Si l’on obtient, comme résultats de l’élimination de
des équations équivalentes entre elles et à l’équation proposée F = 0, alors l’hypothèse de z \ hétérogènes à l’intégrale par rapport
à a (quel que soit celui des deux arguments que l’on représente par a) sera vérifiée-, dans le cas contraire, elle ne le sera pas. Dans cette élimination, on peut généralement, de chacune des équations
0, Q = 0, dy
déduire des valeurs de et les suhitituer dans les autres. Mais,
pour se borner à la seule considération de celles d’entre elles qui correspondent réellement aux deux arguments cv, |5 des fonctions arbitraires de l’intégrale, prises successivement pour variables indépendantes en même temps que a?, il faut les égaler aux valeurs de
^ obtenues comme solutions de l’équation du second degré
dz^^ dz' jdx~^dz"\dx) '
En y substituant pour z", z\^ z^, les valeurs (3), il vient
dz,
'dz\^ fdz' ^ycz^
\0æ / jdx ^ \0aî ) \3a3 'dx dx )
da
dy
dc£
L ' dx dx J dx
—da —
En égalant à zéro les coefficients des différentes puissances du
dz. dy , , ,.
rapport nous aurons les équations
ou bien on peut, si c’est plus simple dans le cas proposé, prendre les deux racines de cette équation pour les substituer dans
91. Four éclaircir ce qui précède, considérons, par exemple, l’équation
Ch. IIL § 12.
dx \0æ dxdx}\ ’
' dx dx)
En vertu de la première de ces équations, la seconde est aussi satisfaite, et la troisième se simplifie, en sorte qu’il suffit de considérer les deux équations
^ -0 dx ~
dz'\^ dy dx
lesquelles, par la substitution des valeurs
SI , Sj/
dx ^ ^ ^ dx'
dx ''^^"dx"
prennent la forme
Mais, en substituant dans la seconde de ces équations la valeur
dy
tirée de la première, elle devient
équation équivalente à la proposée. Par suite, la valeur
Sÿ ^ ©
dx{a
peut correspondre, dans l’intégrale finie supposée, à une fonction arbitraire d’un argument a, par rapport auquel les dérivées secondes z\ z' J, z^^ sont hétérogènes à l’intégrale.
Du reste, on doit encore pouvoir vérifier que cette valeur est racine de l’équation du second degré
^ dj^d y dj
dz,~dz',dx'^dz"\dxj qui, dans le cas actuel, est de la forme
Ch. m. § 12.
dy
Pour cela, en divisant son premier membre par + on obtient j pour quotient
1 kh \
et pour reste
Ce dernier est égal à zéro, en vertu de Téquation proposée; par
Sy
suite, la valeur ^ = ■ — ^ est effectivement une racine de l’équa- ïj;
tion du second degré ci-dessus. Son autre racine se trouve en éga- 1* lant le quotient à zéro, et résolvant l’équation obtenue par rapport à J dy
dx
Il vient ainsi
if.
dx{^ 2x{z'*z^—z' z^/
Cette valeur correspond évidemment à l’argument /5, qui entre sous® le signe d’une fonction arbitraire dans l’intégrale générale finie sup- | posée, de telle sorte que toutes les dérivées z\ z^^ z'\ z\^ z„ soient homogènes à celle-ci par rapport à |3.
^Pa
92. I)ans le § précédent, nous avons vu que le problème de l’iutégration de l’équation
H^'-\~2Kz',^Lz„-\-M-^N{^*z,—z^;^) = O
se ramène à l’intégration d’un système de plusieurs équations, que, pour abréger, nous pourrons écrire ainsi.
B:dy-^Ndz—KK±iG)dx = O, Hdz' + (^+ i/G) dz, -f Mdx = 0, dz — z' dx — z^ dy = 0.
■ déri l’den
Relativement à ce système, examinons d’abord la question suivante :m,. J A quelles conditions, et en quel nombre peut -il exister, pour les
Ch. m. § 13.
équations (2), des intégrales de la forme w = const., u étant supposée une fonction de æ, y, z' ^ Zj?
