Mesure de l’inhibition motrice
On peut, non seulement, produire des réactions motrices, mais aussi empêcher des réactions involontaires provoquées par des excitations, et ce pouvoir inhibiteur est extrêmement important.
On pourra étudier l’inhibition sur un réflexe assez •élevé, celui de clignement : L’œil du sujet étant derrière un verre, on appliquera brusquement sur ce verre un objet opaque dirigé perpendiculairement à l’œil suivant la ligne du regard ; et, en demandant au sujet d’arrêter ce clignement, on répétera le mouvement à intervalles réguliers (de 10 secondes par exemple) jusqu’à ce que la réaction soit effectivement supprimée ; le temps nécessaire sera d’autant plus
1. Voir, pour la méthode d’étude stéréoscopique, t. I, p. 22<j
64 TECHNIQUE DE PSYCHOLOGIE EXPERIMENTALE court que le pouvoir inhibiteur sera plus grand ; lin-
Fig. 22. — Dispositif réflexométrique de Toulouse et Puîron.
verse du temps donnera donc une mesure de ce pouvoir.
L’inhibition s’effectue d’un côté par action empêchante sur les centres réflexes, d’un autre coté par