‹ Théorie des corps de nombres algébriquesChapitre 30 sur 136 · III/,.III · texte numérisé non relu

III/,.III

comme on a nécessairement |n(a)| ^>- i, il en résulte |/,| >i, el par suite | \.'/| > i. Le théorème 44 est démontré.

Il résulte, d'autre pari, des inégalités |/, | > i, |/,| < i. |/J < i, \J'm\ < i, que x est un nombre du corps k±=kM qui diffère de tous ses conjugués, c'est-à-dire que la

différente 8(*)=|=o. D'après une remarque faite précédemment, y. esl un i bre qui

détermine le corps k.

D'autre part, connue il est un nombre donné, on voit, d'après le théorème i3, qu'il n'y a qu'un nombre limité de nombres entiers algébriques de degré m, qui, avec leurs conjugués, satisfont aux conditions (9), ce qui nous démontre immédiatement le théorème 45.

Le théorème 4'i exprime une propriété essentielle des corps algébriques : il nu m Ire que le discriminant de tout corps contient au moins un nombre premier.

En employant au lieu du lemme 6 un théorème plus profond dû également à Minkowski, le même raisonnement nous aurait montré que le discriminant d'un

— el a plus

corps de degré m dépasse certainement en valeur absolue (

forte raison

zi'a (,

où r, désigne le nombre de couples de corps imaginaires

qui se trouvent parmi A'*'1 k . \ Minkowski '>-- :t.]

Ce dernier fait, appliqué de la même manière, montre que parmi les corps de tous les degrés possibles il n'y en a qu'un nombre limité ayant un discriminant donné il.

De ces mêmes principes, nous tirerons encore une conséquence très importante pour le chapitre vu. [Minkowski '•'.]

Théorème 46. — Soit a un idéal donné du corps k, il y a toujours un nombre x du corps différent de o divisible par a et tel que

|/iû)|<U(a)v/</|.

Démonstration. — Soient

',„="„,.'•',+ ■■• +ammtùm

les m nombres de base de l'idéal a ; formons comme nous l'avons fait précédemment, au moyen de w, io,„, m formes linéaires /' /'„, à coefficients réels; la valeur du

•J 1 III tr 1 * ' 4/ lit

déterminant de ces m formes sera

wm' ' in in

u; '. • ■• , «om

qui, d'après le théorème 19, égale en valeur absolue [n(a)y/a|. Si maintenant nous

attribuons aux m formes/,, /, , ... , /„, l'une des constantes réelles ■/.,, x, •/.,„ dont

le produit = | n{a)\/d \ el qui satisfont aux conditions %t=.%j dans le cas où km et A'1"1 sont des corps imaginaires conjugués, le théorème 4G résulte du théorème 42.

<i 19. — Le théorème qui prouve l'existence des unités du corps. — Un théorème

Al XILIAIRE Al SUJET D'UNE UNITÉ POSSÉDANT UNE PROPRIÉTÉ PARTICULIÈRE.

Le théorè qui va suivre, relatif aux unités du corps k, nous donne la base fondamentale d'une étude plus approfondie des nombres entiers algébriques.

Mais tout d'abord nous appellerons unité du corps /.• tout nombre entier e dont la

valeur inverse - est encore un nombre entier, La norme d'une unité = -t- 1, et, réci-

proquernent, si la norme d'un entier du corps =-t- 1, ce nombre est une unité du corps.

Théorème 47- — Supposons que pu nui les m corps conjugues kM, ... , A'1'"' il y ait i\

corps rccls et r = ■ corps imaginaires conjugués . le corps k = kM contient un

système de r==rt + /■„ — 1 unités s, s.r telles que loule outre unité du corps peut

être mise sous Informe e = pî"' ... 1"' et relu 'l'une seule manière, a,, ..., ar étant des nombres entiers rationnels et p une racine de l'unité située dans k.

Tour préparer la démonstration de ce théorème, nous ordonnerons les m corps conjugués A''1 A-1'"' de la façon suivante :

Nous écrirons d'abord les ri corps réels ku) A1'1, puis nous prendrons un corps

de chaque coupl'e de corps imaginaires conjugués A1''' '', ..., k{r< " ~r*' , et nous ferons

suivre ces derniers de leurs corps conjugués k,r< "'= " A'"'1. Nous formerons,

avec m variables réelles quelconques B,, h,, ..., (;„,, les/» formes linéaires

et nous écrirons £, = ?. Si ;,, ..., ;,„ sont tous =|= o, nous poserons, dans le cas de kM réel :

iog|5,| = /.(S).

