, jusqu'à Asiongaber ; mais une ancienne tradition des Hébreux, rapportée par dom Calmet, que l'eau sortie du rocher d'Horeb ne les quitta point durant les quarante ans de leur voyage, a bien l'air d'étre fausse et de devoir son origine à l'amour du merveilleux.

Tacite raconte que Moise et sou peuple, ayant été chassés de l'Égypte, parce qu'ils étaient infectés de lèpre, se retirérent dans le désert d'Arabie, dénués de tout secours humain, surtout tourmentés d'une soif mortelle : dans cette extrémité, ils virent une troupe d'ánes sauvages qui entrait dans un bois fort toulfu; cela fit soupconner à Moïse qu'ils allaient chercher à s'y désaltérer; il les suivit et y trouva, en effet , de belles sources d'cau qui lui servirent et à sa troupe pour étancher leur soif.

Ce récit, tout mal fondé qu'il est, prouve du moins que le peuple d'Israël ne trouvait point d'eau à boire dans ces lieux-là.

VERSET 89, De Josué et de la verge de Moïse.

» Et Moïse dit à Josué, »

Ce Josue est le méme que celui dont on parlera souvent dans la suite; il était fils de Mur, et non pas de Nav, comme les Septaute l'ont nommé, Le terme de Mur n'est pas hébreu, mais égyptien, et signifie dans cette langue nouveau. Josuc était de la. tribu d Ephraün (voyez ses ancétres dans le chapitre vi: du premier des Paralipoménes) ; son premier nom fut Osce, où, comme lisent les Septante, "duse ; mais depuis sa victoire sur les Amalécites, laquelle est rapportée dans le chapitre xvir, il se trouve toujours appelé Josué ou Jehosvah , ou Jésus, mot qui signifie Sauveur. Josué s'attacha à Moise, et est ordinairement appelé Famubis Moysi , ce qui doit s'entendre d'un attachement libre et volontaire. Il se forma sous Moïse , et apprit sous lui à conduire les Israelites, du soin desquels il fut chargé aprés sa mort.

Habens virgam Dei in manu mea. Ces paroles, comme aussi les versets 13 et 12 de ee chapitre, semblent insinuer assez clairemeni que les Israélites furent redevables de la victoire qu'ils remporterent sur les Amalécites, sous la conduite de Josué, à la vertu de la verge miraculeuse que Moïse tenait élevée en l'air, sur une montagne, durant le combat. On lit , en effet, et dans la Vulgate, et dans Le Clerc , et dans les Septante , aux versets 1 t et 12 de ce chapitre xvit,

que, « durant la bataille, lorsque Moïse tenait ses mains (armées de sa verge) élevées en haut, Israël avait l'avantage; mais aussitôt qu'il les abaissait un peu, Amalec prenmt le dessus; si bien que, les mains de Moïse s'appesantissant à la tin par la lassitude, Aaron et une autre personne qui l'avaient accompagné sur la montagne, durant la balaille, le firent asseoir sur une pierre (car it avait apparemment été debout auparavant), puis se mirent à lui soutenir les mains des deux côtés, ce qui lui donna la facilité d'avoir loujours ses mains etendues, sans se lasser, jusqu'au coucher du soleil. » Sur quoi Le Clerc observe que Dieu attachait spparemment à la verge de Moïse, comme signe sensible , toutes Les faveurs qu'il faisait aux Israelite

5, de peur que, s'il eût accordé toutes ces faveurs à leur seule prière, indépendamment d'aucun signe exterieur, is ne les eussent attribuées à des causes purement naturelles ou au hasard,

Il est évident, ce me semble, par ces mots du verset 9 de ce chapitre, habens virgam Dei in manu mea, que Moise tenait dans ses muins sa verge élevée en haut durant le combal ; mais aussi le texte sacré ne dit que cela. Cependant le commun sentiment des Pères est que Moïse tenait ses mains cfeudaes en eroiz , et représentait en cetle posture Jésus-Christ souffrant sur la croix,

Nécessilé de la prière.

* Ainsi il tint fermement les mains élevées jusqu'au coucher du soleil. »

« Afin, dit Feller, qu'elles ne retombassent point et que Dieu ne cessát d'être favorable aux Israclites ; preuve frappante de l'efficace de la prière dans les combats, et combien elle doit être perseverante et confiante pour assurer le secours du Dieu des aruices. »

E.rplications de M. Simon et de dom Culmet.

C'est-à-dire tout simplement : « Mettez par écrit la relation de la victoire remportée en cette occasion par les Israélites sur les Amalécites , alin que la postérité s'en souvienne. « M. Simon croit. que le livre dont il est parlé en cet endroit est le méme que le « livre des guerres du Seigneur, » dont il est fait mention az chapitre xx: des Nombres; et ces deux. passages lui servent à appuyer sa supposition si connue, des scribes. publics parmi les Israclites des le temps de Moïse. »

Dom Calmet, suivant l'opinion commune, trouve ici une prédiction de la défaite des Amalécites par Saül, de laquelle il est parie dans le chapitre xv du premier livre des Rois : ce prince reçut ordre de Dieu de détruire entièrement les Amalecites; et quoiqu'il eût assez mal exécuté le commandement de Dieu, les Amalécites furent depuis ce temps-là tellement abattus, au rapport de dom Calmet, qu'ils ne furent plus en état de se relever, et se confondirent ave les Iduméens et les Arabes.

L'EXODE, CHAPITRE XVIII

Page 1