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(e SUJET ©)
Fig. 5. — Chronoscope à marche électrique (portant l’interrupteur de I’iiîrox pour le sons du temps).
deux centième de seconde ; il pourrait donner le millième avec un cadran un peu plus grand et un diapason de 2 5o vibrations.
Il a l’inconvénient d’exiger une mise en relation par fils avec un diapason fixé à un mur et d’être par conséquent moins transportable que le d’AusoNVAL.
Le système moteur de Bull peut d’ailleurs être adapté directement, soit au chronoscope de d’Arsonval, soit à celui de IIipp. Et, en somme, le meilleur dispositif paraît être un IIipp avec système moteur de Bull.
I\ . Contrôle des chronoscopes — La marche des clironoscopes peut être contrôlée assez facilement par comparaison avec un chronomètre sur une durée assez longue, en notant le passage de l’aiguille au o pour le point initial et le point terminal, avec un retard sensiblement égal de perception et peu grave si le contrôle est assez long.
Mais, en outre, le départ et l'arrêt s’effectuant électriquement, l'inertie, la self des électros peut amener des retards viciant l’exactitude des mesures. Le contrôle s’effectue avec différents appareils tels que les « marteaux de contrôle » utilisés par divers auteurs avec le IIipp, et basés sur la vitesse constante de chute d'un marteau de poids donné tombant d’une hauteur définie : on fait établir et rompre les circuits mettant en marche et arrêtant le chronoscope par le marteau, dans sa chute, et l’on compare à la durée de la chute, entre les deux actes, la durée effectivement marquée par le chronoscope.
S’il y a une erreur systématique, on en tient compte une fois pour toutes pour corriger les résultats. Il en est de même quand le mouvement est trop rapide ou trop lent : on sait seulement que tous les chiffres doivent être augmentés ou diminués d’une valeur proportionnelle correspondant au coefficient •d’avance ou de retard, d’un centième par exemple, si le coefficient a précisément cette valeur.
l’objectivation motiuce 33
Une autre méthode de contrôle pourra se baser
sur la comparaison avec les vibrations d'un diapason
étalon entretenu électriquement : on intercale le diapason sur le circuit du chronoscope, el on laisse le circuit ouvert, le clironoscope étant alors arrêté ; au moyen d'une clef de Morse on ferme le circuit après avoir mis à la main le diapason en vibration ; les vibrations du diapason s’inscriront avec un signal
Fig* 7. — Signal électrique de Dlsphez.
électrique sur un cylindre tournant à grande vitesse ; au bout d’un instant un interrompt le circuit ; on compare alors le temps indiqué sur le chronoscope et le nombre de vibrations enregistrées sur le cylindre.
Les chronoscopes à lames vibrantes peuvent varier un peu sous l’inlhience des grandes variations de température. Quant aux chronoscopes à ressort, ils tendent à retarder au fur et à mesure de 1 encrassage
l’objectivation motrice 3!
des rouages et de l’affaiblissement du ressort, d’au
Fig. 8. — Cylindre de Bull.
lanl plus rapide qu’il est plus souvent tendu
aussi
une précaution utile consiste-t-elle à ne jamais
lais-
ri
se r remonté son chronoscope lorsqu’on ne s’en sert pas.
Y. Méthode d'enregistrement. — H n’est pas nécessaire de disposer d’un chronoscope pour effectuer des mesures de temps de réaction. Le signal électrique de l’excitation et celui de la réaction peuvent s’inscrire sur un cylindre tournant assez vite avec inscription hélicoïdale, grâce au déplacement simultané du chariot porteur des signaux de Desprez utilises.
Si l’on connaît exactement la vitesse du cylindre, comme avec le cylindre de Bull, qui est d’une parfaite régularité, on traduit en durées les longueurs des intervalles, sinon, on inscrit simultanément avec un autre signal les vibrations d un diapason à ioo 'v. d. , en- |ipa;;;p ,.:)p tretenu électriquement,
et l’on compte le nombre de ces vibrations correspondant à fintervalle. des deux signaux d excitât, on
et de réaction.
l’objectivation motrice
Cette méthode simplifie beaucoup la technique des temps de réaction pendant l’expérience, mais nécessite la préparation préalable du cylindre, fixation et noircissement de la feuille, etc., e( les manipulations consécutives, détachement, vernissage et séchage de la feuille après que les indications nécessaires ont été réparties à côté des lignes inscrites. Lorsque l’expérience est un peu longue, on est obligé de changer de cylindre, ou de papier, et cela provoque des pertes de temps. C’est pourquoi l’on utilise généralement de préférence les chronoscopes.