et dans le cas où Alv| et A'1'1 sont des corps imaginaires conjugués :

logtf.) = K<$ ril,.(\).

où /,(?), ..., /,„(;) sont tous des grandeurs réelles et où en particulier les formes /,-(5) satisfont à

les grandeurs lt(£) '«(9 ""' donc une détermination unique en fonction des

variables réelles ut, », um, nous les appellerons logarithmes de la/orme -. De plus,

si l'on désigne par ///( |) la partie réelle du logarithme de n(E)> "" ;1

Si u »„, sont des en tiers ratii mnels qui ne sont pas tous nuls, r = ;, représente un nombre i =|= o du corps k = kM. Les grandeurs /,(£) Ij'zi son! alors

parfaitement déterminées par y. et nous les nommerons les logarithmes du nombre x.

Si £ est une unité du corps k, on a en vertu de n(s) = -H- 1 :

Par contre, les logarithmes /,(?), .... /,„i;i aous donnent pour les variables

a,, »... .... um ■/' valeurs, car les i\ valeurs réelles jjt, ;, ; ne sont déterminées

qu'au signe près, tandis que les valeurs imaginaires conjuguées ; , :m sont

parfaitement déterminées.

Nous aurons à nous servir du déterminant fonctionnel de ces relations; nous désignerons le déterminant fonctionnel des fonctions /,. J\ fm des variables x ,

X, œmPar " — "

On a entre les valeurs absolues les relations

et en multipliant ces deux relations nous aurons

..,ljl)

Dans ce qui suit, nous considérerons surtout les r premiers logarithmes de la forme : ou du nombre a. Pour ces r premiers logarithmes, on a évidemment

UVr.) = Ijz) + IJr,) ) fé(«P) = *,(*) + /,(?)

Nous démontrerons dès lors le

Lemme c). — 11 y a toujours dans le corps k une unité s qui satisfait à

ri/,u) + ...+vr/r(eH=o

où Yi- ïs' •••'T, son' c'cs constantes réelles quelconques données qui ne sont pas toutes nulles.

D. IIILBERT.

Démonstration. — Soit co un nombre quelconque du corps qui n'est pas nul ; posons pour abréger

L(M)=>,ït(u) + ... +Y,', («■>):

déterminons ensuite un système de ;• grandeurs réelles telles que y,\ + ••■ + fr\ = i,

et posons

où £ représente un paramètre arbitraire.

Nous distinguerons deux cas suivant que les m corps conjugués kM fr,ml sont

réels ou non. Dans le premier cas, nous attribuerons aux r = m — i corps fc'1' k<r)

les grandeurs A,, ..., A et au dernier corps /i,m) la constante

Dans le second cas. nous attribuerons aux corps kM, . .., A''' les grandeurs A, \,.

et au corps imaginaire /.■'' ' '' nous ferons correspondre

Sfd' i

Enfin, aux m — r — i corps imaginaires qui restent /f(r"1"*1, .... A•,"',, nous ferons correspondre les mêmes constantes que celles qui correspondent déjà à leurs conjugués, nous désignerons ces constantes par Ar+!, .... A,„.

Dans les deux cas

et les constantes A,, ..., A„, remplissent les conditions imposées aux constantes

•/.,, y.,, •/.,„ du théorème 42.

Il y a donc, suivant ce théorème 42, un nombre % du corps k différent de zéro et lel que

(10) l*wl«A„ .... I*MK-V„,

et par suite tel que | n(a) | -^ | \/d\. Mais comme |/i(a)|^>r, on a pour toutes les valeurs de s = 1, 2, ... , m

wl>

si donc nous tenons compte de

."-"lia" "lia""'!

et de

\s...\m=Wd\

THEORIE DES COUPS DE NOMBRES ALGEBRInl I S.

il en résulte

kwl>

\\ÏÏ\

Désignons la valeur réelle de log | \/il\ par î, ( 10) et (i i) nnus donnenl

OU <)< | / , ( a ) — Vi-^ aS

On voit donc que l'expression

est comprise entre deux limites finies ot et 2a>2,. qui ne dépendent que de d et des valeurs y( •-.. mais qui de dépendent pas de la valeur du paramètre /.

Soit une grandeur A > 3, — 5, et donnons à / successivement les valeurs / = o,

A, 2A, 3A on obtiendra une suite infinie de nombres a, |i, y dont les normes

prises en valeur absolue sont -^|y/'/| et qui de plus satisfont aux conditions b -,)< Lt fi) <L( -,)<....