Dans les équations (2), il faut prendre partout ou les signes supérieurs, ou les signes inférieurs devant VG] on a donc deux systèmes d’équations simultanées incomplètes, le nombre des variables a?, y, Z, z\ z^, qui entrent dans chacune d’elles, étant plus grand de deux unités que celui des équations. On peut appeler intégrale de ces systèmes d’équations difiérentielles toute fonction u des variables a?, y, Z, z’ ^ z^^ dont la différentielle est identiquement égale à zéro en vertu des équations (2). Or, en résolvant les équations (2) par rapport à Js, dz\ dz^^ on trouve
dz = Z dx-\~ Z ^dy^ dz' —
-Tjdx-\ dy,
k±Vg h
dz, = ^ dx— -dy,
et, en substituant ces valeurs de dz^ dz', dz, dans l’expression de du, il vient
[Su , ,Su Lëw K±iGdu\
, (du , du , K'::^-VGdu Hdu\
+ \dy + 02 + N dz' ~~ N dz,)
Par conséquent, du se réduit à zéro, et u -= const. est une intégrale des équations (2), si la fonction u satisfait aux équations linéaires et homogènes par rapport aux dérivées du premier ordre
du ,du Ldit G du
dx'^ dz Ndz' ' N dz, ’
du du K’^çy'Gdu H du
dy 02 + N dz' N dz,~
93. La théorie de l’intégration des équations simultanées aux dérivées partielles du premier ordre n’a été élucidée que dans ces derniers temps, grâce aux travaux de Jacob i, de B ou r et de Boole^O,
Une esquisse de cette théorie a été exposée dans ma-dîssertation „Sur l’intégration des équations aux dérivées partielles du premier ordre.“ (Archiv d. Math. u. Physik, Bd. L., S. 393 — 416, §§. 23 — 25).
Ch. III. § 13.
et la question qui nous occupe présente une occasion d’appliquer cette théorie.
Pour cela, représentons, pour abréger l’écriture, les deux systèmes d’opérations
— 4-2' A 1. I k±-Vg a
dz Ndz'* dzj’
By^' ‘ 8z Bz' NBz^
respectivement par les symboles Vi et V2Î moyen desquels les équations (3) prendront la forme
Vi = O, V2 = 0.
La condition nécessaire pour que ces deux équations puissent admettre une intégrale commune consiste, comme on sait, en ce que le résultat de l’opération Vi? appliquée à la fonction V2’^5 soit égal au résultat de l’opération ^2? appliquée à la fonction c’està-dire, que l’on ait
Vi V2 = V2 Viu.
Or, en effectuant les opérations indiquées, on trouve
du dz
îtia
Vi Vî « - Vï Vi « -
+(v.£dÿë+v.|)l5-(v.f+v.î*^)|-
D’après cela, il est clair que cette condition nécessaire peut être remplie de deux manières: lorsque, dans l’expression précédente,
3zù Bîi 3zù
les coefficients de ^ se réduisent chacun à zéro; 2^ lors-
que, ces coefficients étant différents de zéro, aux deux équations «4 = 0, V2 “ = ^ous en adjoindrons une troisième
VlV2^ 'V'2'V'l^ = 0,
laquelle, évidemment, est algébriquement distincte des deux premières ;
, 1 ^ . du du
car elle ne contient pas les derivees
94. Chacun de ces deux cas doit être examiné à part. Occupons-nous d’abord du premier, où, par hypothèse, ont lieu les égalités
g+yg A'+yg
/doi
«, V.Sÿ?+v.|-o,
Ch. m. § 13.
ou
« = Vif+v4 = 0, Vif+V.|=0 (*);
les équations simultanées considérées prennent alors la forme
hu du .
II est aisé de voir que, dans le cas actuel, les équations V2^ = O ont trois intégrales communes, de la forme
= const., ^^2 = const, % = const,
et en même temps de montrer comment se trouvent ces intégrales.
Pour cela, soient v, les intégrales distinctes de l’équation
Vi^ = O, lesquelles doivent être au nombre de trois. Déterminons, de plus, une fonction F {y^ de ces trois intégrales et de
la variable qui satisfasse à la seconde des équations considérées V2F =0. Il vient, en la développant.
Ici on a évidemment V22/ I5 h ^st facile de voir que les quantités V2^5 V2^i5 V2^2 s’expriment au moyen de v, ^1,^2 seulement. En effet, on a identiquement, pour une fonction quelconque w,
donc , en faisant successivement u = v, on obtient les identités.
Vl (V2^) = V2(Vi^) = V2O = 0, Vl(V2^l) ~ ^2 (Vl^l) ~ V2^ ~ ^5 Vl (V2'^2) ~ V2(Vl'^2) V2^ ^5
qui démontrent que V2^5 V2%5 V2^2 sont des intégrales de l’équation = 0. Mais V2 représentent toutes les intégrales
distinctes de l’équation Vi^==0; par suite, V2^5 V2^iî V2^2 doivent s’exprimer au moyen de i?, ^ et, si ces expressions sont
(*) Ces conditions ont été établies par B 00 le. Voir les P h il 0 s o p h i ca 1 Transactions, 1862, T. CLII, Part I, p. 452.
Ch. m. § 13.
on aura alors l’équation
ÔF 8F , aF , aF
dy + 8v 8»/*+ dv/^ “
Pour cette équation on trouve, par les méthodes connues, trois intégrales distinctes, de la forme
const., U2 = ~ const,
— Fs (2/5 «^5 «^15 «^2) = const.,
lesquelles doivent évidemment être des intégrales communes des équations
y'gît =r 0.