D. — Technique de mesure.
L’expérimentateur doit pouvoir disposer d’une installation assez commode, lui permettant de provoquer à son gré des excitations sensorielles suivant un rythme donné, en faisant varier s’il y a lieu l’intensité ou la nature des excitations.
On peut, pour les excitations visuelles, sonores, tactiles et électriques, faire construire, comme dans le dispositif de Piéron, une tablette comportant des bornes pour les fils allant à la source d’électricité, au clironoscope ou au signal de Desprez, et aux divers appareils d’excitation, avec un commutateur général permettant d’interrompre le courant sans toucher aux fils, un autre commutateur permettant de faire passer le courant dans des directions différentes suivant qu’on veut faire des excitations durables ou très brèves, et enfin des commutateurs spéciaux permettant de faire passer le courant à son gré dans Toulouse, 2e édit. II. — 3
des circuits differents, simultanément ou successivement, pour réaliser les diverses excitations sensorielles. On fixe en outre une bobine d’induction, qui doit etre intercalée sur le circuit lorsqu’on veut pratiquer les excitations visuelles avec les tubes de Plücker, dans lesquels passent les décharges de la bobine lorsque le courant traverse celle-ci.
Pour l’excitation, une clef de Morse, à contacts rebaussables, interrompt un circuit (celui du chronoscope si l’on n’utilise pas la méthode des signaux) et en ferme un autre, celui des excitateurs (et du signal de Desprez si l’on emploie la méthode du cylindre), l’intervalle entre l’ouverture et la fermeture pouvant être réduit à un millième de seconde.
La branche postérieure de la clef peut, en se redressant quand on appuie sur le bouton antérieur, relever momentanément un petit levier de cuivre que tend à abaisser un ressort, mais le levier, touchant à peine l’extrémité de la branche de la clef, retombe aussitôt que le frottement cesse, le soulèvement tendant à le faire écarter. En réglant un contact rehaussable placé sous la branche postérieure de ce levier, articulé sur un axe médian, on peut le faire toucher juste au moment où cette branche cesse de s’abaisser, c’est-à-dire où le levier cesse d’être relevé par la clef de Morse : le contact est donc très court puisqu’aussitôt la branche antérieure du levier est ramenée par le ressort. On peut ainsi envoyer un courant d’une durée très brève (qui peut être réduite facilement à i ou 2 centièmes de seconde) dans les appareils d’excitation, cependant que la rupture du circuit du clironoscope a mis en marche ce dernier qui ne s’ar-
l’objectivation MOTRICE 3()
rètera que lorsque le sujet aura ferme son propre circuit.
Pour utiliser ces excitations brèves, il faut, grâce au
Fig. ii. — Dispositif de Puron pour la mesure des temps de réaction.
V, tubes de Peückeii de trois couleurs; S, cloches électriques de trois hauteurs; E, électropercuteur avec une des aiguilles ; Ch, chrouoscope ; i, interrupteur utilisé pour le sens du temps ; g, godet à mercure; li, laine de l’interrupteur que l’aiguille du chrouoscope fait basculer; P, source d’électricité (accumulateur); Te, tablette de l’expérimentateur; e, bouton de l'expérimentateur; l, levier pour les excitations brèves; G j , commutateur pour les excitations longues, les excitations brèx'Cs et le sens du temps; Co, commutateur pour l’excitation par les tubes de P lückeh ; C;>, commutateur pour l’excitation par les sonneries; Ce, commutateur général pour le passage du courant; bp, bornes pour la source d’électricité; bc, bornes pour le chrouoscope; bi, bornes pour l’interrupteur du sens du temps ; bv, bornes pour les tubes de Plückek; bs, bornes pour les cloches; bi bornes pour l’électropercuteur ; bl, bornes pour la tablette du sujet ; B, bobine de Rhumkorf pour les tubes de Plücker ; I, manette pour la bobine; T S, tablette du sujet; r, bouton de la clef de Morse du sujet ; Cs, commutateur.
commutateur ad hoc , comprendre dans le circuit le contact du levier au lieu du contact de la branche antérieure de la clef, et, après chaque excitation, ramener la branche antérieure du levier au-dessus de la
lü TECHNIQUE r»E PSYCHOLOGIE EXPÉRIMENTALE
branche postérieure de la clef, pour qu’elle soit à nouveau soulevée, avant de retomber par-dessous.
