‹ Technique de psychologie expérimentale (volume 2)Chapitre 28 sur 93 · L OBJECTIVATION MOTRICE · texte numérisé non relu

L OBJECTIVATION MOTRICE

action sur les muscles antagonistes tendant à empêcher le mouvement.

Cette dernière action prédomine nettement, si elle n’est pas exclusive, dans les efTorts, qui ne peuvent pas être suivis de plein succès, pour l’inhibition des réflexes plus simples, des réflexes tendineux.

On peut procéder par exemple à une étude systématique précise du réflexe rotulien.

La mesure du réflexe s’effectuera, en provoquant des excitations d’intensité connue, par la chute d’un marteau articulé, élevé à une certaine hauteur, sur la région moyenne du tendon rotulien, et en appréciant la réaction par la valeur du déplacement angulaire de la jambe, facile à noter au moyen d’une branche articulée fixée à celle-ci et déplaçant une aiguille sur un cadran.

On peut aussi enregistrer les variations du temps de

latence, du temps de réaction, du réflexe, avec un

Fig. 23. — Réflexonutre Toulousk et PlKRON.

fe

chronoscope ou un cylindre, grâce à une pièce qui se place au-dessus du genou et qui, touchée par le marteau au moment du choc, rompt un circuit électrique.

Le début de la réaction s’obtient par inscription myographique de la contraction des muscles du quadriceps crural, soit que le début de cette contraction s’inscrivant sur le cylindre serve à marquer directement le temps, soit que Ton utilise le mouvement du levier du tambour pour rétablir le circuit interrompu au moment de l’excitation.

Nous n’insisterons pas davantage sur ces méthodes qui relèvent plutôt de la psychologie physiologique. Les figures ci-jointes permettent de se faire une idée suffisante du dispositif employé pour assurer l’horizontalité de la jambe du sujet et permettre l’exploration myographique des muscles du quadriceps crural et des antagonistes, dont l’étude est importante au point de vue de l’inhibition.

Quant à ce qui concerne l’inhibition des automatismes moteurs ou verbaux, ou des associations involontaires, son étude, très complexe, relève de l’examen général du caractère, de la synthèse personnelle1.

i . Voir p. 199.

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