Pour simplifier l'équation différentielle, posons
170 REFROIDISSExMENT DE LA SPHERE
On a:
dr r dr r'^
d^M 1 d^\5 2 rfU 2U dr- r dr''- r- dr ' r'
L'équation devient alors :
cl\l dn]^
dt dr^
Nous remarquons que c'est l'équation à laquelle on était arrivé dans le cas du lil ; mais les équations aux limites ne sont plus les mêmes.
La condition à la surface :
— — v- hy = o dr '
devient
pour :
ou bien
1^ U , AU r dr
dr ^
De plus, pour < = o, on doit avoir :
U = rr[r).
Remarquons que U doit s'annuler pour r = o, car on a : U = Vr et V reste finie.
92. Nous allons a[)pli(|uer la mrthode générale de Fourier, c'est-à-dire chercher un développement de U en une série dont les termes sont des intégrales particulières de Téquation.
(Cherchons, d'abord, à satisfaire à l'équation dilîérenlielle par une fonction de la forme :
u ne dépendant que de r.
En portant dans l'équation différentielle :
dU cP{] dl ~ dr^ on a :
Donc u est de la forme :
A cos u.r -[- B sin ar.
Pour que U et, par suite, u s'annulent pour r = o, on doit avoir :
Dans ces conditions, nous pouvons supposer:
et nous aurons la solution particulière :
U = e~^''' sin u.r.
Il reste à satisfaire à la condition limite :
pour :
Cette condition devient ici :
(A cosfi. = (1 — h) sin^t., ou, en posant:
tgp. = A u..
93. Si [j. satisfait à cette équation transcendante, U sera une intégrale particulière.
Nous sommes donc amenés à discuter cette équation transcendante.
Il est évident que ses racines sont deux à deux égales et de signes contraires ; il suffit donc de considérer les racines positives.
Construisons les deux courbes :
Il est, d'abord, évident que la droite :
coupe chacune des branches de courbe en un point au moins [/îg. 23).
Cherchons si elle peut couper une des branches en plus dun point.
Laissons, d'abord, de côté la branche qui passe par l'ori-
t'J'UL
gine ; il faut voir si le rapport -^-'- peut passer plusieurs fois
par la même valeur quand u. varie de -2A — 1) | à {"ik -f 1^ j-
Si cela a lieu, la dérivée s'annulera au moins une Ibis dans l'intervalle.
FiG. 2o.
La dérivée logarithmique de ce rapport est :
COS [j. j^ sin a sin a "" COS a
Pour que cette dérivée s'annule, il faudrait que l'on eût
sin2[jL = 2uL.
ce qui ne peut avoir lieu dans l'intervalle considéré. Donc il y a une racine, et une seule, entre :
et