COS Y
et, par suite :
dr
P étant un polynôme entier en r, on voit que — sera une somme d'expressions, telles que :
(10) P-MP]-'. f' mf ,,,
155. La première partie ne peut devenir infinie que si p s'annule pour y = yo ou pour y = Yi, c'est-à-dire si:
ou :
et, dans ce cas, on aura un infini d'ordre^-
Quant à l'intégrale, elle restera finie en général.
En effet, la quantité sous le signe / ne peut devenir infinie que dans deux cas:
1° Quand F' (y) devient infinie, c'est-à-dire pour y = y„ ou pour y = y, ;
2° Quand p s'annule, c'est-à-dire pour '[ = ± ^.
Si •]; n'est pas égal à ± y^ ou ±y,, ces deux circonstances ne se produiront pas à la fois ; l'élément correspondant à
'•' ~ ïoi ou y = y,, sera mtîni d'ordre - (ou dordre — — r^ si
DÉMONSTRATION DE DIRIGHLET 28!^
le contact du petit cercle avec le contour est d'ordre //. Vide § 153, in fine) ; l'élément correspondant à y = ±: •} sera
. . . , 1 rfU
infini d'ordre - ; rintégrale restera donc finie. Ainsi -j- est
finie sauf pour un nombre fini de points singuliers :
<|. = =hyo, ±Y, ...
156. Qii'arrive-t-il en ces points singuliers? Pour nous ci» rendre compte, je me contenterai d'un aperçu ; supposons que ']/ soit très voisin de y^ par exemple, et faisons:
•} = ïo + y^ r = To + ^•
notre intégrale prendra la forme :
) dx. <->
'"-' {x — yY
0 étant une fonction de x et y qui ne s'annule pas pour X =z g = o.
Posons alors :
x = yz il viendra :
^ z'^^ iz — 1 -'
ce qui nous montre que l'intégrale devient infinie d'ordre :
Dans le cas particulier où n = 1, le calcul précédent
serait en défaut ; on verrait que l'intégrale admet un infini logarithmique.
bn résume, — - peut devenir munie, mais d ordre toujours
< 1 ( et môme < g)- Il en résulte que les intégrales:
dr
et:
sont finies.
157. On peut se demander maintenant si pour les valeurs non singulières de <h^ les fonctions — et, par conséquent, W
satisfont aux conditions de Diriclilet.
11 faut, d'abord, préciser ce que j'entends par là quand il s'agit d'une fonction imaginaire ; je veux dire que la partie réelle et la partie imaginaire y satisfont séparément.
Cela posé, considérons l'intégrale:
To
Si <]f est compris entre y^ et Yi, je la partagerai en deux, et je considérerai l'une des deux intégrales :
par exemple la première.
F' (y) étant finie, sauf aux limites, sa partie réelle et sa par-
DEMONSTRATION DE DIRICIILET 285
lie imaginaire poun-onl, ruiie et l'autre, être regardées comme la dilîérence de deux fonctions positives de y. D'autre part, la partie réelle et la partie imaginaire de:
qui sont des fonctions de y et de ■}, })ourront être l'une et l'autre regardées comme la différence de deux fonctions négatives et décroissantes, par rapport à •]/,el (jui sont finies sauf pour y =i •! ; si y — •]/ est uu inliniment [)etit du
premier ordre, elles sont infinies d'ordre -•
Il en résulte que J sera une somme d'intégrales de la forme suivante :
j = f ABcfy
oîi A est une fonction de y positive, et B une fonction de y et de 'l> négative et décroissante, une somme de pareilles intégrales, dis-je, affectées de l'un des facteurs :
-{- i, — i : -h ' ou — i
L'intégrale J sera une fonction décroissante de •!/, que la limite supérieure soil fixe ou qu'elle soit égale à -i/.
L'intégrale J sera une somme de fonctions satisfaisant aux conditions de Diriclilet.
Llle y satisfera donc elle-même, et il en sera de même
par conséquent de — et de W,