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Mesure de la rapidité motrice

Dans l’étude des temps de réaction, la plus ou moins grande rapidité constatée dépend de facteurs multiples, parmi lesquels la rapidité motrice. Mais

i. Nous ne pouvons entrer ici clans la grave question théorique des différentes manières de calculer les moyennes, ce qui nous entraînerait trop loin. On trouvera quelques indications dans la dernière partie du livre, p. 186.

l’objectivation motrice

cette dernière peut être étudiée isolément par 1 épreuve des petits points de Binet, qui correspond au « tapping-test » des Américains, ou par des méthodes concernant des actes plus complexes impliquant une adaptation sensori-motrice.

A. — Mouvements simples.

On demande par exemple au sujet de faire avec un crayon le plus vite possible des petits points sur une feuille de papier que l’expérimentateur déplace sous le crayon.

On prévient le sujet de commencer à un signal donné, le mot « Commencez » par exemple, et l’on met le papier en mouvement . Arrivé à une marque déterminée du papier, on fait partir l’aiguille d’un chronomètre ; au bout de 10 secondes, on fait sauter brusquement le papier sans prévenir le sujet.

On n’a alors qu’à compter le nombre des points marqués sur le papier à partir de la marque initiale et à rapporter ce nombre au temps, pour déterminer la vitesse par seconde.

En faisant commencer le sujet un temps toujours identique avant de lui faire atteindre la marque initiale, 2 secondes, par exemple, et en terminant sans le prévenir, on évite des variations individuelles, ducs au coefficient émotionnel, soit pour commencer, soit pour finir : On peut perdre du temps ou en gagner au commencement et à la fm ; il y a une inhibition émotive fréquente.

Celte expérience nécessite de la part du sujet une

décision uniforme, mais répétée, très rapide, et l’on a des données sur ce phénomène volontaire.

Plus complexe, mais plus précise, sera la méthode consistant à faire frapper sur une clef de Morse en communication électrique avec un signal de Desprez; tout choc provoque un déplacement de la plume, durant autant que le doigt maintient le contact.

En inscrivant les mouvements du signal sur un cylindre, simultanément avec une inscription du temps (avec le chronographe de Jacquet donnant le cinquième de seconde ou avec le métronome à transmission par l'air ou par l’électricité, par exemple), on peut mesurer facilement la rapidité motrice, et cela en fonction du temps écoulé, seconde par seconde. vSi on fait exécuter les mouvements un peu plus de 1 o secondes au sujet, on prendra les 10 secondes suivant les deux premières pour établir une moyenne.

On pourra comparer la rapidité motrice de la main droite et celle de la main gauche, par comparaison, pour déterminer le côté du corps prédominant à ce point de vue.

B. — Mouvements complexes.

On fera distribuer au sujet une série de 24 cartes dans des cases distinctes, les cartes portant 4 sortes de dessins (triangles, pentagones, cercles et carrés) destinés à des cases correspondantes.

On place dans un ordre, toujours le même, les cartes représentant ces diverses formes, et le sujet doit les distribuer le plus rapidement possible.

l’oRJECTIVATION MOTRICE

On mesure la rapidité du classement, et on note en outre les erreurs 1 .

On pourrait encore suivant une méthode proposée par Revault d’Allonnes pour la mesure de l’attention, prendre le temps de réaction à un ordre relativement complexe, comme de toucher un des 20 carrés situés à l’intersection d’une ligne verticale (marqués par les lettres A, E,

1, O, U) et d’une ligne horizontale (marqués par des chifïres 1, 2, 3, 4, 5). 11 faut que l’expérimentateur donnant l’ordre (h3 par exemple) fasse partir un

chronoscope ou marque le dé- Fig I2< Métronome part avec un signal de Desprez enregistreur.

inscrivant sur un cylindre (avec une clef vocale de préférence -), et que le sujet arrête le chronoscope ou indique le point final au signal, en établissant un contact avec une branche métallique reliée au circuit et touchant le point cherché, marqué par un cercle métallique formant l’autre pôle du circuit.

1. Il ne faut pas employer les couleurs pour différencier les cartes à distribuer, à cause des dyschromatopsies éventuelles des sujets. La distribution des cartes, en valeur absolue, a l’inconvénient d’étre facilitée par l’éducation chez les joueurs de cartes habitués à « donner ». Aussi la simple [distribution, proposée par Jastrow, de cartes à jouer est-elle à rejeter pour les mouvements simples.

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