‹ Théorie analytique de la propagation de la chaleur; leçons professées pendant le premier semestre 1893-94Chapitre 44 sur 104 · Nous allons étudier les deux intégrales · texte numérisé non relu

Nous allons étudier les deux intégrales

/ Of [q) cos qx dq ^ o'

/ a. iq) sin qx dq ^ o'

considérées comme fonctions de x.

Si l'on avait :

? (?) = o lorsque l'on a :

la première intégrale, par exemple, se réduirait à :

1 tp (q) cos qx dx

et l'on voit que c'est une fonction liolomorphe de x. Pour étendre ce résultat, nous allons d'abord étudier l'in-

116 PROPRIÉTÉS DE l'iNTÉGRALE DE FOURIER tégrale :

prise le long d'une courbe quelconque de longueur finie dans le plan de la variable q.

Nous allons démontrer que F [x) est une fonction bolomorplie de x.

Soit L la longueur du chemin d'intégration, et soit p le rayon d'un cercle ayant pour centre l'origine et comprenant la courbe à son intérieur.

Nous supposons cp(g') quelconque, mais finie, c'est-à-dire que l'on a:

On a

On en déduit :

en posant:

^n = \^{qy^dq.

On voit immédiatement que :

M Lu"

Donc les termes de la série ¥[x) ont des modules inférieurs aux termes de la série qui représente le développement de :

MLeP^,

PROPRIETES DE L INTEGRALE DE FOURIER H7 Donc la fonction F (x) est holomorphe dans tout le plan. 65. Considérons, on second lieu, Tintéo-rale :

F^ [x) = / cp (y) e-'/^ dq

dans laquelle nous supposerons or > o.

Je dis que cette fonction F, [x) sera holonriorphe dans une région comprenant la partie positive de l'axe des quantités réelles.

Remplaçons x par x -\- h.

On a:

Q-q{X+h) - Q-tjx

Donc:

en posant;

A„ = / cp {q] e-'i^ ^—P^ dq.

Il s'agit de démontrer que la série SA;,^'' est convergente si h est assez petit.

Comme on a supposé x positif, on peut trouver un nombre positif y tel que :

Or, on a:

d'où l'on déduit, tous les termes de cette série étant positifs :

118 PROPRIETES DE L INTEGRALE DE FOURIER On a donc :

ou bien :

On voit donc que les coefficients des puissances de h dans le développement de Y ^ [x -\- h) ont des modules inférieurs aux termes de la série :

Donc la série F< {x -\- h) est convergente si l'on a : \h\<y.

66. Nous allons appliquer les résultats précédents à l'étude de l'intée-rale :

en supposant x positif et en supposant aussi que cp [q] s'annule lorsque q croît indéfiniment, c'est-à-dire que l'on a, lorsque q est suffisamment grand :

La fonction <:^{q) pourra avoir à distance finie un certain nombre de singularités. Soit L un contour passant par l'origine, situé tout entier dans le premier quadrant et entourant tous les points singuliers situés dans ce quadrant.

PROPRIETES DE L INTEGRALE DE FOURIER 119

Soit C un cercle ayant pour centre l'urigine et contenant le contour L à son intérieur.

Prenons l'intégrale :

Ce''/'' (^{q)dq

le long du contour X, C, Y, L.

FiG. n.

Cette intégrale est nulle, car le contour considéré ne contient aucun point singulier à son intérieur. Donc on a :

Jx Jq J y Jh

Quand on fait croître indéfiniment le rayon du cercle C, / tend vers zéro.

Dans l'intégrale / faisons :

q=zip

120 PROPRŒTES DE L INTEGRALE DE FOURIER on aura :

fz- fr^ {[p) e- P-^- ù/à = — i (\[i^p) e-^^ (B

et, d'après ce que l'on a vu plus haut, cette intégrale est une fonction holomorplie de x.

x est égale à la somme des résidus fà un facteur près)

correspondant aux pôles contenus dans le contour L.

Donc / est une fonction holomorplie de x.

Il résulte de cette analyse que :

Ç = fcp [q). énx clq

est une fonction holomorplie de x^ quand x est positif.

La partie réelle et la partie imaginaire de cette fonction sont donc des fonctions holomorphes ; ces deux fonctions sont .

I ? {9) cos gxdq f cp [q) shl qxdq.

Quand on change x en — a?, ces fonctions conservent les mêmes valeurs absolues.

Ce sont donc encore des fonctions liolomorphes de x.

C'est donc seulement pour a; = o qu'elles cessent d'être holomorphes.

67. On peut donner de ce fait une autre démonstration qui a l'avantage d'être applicable à la série de Fourier.

PROPRIÉTÉS DE l'iXTÉORALE DE FOURIICR l'2I Considérons la série :

^ '^ (n) e'où l'on a :

pour des valeurs suffisamment grandes de n. On sait que cette série représente une funcUon holomorphe de œ, sauf pour :

X = ik-.

Il existe des quantités a et M telles que :

I A„ I < MaP

puisque o{x) est convergente; et. dans ces conditions, elle sera convergente pour :

En supposant q entier tel que :

g > a on pourra écrire :

V 3, [n) e'"^ = cp (o) + ... -I- ^ (^ — 1) e^'}-*'''^

Les q premiers termes du développement sont toujours des fonctions holomorphes de x: il suffit donc d'établir le théorème pour :

y cp [n] e'"-^.

122 PROPRIÉTÉS DE l'iNTÉGRALE DE FOURIER

Ona:

/ e~"" dz = - J c^ n

et en différentiant (p — 1) fois par rapport à n: Ce-"-- zf -^ dz =

et:

= / e-"- >]; [z] dz en posant :

et on a évidemment :

Cherchons maintenant :

V cp (n) e'"^.

Cette quantité est égale à :

f<\>{z)dz [e? (- 2 + '^)-|- 6(9 +<)(-«+'■*) 4- ...]

OU bien :

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