‹ Théorie analytique de la propagation de la chaleur; leçons professées pendant le premier semestre 1893-94Chapitre 103 sur 104 · Il s'agit maintenant d'avoir la seconde intégrale · texte numérisé non relu

Il s'agit maintenant d'avoir la seconde intégrale

Remarquons que l'exponentielle e''^ s'annule pour ^=r-j- x , lorsquelapartieimaginairede a; est positive, et pour ^ = — x, lorsque la partie imaginaire de x est négative.

On prendra donc dans le premier cas :

=Vr

'=^ U dz

et,

dans le second

cas:

= c fe'

^'- U dz

Nous appellerons la la première intégrale, et'i^ la seconde.

176. Valeurs asymptotiques. — Nous allons chercher les valeurs asymptotiques des fonctions cp, 'I2, '^3. Occupons-nous d'abord de la fonction tp. C'est une fonction de la forme :

je '-^ f[z) dz

f [z) étant développable en série au voisinage des points a et b.

Nous avons étudié des fonctions de cette forme dans la théorie des valeurs asymptotiques, et nous avons vu qu'en supposant, par exemple, la partie imaginaire de x positive, si l'on a :

r{z) = P.{z-af^...

la valeur asymptotique de l'intégrale sera:

Appliquons cotte formule au cas présent; on a rt = — 1

et, par suite :

„ 1 A = ii -^

ETUDE DE l'Équation différk.ntielle 307 l.a valeur asymptotuiue de o x est dune dans ce cas :

r(« + |)vi

en posant :

On verrait de même que, si la partie imaginaire de o: est nég-ative, z, a pour valeur asymptotique :

Dans le cas où x est réel, il n'y a pas de valeur asymptotique proprement dite; mais on verrait, en raisonnant comme on l'a fait pour la fonctioi. .1, de Bessel (cL § 109;, que:

Uni 1 -^

(2) '' '~{x) 'jz''''^]=^

ot on peut dire, en étendant, comme nous lavons déjà fait, h sens du mot valeur asymptoLique, que l'on a :

"A "- - (nf,g y

177. Occupons-nous maintenant des valeurs asymptotiques de -^g et 'h.^.

Supposons la partie imaginaire de x positive, et considé-

rons alors -j^g ; d'après ce que l'on a vu dans la théorie des valeurs asymptotiques, la valeur asymptotique de cette fonction sera de la forme :

D'où l'on déduit aisément que l'on aura :

Comme l'on a d'ailleurs :

Ci rv> — ^<^ on en déduit :

Nous supposons d'ailleurs que la constante B qui figure dans 'I/g ait été choisie de telle sorte que l'on ait:

On aura donc :

enverrait de même que, lorsque la partie imaginaire de x est négative, on a :

178. Possibilité du développement. — Soit maintenant une fonction arbitraire \ (r) définie entre 0 et 1, il

ETUDE DE L EQUATION DIFFERENTIELLE 309

s'agit de la développer en une série procédant suivant les fonctions ^ qui satisfont à l'équation différentielle :

L'intégrale (jui convient au problème est la fonction !p (ijir) que nous avons définie précédemment :

D'après la condition à la limite pour >• = 1, ^ devra être une racine de l'équation transcendante :

IJLÏ-' (|jl) -{- IIç> ([jl) = O,

en posant :

Il — H -]- h.

Dans le cas du cylindre n est entier, et dans le cas de la sphère n est de la forme ni — -^ 7n étant entier.

179. Pour effectuer le développement, nous allons, suivant la méthode générale, chercher une fonction S satisfaisant à l'équation différentielle :

l étant une certaine constante qui peut recevoir des valeurs réelles ou imaginaires.

S devra satisfaire, en outre, à la condition à la limite :

(4) f + HS = o

pour r ^ 1.

Pour intégrer l'équation, employons la méthode delà varia-

fion des constantes. L'intégrale de l'équation sans second membre est:

Considérons maintenant a et B comme des fonctions de r; elles devront satisfaire aux conditions :

D'où l'on déduit, eu tenant compte de l'équation (2):

On a donc :

S = — '^ (K) f'dC -f- ^ [i'l]j'dB

en posant :

dB = Vcp [ri] r2«-r«^2« t/r dC = Vd/ {rl)r''"^'l^''dr.