On peut prendre la précaution, avant cette opération, de déplacer le commutateur pour rompre le cir- •cuit, afin cju’en relevant le levier on ne produise pas une excitation en faisant loucher le contact à la branche postérieure du levier.
Il faut prendre garde, après avoir appuyé sur la clef de Morse d’un coup sec, le champ de course étant réduit à i millimètre au maximum ', de la maintenir jusqu’à ce (pie le sujet ait réagi; autrement, qu’on utilise les réactions brèves, ou les réactions prolongées jusqu’à la réaction du sujet, en rétablissant le circuit du chronoscope, on arrête celui-ci, et le temps marqué ira aucune valeur et peut tromper l’expérimentateur.
Il est bon que le sujet n’assiste pas aux manipulations que l’on est obligé d’effectuer ; on peut évidemment dans les cas ordinaires lui bander les yeux, mais cela n’est pas possible avec les excitations visuelles qui devront d’ailleurs se faire à l’obscurité complète de préférence, ou, sinon, à la lumière la plus faible possible. Une excellente méthode consiste à séparer complètement dans une pièce le sujet, qui est au besoin surveillé par un aide, tandis que, les fils traversant la paroi, l’expérimentateur manipule dans la pièce voisine ; les appareils d’excitation se trouvent naturellement placés de façon convenable vis-à-vis du sujet.
i. Dans ces conditions, la durée de la course du levier est réduite à moins de i n.
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En tout cas, on peut toujours isoler le sujet par un paravent, que traversent les 111s et où une étroite fenêtre permet de le surveiller.
Il faut éloigner du sujet le plus possible les appareils bruyants qui peuvent le troubler.
Pour les mesures laites avec le chronoscope, on doit, après chaque excitation lire le temps de réaction et le noter, puis ramener l’aiguille ou les aiguilles au o avant de recommencer (à moins de noter les chiffres marqués chaque fois et de faire ensuite les différences qui donnent les mesures des divers temps successifs). Aussi un aide est-il particulièrement utile.
Lorsqu’on fait des temps de choix avec les aiguilles, de poids différent, de l’électropercuteur, il est nécessaire qu’un aide, placé près du sujet, fasse silencieu sement la substitution des aiguilles, qui viendront heurter le même point de la surface cutanée.
Le sujet aura le doigt disposé sur le bouton de la clef de Morse de réaction, en employant la main droite s’il est droitier et la gauche s'il est gaucher.
Si l’on veut transformer l’établissement de courant en rupture ou réciproquement, il sullit d’installer sur le circuit un petit électro-aimant attirant une lame de fer doux faisant pont sur deux contacts électriques : lorsque le courant ne passe pas dans l’électro, la pièce repose sur les deux contacts et ferme ce circuit secondaire; si le courant passe dans l’électro, la pièce attirée rompt ce circuit, pour retomber et le refermer dès qu’on ouvre le circuit primaire.
E. — Les résultats.
Les temps de réaction successifs peuvent être inscrits sur une courbe qui donne leur allure générale, plus instructive que la moyenne brute1.
Pour étudier en particulier la décision volontaire, on comparera les temps obtenus avec différentes sensations, pour tâcher de déterminer la part qui revient à l’exécution motrice de la réaction. En outre, on fera des séries de mesures avec un même excitant sensoriel, mais tantôt en demandant au sujet de faire attention à l’excitant, et tantôt en lui demandant de porter son attention sur le mouvement à exécuter.
Les temps seront généralement plus courts dans le second cas, mais ce raccourcissement sera plus ou moins grand. Lorsqu’il est assez considérable, c’est qu’on a affaire à ce qu’on appelle le « type moteur » des réactions ; quand il est très faible ou nul, on a au contraire affaire à un « type sensoriel » ou « indifférent ».