‹ Sainte Bible en latin et en françaisChapitre 384 sur 1035 · Dieu dit aussi à Moïse : Monte vers le Seigneur · texte numérisé non relu

Dieu dit aussi à Moïse : Monte vers le Seigneur

Aaron, Nadab et Abiu *, et septuaginta senes ex Israël, | toi et Aaron, Nadab et Abiu, et les soixante-dix anciens

et adorabitis procul.

Y 1. Hébr. : « Monte vers Jéhovah. »

d'Israël, et vous adorerez de loin.

Ibid, Le samaritain ajoute : « Eléazar et Ithamar. »

2. Solusque Moises ascendet ad Dominum , et illi non appropinquabunt; nec populus ascendet cum eo *.

3. Venit ergo Moises, et narravit plebi omnia verba Domini , atque judicia ; responditque omnis populus una voce : Omnia verba Domini, quie loeutus est, faciemus.

4. Scripsit " autem Moises universos sermones Domini ; et manè consurgens ædificavit altare ad radiees montis, et duodecim titulos per duodecim tribus Israél.

5. Misitque juvenes de filiis Israël, et obtulerunt holocausta, immolaveruntque victimas pacificas Domino, vitulos *.

6. Tulit itaque Moises dimidiam partem sanguinis, et misit in erateras : partem autem residuam fudit super altare.

7. Assumensque volumen fœderis, lezrit audiente populo, qui dixerunt : Omnia qui locutus est Dominus faciemus , et erimus obedientes.

8. [lle vero sumptum sanguinem respersit in populum, et ait : Hie est sanguis fœderis quod pepigit Dominus vobiseum super cunctis sermonibus lis.

9. Ascenderuntque Moises et Aaron, Nadab et Abiu*, et septuaginta de senioribus Israël :

10. Et viderunt Deum Israël, et sub pedibus ejus quasi opus lapidis saphirini, et quasi eclum cum serenum est.

11. Mee super eos qui procul recesserant * de filiis Israël misit manum suam, videruntque Deum , et comederunt , ac biberunt.

12. Dixit autem Dominus ad Moisen : Ascende ad me in montem , et esto ibi ; daboque tibi tabulas lapideas , et legem ae mandata qua scripsi, ut doceas eos.

13. Surrexerunt Moises et Josue minister ejus : ascendensque Moises in montem Dei,

14. Senioribus ait: Expectate hic donec revertamur ad vos. Habetis Aaron et Hur vobiscum ; si quid natum fuerit questionis *, referetis ad eos.

15. Cumque ascendisset Moises, operuit nubes montem, 16. Et habitavit gloria Domini super Sinai , tegens illum nube sex diebus : septimo autem die vocavit eum de medio caliginis.

17. Erat autem species glorie Domini, quasi ignis ardens super verticem montis, in conspectu filiorum Israél.

18. Ingressusque Moises medium nebulæ , ascendit in montem : et fuit ibi quadraginta diebns, et quadraginta noctibus.

X 2. Hébr. : « Moïse seul approcha du Seigneur; les autres n'approchérent point, et le peuple ne monta point avec lui. »

X 4. Dieu n'écrivit sur les deux tables de pierre que le Décalogue : et Maise écrivit en un livre particulier toutes les choses que Dieu lui avait prescrites, ( Estius. )

À. 5. La Vulgate, les Septante et l'hébreu ne parlent que de

L'EXODE, CHAPITRE XXIV

2. Et Moïse seul montera vers le Seigneur, et eux n'approcheront pas, et le peuple ne montera pas avec lui.

3. Moïse vint done, et raconta au peuple toutes les paroles du Seigneur et ses jugements; et tout le peuple répondit d'une voix : Nous ferons toutes les choses que le Seigneur a dites.

4. Or, Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur, et, se levant de grand matin , il érigea un autel au pied de la montagne, et douze monuments selon les douze tribus d'Israël.

5. Kt il envoya les jeunes gens d'entre les enfants d'Tsrael , et ils offrirent des holocaustes, et ils immolerent au Seigneur des veaux pour victimes pacifiques.

6. Et Moïse prit la moitié du sang et la mit dans des coupes, et répandit l'autre sur l'autel.

7. Et, prenant le livre de l'allinnee, il lut devant tout le peuple, qui dit : Nous ferons tout ce que le Seigneur n dit, et nous lui obéirons.

8. Moïse prit donc le sang et le répandit sur le peuple, et dit : Voici le sang de l'alliance que le Seigneur a faite avec vous en toutes ces paroles.

9. Et Moïse et Aaron, Nadab et Abiu , et les soixantedix anciens d'Israël monterent ,

10. Et virent le Dieu d'Israël , et sous ses pieds comme un ouvrage de saphir, et comme le ciel lorsqu'il est serein.

11. Et le Seigneur n'étendit point sa main sur ceux des enfants d'Israël qui s'étaient retirés au loin, et ils virent Dieu, et ils burent et ils mangérent.

12. Kt le Seigneur dit à Moïse : Monte vers moi sur la montagne, et sois là, et je te donnerai des tables de pierre, et la loi et les commandements que j'ai écrits , afin que tu instruises les enfants d'Israël.

13. Moïse se leva, et Josué son serviteur ; et Moïse, montant sur la montagne du Seigneur ,

14. Dit aux anciens : Attendez-nous ici jusqu'à ce que nous retournions à vous. Vous avez Aaron et Hur avec vous ; s'il survient quelque difficulté, vous vous en rapporterez à eux.

