‹ Théorie analytique de la propagation de la chaleur; leçons professées pendant le premier semestre 1893-94Chapitre 85 sur 104 · GÉNÉRAL DU REFROIDISSEMENT · texte numérisé non relu

GÉNÉRAL DU REFROIDISSEMENT

129. La fonction U satisfait, comme on l'a vu, aux conditions suivantes :

On a à l'intérieur :

AU + AU = o et à la surface :

an

Supposons que l'on fasse varier h.

Lorsque h devient égal à h\ k devient égal à A', et U devient une certaine fonction U', telle que l'on ait:

AU'+ kV'= o à l'intérieur, et :

, + hV = o an '

à la surface.

240 PROPRIÉTÉS DES FONCTIONS HARxMONlQUES

Appliquons le théorème de Green aux fonctions U et U' :

ce qui donne :

//j j,')ffv\j' cko = ik — k')jyfvu dz.

Si h' esl très voisin de //, U' est très voisin de U, et on aura à la limite :

"" fff"'^'^

dk ce qui montre que -7. est toujours positil.

Si donc, parmi les fonctions U, on en considère une de rang bien déterminé, la valeur correspondante de k est une fonction croissante de h.

130. Limites supérieures des quantités k. — • Nous avons vu que k^ est le minimum du rapport :

quand U varie de toutes les manières possibles.il en résulte que, si on prend pour U une fonction (juelconque, on aura :

LIMITES SUPÉRIEURES DES QUANTITES k 241

Faisons par exemple :

On aura :

S représentant la surlace du corps, et W son volume.

131. Nous allons maintenant chercher d'autres limites pour les quantités :

/i"i, li.,, ... /t,,, ...

Posons :

F,, Fo. ... F„ étant des i'onctions quelconques données à l'intérieur du volume; a,, a^, ... a„des coefficients arbitraires. Posons aussi :

A et B seront des formes quadratiques par rapport aux quantités a ; elles seront, d'ailleurs, d('linies et positives. Formons alors l'expression :

A — XB

À étant une nouvelle indéterminée. Si j'écris que le discriminant de cette forme quadratique est nul, j'obtiendrai une équatioa algébrique en X de degré n, qui admettra n racines :

X|, Àj, ... À«.

l'KOPAGATiDN DK I. A ClIAl.KlIi. 10

D'après la théorie des formes quadratiques, ou voit que, comme A et B sont des formes positives, l'équation en X a ses racines réelles et positives.

Nous allons montrer que, en supposant les racines X,, Xg, ••• X„, rangées par ordre de grandeur croissante, on a :

En effet, on sait qu'il est toujours possible d'effectuer une substitution telle que A et B prennent les formes suivantes :

A = X,Bf + X,8i + ...-{-inn

B = 8? + 8i + ... +-fi^

p^, p.,, ..., S„ étant des combinaisons linéaires et homogènes des a.

On aura dans ces conditions :

Les fonctions F,F2-- F« étant données, si les coofiicients

a varient de toutes les manières possibles, le rapport —

sera compris entre X^ et X„.

Or, le minimum absolu de ce rapport est k^ ; il en résulte que l'on a : A, < X,.

En second lieu, remarquons que, le nombre des a étant n, on peut introduire entre ces cpianlités (n — 1) relations

LIMITES SUPERIEURES DES QUANTITES k -J'i.'J

linéaires ; nous prendi-ons. par exemple, les relations :

et:

On aura alors:

A À.Sf + ... ^A,K' B ?? + ... 4-3/

On voit que ce rapport est toujours inférieur à a^,. Or, !^i nous observons que la fonction F est assujetlie aux eondi-

lions (I . nous verrons que le rapport ^ a pour niinimuiii k,. Cf. n" 124 ; il en résulte donc :

Nous avons donc trouvé ainsi des limites supérieures pour ces quantités k.

132. Nous allons moatrer maintenant qu'on peut trouver des limites inférieures pour ces quantités. Considérons d'abord A, . On a :

On diminuera le second membre en remplaçant:

2i4 PROPRIETES DES FONCTIONS HARMONIQUES

et:

disi par di.'). \ cos s [

cp étant l'angle que fait avec o^ la normale à l'élément c/w. On aura donc :

fff^'] dx dy dz

Nous décomposons le volume en cylindres parallèles à ox

Vu:.. 29.

et de section infiniment petiîe. C.etle scclion esl d'ailleurs

I dx dy I = dM I cos » |

On aura donc:

ffdy dz fÛ\ dx

LIMITES SUPÉRIEURES DES QUANTITES k 245

j: et x" sont les abscisses des points où le cylindre infiniment petit coupe la surlace du corps ;

U,' et U^' sont les valeurs deU,, correspondant à ces deux points.

Ia's intégrales doubles sont étendues à la partie du plan des yz limitée par le contour apparent du corps.

A chaque point de cette aire correspond une certaine valeur du rapport :

rt.c

/u? dx et l'on voit que :

j' j^\dy dz ff^dy dz

a une valeur comprise entre les valeurs extrêmes du rapport :^*

Par suite, si «»ii peut trouver un minimum pour le rapport ^> ce sera a fortiori un minimum pour A,.

Cherchons donc à déterminer lu l'onction U, telle que 1 ou ail :

N = /L'-' dx = 1

et qui rende minimum l'expression :

^^=--\i'^)' dx-{-h[\}'-^^\}-^).

246 PROPRIETES DES FONCTIONS HARMONIQUES Comme on l'a déjà vu, il faudra écrire que :

est une conséquence de :

On a :

1 SM = / ^ ^ dx + h [\]W + U"oLr]

2 / c/x dx

et comme

lO] cm

\dx J., / dx^

on voit que l'équation :

5M =0 s'écrit :

Cette équation doit être une conséquence de :

I 8N = fusU dx = o.

On doit donc avoir :

car, pour que la variation de ^ soit nulle, il faut que l'on ait:

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