‹ Théorie des corps de nombres algébriquesChapitre 108 sur 136 · HUMBERT. NOTE IV · texte numérisé non relu

HUMBERT. NOTE IV

de q (par qx + (g + Iim)y\ de même ce sont (/'et ses multiples; donc '/ = '/. puisque q el 7' sont positifs. Enfin, g' + ftio étant de I, on a : gr' + fi<a = qx + y\g + ht»), d'où y = i , c'est-à-dire g' = qx + g, et comme on a

o < g' < q et o < g < g,

il faut sc = 0 et g' = g. Ç. q. f. d.

Mais il y a une infinité de èrwt's non canoniques, c'est-à-dire de couples a + p<o, a' + p'u. tels que tout entier de I soit x(a + pto) + y(a' + p'a>) avec .<•. y, entiers ordinaires.

Il suffit en effet de prendre

oc + pu = x, q + Y, (^ + /! eu) ,

a' 4- p'u = ,r2 7 + y, (g + h<ù), ■'',' )',• xt' ^ï entiers ordinaires tels que l'on ait

Uors, 7 et 3 + /ho sont de la forme

n(-j. + pu) + //(>' + p'u),

« et «' entiers ordinaires, et tout entier de I étant q\ + (g + /noir,, "z et i\ entiers ordinaires, la proposition est établie. La réciproque est évidente, toute hase s'obtient ainsi.

Problème. — Le module de base a + Ht», a.' + p'u est-il un idéal?

Il faut chercher dans ce module une base canonique et voir si elle satisfait aux relations voulues pour être base d'idéal. On va prouver qu'un module a une hase canonique el une seule.

D'abord ap' — Sa' ne peut être nul. Car soit 2 le plus grand commun diviseur des entiers ordinaires a et p, S' celui de a' et p', on a

a + (3(û = S (a + h m), %' + Jb'co = £'(«' + b'ia) ,

et on a

ab' — ha' = 0, si xfs' — S-/ = o.

( Mi en conclut, a et h étanl premiers entre eux ainsi que a' et //' :

a' = za, h' = ib, s = ±i.

Alors on peut écrire

x + pu = c (a + 6 (o ) . a' + p'u = S, (a + 6 u) .

On peut supposer 8 et 8, premiers entre eux, en faisant au besoin rentrei leur plus grand commun diviseur dans a + lu». Alors a + I>m esl un nombre du module, qui ne comprend dès lors que le> multiples entiers ordinaires de u + lm. In tel module ne peut être un idéal, car celui-ci. comprenant a + 6u. comprendrait aussi t»(a + I>m 1. et o) n'esl pas entier ordinaire.

Cela posé, on aura une base canonique par

x(x + fJu) + y (y.' + Ji'w) = quantité réelle positive q,

a;'(a + fit.)) + y'(a' -+- p'o>) = ,7 + /( w , avec h ^> o ,

° < .'/ < 7 • as/ — yjs' = ± i .

Cela donne px + p'y = o, d'où .'• et y, puisqu'ils sont premiers entre eux ; quant au

signe, il est déterminé par la condition %x + a'v>o. Ensuite, xy' — y.t' = + i donne

as' == s(œ0' + 0 x) , y' = e(v/ + 6y) , e = ± i ,

8 entier ordinaire quelconque, as0', y0' solution particulière. Uors, px' f Vv'>o donne, puisque Sx + 6'y = o,

d'où le signe de e. Et enfin

o < e[«(se,' 4- 8«) + a'(y/ + 6 y)] < 7

ou

o<e(M + 8ç)<çi ir-.n-xx + y.'y — (j)

donne 9 sans ambiguïté.

On trouve ainsi une et une seule base canonique pour le module considéré.

NOTE V (ANNEXE AU § Il8),

Par Th. GOT.

Détail de la démonstration de la seconde expression du nombre de classes d'idéaux du corps circulaire des racines iièmes de l'unité, 1 étant premier.

On part de la première expression, transformée à l'aide de l'identité d'Euler :

y.A = IILim II 1

On a, pour n non divisible par / :

WtI TH. GOT. NOTE V.

v désignant l'indice de n par rapport au module / et à une racine primitive r(r = n, uiod I) ; et, pour n divisible par /, on pose :

îa-

Si n' = n, (/), on a v' = v, ( /— i); donc

Ki-ra-

el l'un a, par suite,

*='-< rA-n* /ii i \

= '.=i LU W + (^H7 + (A- + a// + ' ' ' J '

Mais

- = — / e-"'r-'ii(

n r(s)Jo - + + ...=■=!- f^f-dUe-" + e~(k *' + ...) = -!- r € *' „ i—d/ .

y.A=:IIlim f° ^L. ^- S e"'e '"

Donc, comme r(i) = r , Posons

y./i = IIlim /

F (e~ ') = o pour / = o, car ^ e'— ' =o. Donc, ¥u(e~') est divisible par

F le"') i — e~' , connue i — e ", et la fraction — - — — , reste finie pour t = o; on a donc :

F„u'-' i/*-(// /"» Fv(e-')dt

/•»F„ic-'ir-'(// /""F

s=i ./o i — t Jn i

Posons e ' = x, e '/Il = — dx. L'intégrale devient

' FJx)dx

En décomposant en fractions simples, "il a :

y." — e i -</•-• fc=i i

A-=l Si*

en posant 0 = el— '.

.S'o(7 « impair. — On a :

D'ailleurs.

jf-As--(-ÇK

L désignant la partie réelle du logarithme.

Pour deux valeurs </. q' complémentaires à /. le L a même valeur, et

indq'=mdq + -^^, e"",,,d«' = — e~"" ''.

car u est impair.

Les termes logarithmiques se détruisent donc dans la somme.

Puis - S8 uind* = o, car u==o, {I — 1 > .

Reste ^v7f,-»in'";

et par suite le produit relatif aux valeurs impaires de u se réduit à

7] J IIF.(e ' ) nSç8»tad«.

(On a changé H en 0~' dans le second produit, ce qui est permis, les valeurs de u étant deux à deux complémentaires à / — 1.)

îi-

Quant au premier produit II„F„(<? ' ), on remarque que, d'après des formules de la division du cercle ,

■li- 2i-

F„{e-T)xFl i,Xe~T)=±l, suivant que u est pair ou impair, et que

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