180. Il reste à déterminer les limites d'intégration, de façon que S reste finie pourr = o, et que la condition (i) soit vérifiée.

La fonction '\/ (?-E) devenant infinie pour r = o, il faudra que l'intégrale:

dB

s'annule pour r = o.

La limite inférieure est donc nécessairement zéro.

ÉTUDE DE l'É(JUATION DIFFERENTIELLE 311

On pourra donc écrire :

S = o ('•; /'^C -h 'l ir'i]frm H- 9 (ri) R

R étant une fonction de ; indépendante de r, qu'il s'agit de déterminer de manière à satisfaire à l'équation (4).

S' = lo' (r;) fdC + l'Y (/';) f'dB + ;o' : r;i R

Les deux derniers termes se détruisent, et pour r = 1 on a :

S' = ;■]>' i;) /'c/B + icp' (^) R.

La condition i\) donne donc, en posant: lo' [l) + Ho (?,) = 0

RO + 0, fdh = o.

On a donc pour S l'expression définitive:

(5) S = o {r\) fdC + •]/ -r;) ft/B - cp (r?) ^ f '/B.

181. Remarquons que l'équation ;2) ne définissait pas complètement <]/, mais la fonction S n'en est pas moins parfaitement déterminée; car si, comme le permet l'équation (2), on change <]/ en 'h -{- kz,, on voit que 0, devient 0, -j- AO, et rfC devient dC -}- kdB ; par suite S ne change pas.

182. Il faut maintenant voir que S est une fonction méromorphe de ^. Plaçons-nous d'abord dans le cas où n n'est pas entier. Je viens de dire que l'on peut, sans changer S et sans cesser de satisfaire à (2), choisir d'une infinité de manières la fonction <]>. Mais, d'après ce que nous avons vu nous pouvons choisir <\> de telle sorte que la fonction :

soit une fonction entière de l.

On en déduit aisément que les deux premiers termes de S sont des fonctions entières. Quant au troisième terme, il devient infini pour les valeurs de ç qui sont racines de 6, c'est-à-dire pour les quantités y. ; il est cependant une fonction méromorphe de;, car le facteur à exposant fractionnaire l^'* entre au numérateur et au dénominateur, et disparaît.

Dans le cas où « est entier, on a :

G étant une fonction entière par rapport à ;.

Si l'on transporte cette valeur de ^ dans l'expression de S, on voit que les seules singularités proviennent des termes qui contiennent log ;.

Calculons le coefficient de log l dans S. Ce coefficient est:

^ 0 et on voit qu'il est nul.

etudp: de l eouation différentielle 313

Donc la fonction S n'a pas d'autres singularités que des pôles.

183. Cherchons maintenant la valeur asymptotique de S, quand c croît indéfiniment dans un azimut déterminé, en laissant de côté les arguments 0 et -.

Si l'on suppose la partie imaginaire de ; positive, on choisira pour ']/, parmi toutes les fonctions qui satisfont à l'équation (2), l'expression ([ue nous avons désignée par 'j/g, et on aura d'après ce qu'on a vu :

En substituant les valeurs asymptotiques dans les trois termes de S, on voit que les exposants caractéristiques sont respectivement : 0, 0, 1 — r.

Par suite, on pourra négliger le troisième terme devant les deux premiers.

Calculons alors la valeur asymptotique du premier terme; elle est :

rY'-I L,e-'['-^-(" + 2J2l / V,.2„^):2« e\- \ 2/2]

ri) 2>J. J^ ' (2;-;,"^i

Cette expression se réduit à :

On verrait de même que la valeur asymptotique du

dr.

second terme est :

Il en résulte que l'on a :

Lorsque la partie imaginaire de ; est négative, en employant la fonction 'j/^ au lieu de ■]/.,, on trouve pour S la même valeur asymptotique.

Page 1