‹ Théorie analytique de la propagation de la chaleur; leçons professées pendant le premier semestre 1893-94Chapitre 100 sur 104 · Remarquons, d'abord, que les fonctions <f · texte numérisé non relu

Remarquons, d'abord, que les fonctions <f

restent finies pour r = o. On peul se demander s'il en est de même pour 0 ()•).

Nous allons faire voir (pi'il en est bien ainsi, dans le cas où V est une fonction analytique au voisinage de l'origine.

En effet, on pourra considérer alors V comme représentée par une série procédant suivant des polynômes homogènes d'ordres successifs :

Soit P„ un de ces polynômes.

Je dis qu'on peut le mettre sous la forme :

1\ = ll„ + rm„.2 + ?-''II„t +

étant des polynômes spliériques d'ordres :

En effet, le nombre des coefficients arbitraires de P,. est :

Chaque polynôme sphérique d'ordre p est une fonction linéaire et homogène de 2p -\- 1 polynômes déterminés ; donc le nombre de coeflicienls arbitraires contenus dans le second membre est :

Ce nombre est égal au précédent ; donc le développement de P„ est possible.

En portant ces expressions de P„ dans V, celte fonction se trouvera mise sous la forme :

les b restant finis pour r = o.

166. Refroidissement du cylindre. — Nous reviendrons sur la question au chapitre suivant ; mais, d'abord, nous allons nous occuper du refroidissement du cylindre, qui conduit à des équations de même forme que pour la sphère.

Considérons le cylindre de rayon 1 et limité par les deux plans :

Nous nous servirons des coordonnées semi-polaires ?', w et z.

Cherchons s'il existe des fonctions U de la forme :

z étant fonction de z seulement, et W fonction de r et co. L'équation :

(1) AU + Â'U = o

se transforme facilement en remarquant que Ton a :

AU = ZAW -f WAZ et l'on a :

ZAW -f- WAZ + kZW = o ou bien :

AW AZ , ,

Le premier membre ne dépend que de r et w ; le second, que de z ; il faut donc (jue l'on ait :

ce qui donne, en jiosant :

k — k' = k" les deux équations :

(4) AZ -f- k"Z = o

Considérons maintenant l'équation à la surface :

Pour ;■ = 1. elle devienl :

dW . ,,,, dr + '^^ - ^

Pour z =. a :

rfJ + '^/^ = ^

Pour z = — a:

-- + AZ=o

167. On voit que la fonction Z est assujettie aux mêmes conditions que celle que l'on a considérée dans le parallélipipède rectangle.

On aura donc :

Z = sin U.Z

296 REFROIDISSEMENT DE LA SPHERE ET DU CYLINDRE (X étant racine de l'équation transcendante :

tg|j.a = Afx ou bien :

Z = cos [/.z (A étant racine de :

cotg\j.a = Bjj.

A et B étant certaines constantes.

168. Cherchons maintenant s'il existe des fonctions W de la forme :

W = cp [r) . r" cos no) ou:

W = ?(»")• ^" sinno).

Remarquons que r" cosww et r" sinww sont des polynômes sphériques d'ordre w, car ce sont les parties réelle et imaginaire de la fonction analytique {oc -\- iy) "■.

On peut donc écrire :

W = cp. n

D'où l'on conclut, par un calcul qui a déjà été fait précédemment :

2n dq.

1 ' r rir

Comme l'on a ici :

d^o , i do .

dr^ r dr on en conclut :

\jdr'' r dr J

et, par suite, l'équation (3) nous donne :

dr- r dr '

Voyons maintenant ce que nous donne 1 équation à la surface :

dr '

pour )= l.

Prenons, par exemple, pour fixer les idées :

W := cpr" cosno) On aura :

d\\ dtD dr dr ' ~

ce qui donne :

pour r = i.

On verrait comme précédemment que ï- doit rester finie pour r = o.

169, Ainsi, dans le cas du cylindre, il y a une infinité de fonctions U qui sont des produits de trois facteurs :

r" cos niù ou r" sin nia et:

cp(r)

Il s'agit de savoir si l'on a bien ainsi toutes les fonctions U nécessaires pour la solution du problème.

Pour le démontrer, il faut chercher à développer une fonction quelconque en série procédant suivant ces fonctions U. Considérons donc une fonction arbitraire :

Regardons, d'abord, r et z comme constants ; V pourra se développer par la série de Fourier :

V = V A„ cosnoj -f- V B„ sin

Wio

Les A„ et les B„ sont des fonctions de r et z.

Regardons r comme constant, et faisons varier s" de — a à a.

On sait (cf. § 126) que, dans ces conditions, une fonction quelconque de z peut être développée en série suivant les fonctions Z.

On

aura

donc:

les a

et les

p étant fonctions de r seulement.

On

pourra poser :

ft

et, si l'on peut développer a' et p' suivant les fonctions cp correspondant à la valeur n^ on aura effectué la décomposition de V suivant les fonctions U.

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