La résistance aux perturbations
Un des caractères de la puissance volontaire a trait à la résistance apportée aux facteurs externes de distraction et de trouble.
Pour évaluer de ce chef les différences individuelles, toutes les expériences précédentes, après avoir été faites dans le calme absolu, seront refaites avec
LA CONDUCTION VOLONTAIRE
intervention de causes perturbatrices, sonores et visuelles.
On mettra en marche à intervalles irréguliers des sonneries électriques ; on fera passer, dans l’obscurité, des étincelles dans des tubes de Plücrer (en employant au besoin les appareils utilisés pour les temps de réaction). 11 suffira que, comme timbre, et endroit d’origine du son, il n’y ait pas de confusion
Fig. 3q. — Roue interruptrice à goupilles de Marey.
possible entre la sonnerie avertisseuse elles sonneries parasites.
Pour réaliser automatiquement ces bruits et lumières perturbateurs, à intervalles constants, avec constance d’intensité, bien entendu, pour les différents sujets, on emploiera des roues interruptrices de Marey, mises en mouvement par transmission au moyen d’un mécanisme quelconque, celui d’un cylindre enregistreur par exemple. La roue porte des goupilles qui, à leur passage, soulèvent un ressort et assurent un contact en en rompant un autre.
Avec une cle ces roues, on pourrait faire entendre une sonnerie permanente, momentanément interrompue au passage des goupilles (10 fois par minute par exemple, à intervalles irréguliers), et lancer un éclat lumineux à chaque passage de goupille (10 fois par minute par exemple) ; avec une autre roue on illuminerait de façon permanente un tube de Plücker, avec interruption au passage des goupilles (20 fois par minute, à intervalles irréguliers), et l'on ferait fonctionner une deuxième sonnerie au passage des goupilles (soit donc 20 fois par minute).
On n’aurait alors qu'à mesurer rallongement des temps de départ, d’arrêt et de changement provoqué par ces perturbations.