Voir p
i32 technique de psychologie expérimentale
portant les mots, et apparaître un mot par conséquent.
En appuyant sur la clef, on fait donc apparaître un mot et partir le chronoscope comme pour une excitation sensorielle quelconque. Si l’on ne veut pas que le mot reste jusqu’à l'apparition suivante, on dispose les mots sur la bande de l’appareil en laissant toujours un intervalle vide entre deux mots successifs :
aP rès avoir fait apparaître un mot et avoir enregistré la réaction associative, on represse sur la clef, et on fait apparaître une zone vide de la bande. On est alors prêt à exciter à nouveau en faisant apparaître le mot suivant.
On pourrait aussi, au moyen d’un électro- aimant attirant un écran, ou le relâchant et l’abandonnant à la traction -d’un ressort antagoniste, découvrir un test masqué par cet écran, les tests étant changés chaque fois par un aide h
On peut se servir aussi de l’appareil de Romer, dans lequel un écran peut basculer sur lui-même de i8o° et faire apparaît re la face jusque-là cachée : un ressort tend à le faire tourner, mais un butoir l’arrête,
I. Il existe, chez tes constructeurs allemands un écran de chute, un « Fallschirm » pouvant servir à cet usage.
MESURE DES PHENOMENES ASSOCIATIFS
qui peut être abaissé ; la rotation se produit alors, mais est arrêtée par un butoir fixe place en arriéré. On n’a plus qu’à ramener, en forçant le ressort, l’écran dans sa position initiale, et a l’arrêter avec le butoir mobile pour pouvoir recommencer. On place le test sur la face de l’écran qui apparaît ainsi au cours de la rotation; grâce à un circuit passant par l’écran portetest et, soit le butoir mobile, soit le butoir fixe, on peut rompre ou établir un courant au moment du mouvement de bascule de l’écran assurant la présentation du test.
On pourrait même, avec un obturateur, suivant la méthode tachistoscopique simple que nous avons décri te1 , presser sur la poire déclanchant l’obturateur en la disposant sous la clef excitatrice, pour assurer la simultanéité du départ de l'aiguille du chronoscope, et de l’ouverture de l’obturateur laissant voirie test, soit qu’on emploie l’exposition dite instantanée (en prenant la durée d’une demi-seconde, ou à la rigueur d’une seconde), soit qu’on emploie la pose et qu’on doive presser une seconde fois, après la réaction associative, pour refermer l’obturateur.
En ce qui concerne l’excitation par voie auditive, les appareils sont les mêmes que ceux du sujet : ils sont basés sur l’emploi de la parole.
Fig. 34. — Appareil «le présentation optique «le Romer.
i . Voir t. I, p. a33.
Toulouse, 2e édit.
Cattell a imaginé une « clef » pour les sons, une « Schallsclilüssel » fondée sur le principe suivant : en mettant devant la bouche un entonnoir terminé par une membrane de papier ou de peau, la parole fera vibrer cette membrane. En ayant une plaque de
platine au centre de la membrane, en contact avec une pointe de platine placé visà-vis du côté d’où vient l’air, aussitôt qu’une parole sera prononcée, la membrane se mettant à vibrer rompra le contact, et le rétablira ensuite pour le rompre aussitôt à chacune de ces vibrations.
Si le circuit ainsi rompu et rétabli comprend un signal électrique, on pourra inscrire sur un cylindre le début et même la durée totale de la parole prononcée. Avec une clef et un signal pour l’expérimentateur, une clef et un signal pour le sujet, on peut par la méthode du cylindre que nous avons exposée à propos des temps de réaction1, mesurer avec une grande précision le temps d’association, entre la fin du mot inducteur prononcé par l’expérimentateur et le début du mot induit prononcé par le sujet.
Fig. 35. — Clef vocale de Cattell.