Comme les nombres rationnels qui en valeur absolue sont -^ | y (l\ ne contiennent qu'un nombre fini d'idéaux différents en facteur, la suite illimitée d'idéaux principaux (a), (3), (y), ... ne peut contenir qu'un nombre limité d'idéaux différents, et par suite on trouvera une infinité de fois dans cette suite deux idéaux égaux. Soit, par

exemple (a) = (3), alors z = - est une unité, et cette unité, a cause de

L(e) = L(8) — L(a)>o, remplit les conditions du leniine q. ■

§ ao. — Démonstration de l'existence des i nui'-.

Pour démontrer dès lors le théorème h~, nous choisirons dans k une unité t\t conforme au lemme g, telle que /i(y;c)^j=o, et ensuite une unité r,, telle que le déterminant

ensuite une unité rl3 telle que le déterminant

KM. ',(*),)> iJ:0 '.'V- WnO. KM tOO. /,w. /,(*„)

et ainsi de suite, on parvient ainsi finalement au déterminant

/.U) hM

Par suite, si II est une unité quelconque du corps, les r premiers logarithmes peinent toujours être mis sous la forme

/,(H) = (.,/,(Yl,) + ...+e,./1(-n,.),

/r(H) = e.^Oi,) + ...+ep/p(7|r)

où e , c;. sont des grandeurs réelles. Cette représentation montre à son tour que

l'on peut écrire

/. < 1 1 ) = rV.Ou) 4- • • • + "',/,(v) + E, .

/,( Il 1 = »,,/^,,)+... +7»,. /..(y,,.) + E„

où /h m sont les plus grandes valeurs numériques rationnelles entières contenues dans e . ..., er. Les nombres E,, ..., E,, sont à leur tour de la forme

Er=v.ilr(ril)+... + i>.rlr (ti,.).

Comme ici a, , . . . , ;.*.,. sont des valeurs réelles ^ o et < i , les valeurs E, Er

prises en valeur absolue sont inférieures à une limite y. qui ne dépend pas de II, c'est-à-dire que les r premiers logarithmes de l'unité

"1, ■•■7lr

siuil tous inférieurs à la limite •/.. Mais comme

Z1(H)-4-,..+Zr+1(H) = o.

la valeur absolue de /,....,( II) est inférieure à ;-/., et on a les inégalités

|H,,,||<e", ..., |HW|<«*, \Wr+l)\<Jir",

c'est-à-dire que toutes les valeurs conjuguées de l'unité II sont, en valeur absolue, inférieures à er*.

D'après le théorème i3, il n'existe qu'un nombre limité de pareilles unités. Désignons-les par II,, II,,: il en résultera II = Ils ou II = HSV"' ■ ■ ■ \"r où S est l'un

îles nombres i, a ('■• Soil II, l'une quelconque des unités II, II,; et for-

THÉORIE l>i:s CORPS DE NOMBRES ALGEBRIQ1 I S. '|i|

nions les G+i premières puissances de II,: d'après ce qui vienl d'être dit, deux quelconques de ces puissances pourront être mises sous la forme

Hs-tf

et

où Hs représente chaque fois ta même de ces (! unités; leur quotient pourra donc

être mis sous la forme '',"''••• v' • Nous avons donc démontré qu'à toute unité II1

correspond un exposant MT tel que M,1 soit un produit de puissance des unités

r,., . . . , 7jr. Soit M le plus petit nrultiplç commun des composants II, Il, . cet

exposant G aura la même propriété pour toutes les (i unités 1 1 1 II,.. el il en

résultera que les r premiers logarithmes d'une unité quelconque II admettent la

représentation

/ il,. »',W+--- +»',/,"„■ 1 M

où ni mr sont des nombres entiers rationnels.

En appliquant dès lors à ce système illimité de logarithmes de toutes les unités du corps le raisonnement appliqué paragraphe 3 pour le théorème (5) relatif à l'existence de la base du corps, on arrive au résultat suivant. Il y a un système de r unités e , ..., e telle que les logarithmes d'une unité quelconque II du corps puisse s'exprimer par

f,(H) = a,Zi(0 + ... + <M.(0.

f,(H)=. a.I,(0 + •■■+<*, Jr(0 où a , .... ar sont des entiers rationnels. Le système d'unités e, =r satisfait aux

conditions du théorème !\- .

En effet : Soit II une unité quelconque, dont les logarithmes ont la forme précédente. ==? est une imité dont les logarithmes sont évidemment tous nuls.

£','• • • • <"" Une telle unité p est nécessairement une racine de l'unité; car, d'après ce qui a été

démontré. sM =z -<•,'"' . .. y,"''' où m, mr sont certains nombres entiers rationnels.

En passant aux logarithmes on voit que

Page 1