Reste à examiner l'intervalle de o à
La racine [j. = o est évidente.
tS" IX Il faut suivre les variations du rapport -^^^^ dans cet intérim valle.
On a pour jj. = o :
et pour [jt = - le rapport est infini.
Or, il ne peut y avoir ni maximum ni minimum dans l'intervalle ; donc le rapport va sans cesse en croissant. Si donc on a :
il y a une racine dans l'intervalle f 0, - j ; et si :
il n'y en a pas.
95. Nous allons chercher si l'équation transcendante que nous étudions possède des racines imaginaires.
Nous distinguerons les racines complexes et les racines purement imaginaires.
Nous allons démontrer, d'abord, qu'il n'y a pas de racines complexes, et pour cela nous emploierons une formule qui nous sera utile dans la suite du cours.
Considérons deux solutions U, et Ug :
U, = e-y--'^ sin ar U2 = e~y-^' sin u.r
et prenons l'intégrale :
Cette expression est nulle, car U, et U^ s'annulent pour r = o ; et pour .r = 1 on a :
' dr dr
Or, on peut écrire l'intégrale sous une autre forme, en remarquant que :
dr- 2
On voit qu'elle peut s'écrire :
(a2 - p.2) rb.Ua dr.
Comme cette expression doit être nulle on voit que si :
on a :
ru,u2f//- = o.
Supposons que l'équation transcen dante possède une racine imaginaire x -j- Si; elle possède aussi la racine conjuguée (X — s?'. Les fonctions U, et Uo correspondant à ces deux racines seront des fonctions imaginaires conjuguées, et, par
conséquent, leur produit est positif. En outre :
[Jt.2 — [;.., = Axpi, i 2"
quantité différente de zéro, puisque la racine est supposée complexe. Or, l'intégrale :
dont Télément est, dans ce cas, positif, ne peut être nulle. Donc l'équation ne peut pas avoir de racines de la forme
96. Peut-elle avoir des racines imaginaires pures de la forme ^i.
Si cela a lieu, elle admet aussi la racine — ^i\ et, dans ces
conditions, -^^ est réelle, car son imaginaire conjuguée lui
est égale.
Or:
le-P — e[i tgîS = T — z — ; z'
Il faut voir comment varie le rapport -^ quand [i croit de o à 00.
Pour fl =: o, on a :
Pour S = X , on a :
to = o.
[JL
Il ne peut y avoir dans l'intervalle un maximum ou un
miiiiniuni que si Ton a dans l'intervalle :
sin 2ip = 2i3, ou bien :
ou, en développant les exponentielles:
ce qui n'est pas possible, tous les termes étant positifs.
Donc le rapport décroît constamment et va de 1 à 0.
Pour qu'il y ait des racines purement imaginaires, il faudrait que l'on eût :
Or, A ne peut pas avoir une telle valeur, puisque l'on a :
et que h est positif.
De cette discussion il résulte donc que l'équation transcendante :
tg'y- = Ay.,
n'a jamais ({ue des racines réelles.