15. Et lorsque Moise fut monté, la nuée couvrit la montagne ;

16. Et la gloire du Seigneur reposa sur le mont Sinai, le couvrant d'une nuée durant six jours, et au septième jour le Seigneur appela Moïse du milieu de la nuée.

17. Or, l'aspect de la gloire du Seigneur était au sommet de la montagne comme un feu ardent devant les yeux des enfants d'Israël.

18. Et Moise, entrant dans la nuée, monta sur la montagne , et il fut là quarante jours et quarante nuits.

veaux, vitulos ; mais le samar, ajoute , vitulos taurorum.

X 9, Le samar. ajoute encore ici : « Eléazar et Ithamar. »

X cr. Vulg.litt : « Ceux qui s'étaient éloignés des enfants d'Israël. » Hébr. autr. : « Ces hommes qui avaient été choisis d'entre les enfants d'Israël, »

X 14. Hébr. : « Quiconque sure un proces s'adressera à eux, »

L'EXODE, CHAPITRE XXV

————— ————————— COMMENTAIRE

Sur Josue.

Josué n'est pas compris dans ce verset au nombre de ceux qui doiveut accompagner Moïse au mont Sinai; mais la suite de ce chapitre fait voir tres-elairement qu'il devait y être compris.

De l'origine de l'écriture.

« Les plus antiques traditions, dit M. de Bonald, placent l'origine de l'écriture chez des peuples voisins, contemporains, frères d'origine et de langue du peuple hébreu, longtemps ses alliés ou ses maitres, et que les anciens ont presque toujours confondus avec lui, Elles en attribuent l'invention ou à des personnages réels qu'on peut assurer, avec beaucoup de vraisemblance, avoir été des Hébreux dont les noms et l'histoire ont été défigurés par la fable, ou à des personnages supposés dont elle à fait des dieux, et qu n'étaient que des attributs personnifiés, des emplémes de la Divinité,

* Enfin, dans la doctrine religieuse et morale des peuples les plus éclairés qui furent jamais, et dont les croyances générales forment l'aniorité la plas respectable qui puisse exister sur la terre, nous retrouvons la raison des opinions des philosophes sur l'invention de l'écriture, et l'explication des traditions de la fable de l'inventeur, Nous y voyons l'Écriture de la loi, ou la loi écrite, donnée à un peuple pour le faire passer de l'esclavage à la liberté, e de l'état physique de société à l'état moral; et cette Écriture, recueillie dans le monument é&ri?, le plus ancien qui nous soit conn, modéle de toute perfection méme littéraire, est conservée avec une religieuse fidélité par ke peuple qui en a été le premier dépusitaire, et regardée par tous les peuples civilisés comme la législation primitive de la société, la règle inflexible des mœurs, le code du pouvoir et des devoirs, le fondement de toute discipline morale et de tout ordre social ; en un mot, comme les commandements de Diet mème, et appelée, pour cette raison, dans toutes les langues des nations chrétiennes, V Écritare-Sainte et le livre par excellence. Cette Écriture de la loi, venue du suprême législateur, a été portée au peuple hébreu par le ministère d'un homme élevé à la cour de Pharaon, et dont la fable a fait un secrétaire on ministre d'un roi d'Égypte ; et, en réunissant toutes les circonstances extérieures dont l'histoire ,

expliquée et méme appuyée "par la fable, a entouré lorigine de l'Écriture, et tout ce qu'une haute philosophie peut découvrir de la nature intime de l'art d'écrire et de ses rapports avec la société . nous pouvons nous écrier, avec plus de raison que l'orateur romain : Ex hác ne. tibi terrestri mortalique naturá coneretus is videtur , qui 50505 vocis qui infiniti videbantur , paucis litterarum notis terminavit ? Il n'appartenait pas sans doute à notre nature terrestre et mortelle, celui qui, le premier, renferma sous un petit nombre de caracteres le nombre infini de sons articulés que peut former la vois humaine,

* L'homme ne pent parler sa pensée sans parler sa parole,

* L'homme ne peut décomposer les sons que d'une langue écrite, c'est-à-dire, déjà décomposée.

* Done , il est physiquement et moralement impossible que l'homme ait inventé l'art d'écrire on l'art de parler, «

* Les [sraélites, dit Dergier , formérent entre eux douze tribus , selon le nombre des enfants de Jacob; mais ce patriarche ayant adopté en mourant les deux (ils de Joseph, Ephraim et Manassé, il se trouva ainsi treize chefs de tribus, savoir, Ruben, Siméon, Lési, Juda, Issachar, Zabulon, Dan, Nephtali, Gad, Azer, Benjamin, Ephraim et Manassé, Cependant la Palestine ou Terre promise ne fut partagée qu'entre douze tribus; celle de Lévi n'eut point de part au partage, parce qu'elle était consacrée au service religieux. Mais Moïse avait pourvu à sa subsistance en assignant aux différentes familles de Lévites leur demeure dans les villes des douze autres tribus, avec une petite étendue de territoire, et en leur attribuant la. dime des fruits, les prémices et les oblations du peuple. Jacob, au lit de la mort, avait prédit à cette tribu qu'elle serait dispersée dans Israël, » (Gen., ch. xx.)

En quel sens parle ici Moise?

Moise parle ici selon. l'idée qu'avaient les Juifs, que la majesté de Dieu était si grande et l'homme si faible, que le Seigneur ne pouvait se faire voir à l'homme sous quelque image sensible sans qu'il mourüt aussitôt, à moins que Dieu ne l'en préservät par un miracle.

Page 1