‹ Théorie des courbes et des surfaces du second ordre, ou Traité complet d'application de l'algèbre à la géométrie;Chapitre 210 sur 233 · CHAPITRE XllI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XllI

Discussion de Véquation générale des surfaces du

second ordre.

6tf4. De même qae toutes les couii)es du second ordre sont renfermées dans Féquation générale du second degré à deux variables j de même l'algèbre nous montre que toutes les surfaces du second ordre sont comprises dans Féquation générale du second degré à trois variables #

Cette équation générale est de la forme

-+- F/a 4- Gor -H Elr 4- I« -h K ) ^'*** ^ ^ ^

dans laquelle les axes des or, desj^ et des 9 sont supposés rectangulaires. Pour faciliter les élévations au carré dont nous aurons bientôt besoin , remplaçons les constantes par d'autres constantes, en supposant

D = 2D', E=2E', F=aF', G=raG', H = 2fl', Irézl', et réquation (548) deviendra

Ax»-+- Bj* H- C«*-f- aD'jrj -h aE'xz H- 2F>

-f- aG'jr 4- 2H'7-+- 21'» •+■ K

6tR$. Faisons une observation qui tendra à nous délivrer de cette multitude de lettres employées dans cette équation , c'est que les variables y sont distribuées en trois classes , savoir :

I®. Les Crois termes de carrés des coordonnées; 2^. Les trois termes de rectangles ; 3^. Les trois termes de variaUes élevées seulement à la première puissance.

\ 4^^ TSÉOKl^ DES SUftFACES DU SECOND ORDRE.

Représentons les coefficients des termes carrés par L^ M, N; Les coefficients des termes de rectangles par L', M', N';

Les coefficients dè^ premières puissances des variables^, par

et l'équation (549) Pourra être mise sous cette forme

Cette équation , ordonnée par rapport à ;s et divisée par le coefficient N de z*, devient

' Lj:' 4- %•'+ 2 ( L'-=cr + L''»^ + M^» -f- K ^ ~ ^'

et, en représentant* par Y la foQction de ^^ dey et de K qui vient après les termes en z' et «en z , il reste

et', en résolvant cette équation , nous aurons

. = ^j ±\/^ jj J -\.

Si Ton met à part le radical , on voit que l'équation

est celle d'un plan sur lequel les ordonnées z sont située^; mais si Ton a égard au radical , z a toujours deux valeurs égales,

/M'a:-|-NV-4-N'''\ Tune représentée par — I — — \ -^ le raéUcaly

et l'autre par — - ( :^ — ■ — y— le radical;

DISCUSSION DE l'ÉQU AT. G^IféBk DES SURlFAC. DU 2^0EDRE. 4^3

ce qui montre que toutes les cordes parallèles à Taxe des z sont partagées eu deux parties égales par le plan dont Téquation est

Ce plan y qui passe par le milieu de toutes les cordes parailèles à l'axe des z , est ce qu'on appelle le plan diamétral.

Ce plan est oblique à celui des x, y, puisque, s'il lui était parallèle, au lieu de Téquadon (55 1) on aurait

. z = constante \

mais les ordonnées z, étant perpendiculaires au plan des x^ y, doivent nécessairement couper obliquement le plan auquel se rapporte l'équation (55 1) , parce qu'il est incliné au plan des x^ y,

6S6. Ce plan, qui coupe (art. 688) toutes les cordes paraU lèles à l'axe des z en deux parties égales , coupe de même la corde dont l'axe des z est la moitié. Cette corde , que le centre coupe en deux parties égales, est donc un diamètre,

687. La position du plan des x, y étant arbitraire, supposons que ce plan ait été mené parallèlement au plan diamétral que nous venons d'établir ; les cordes comprises entre les deux plaûâ ne cesseront pas d'être obliques, puisqu'elles n'ont pas changé à l'égard du plan diamétral auquel on vient de démontrer qu'elles étaient obliques, et qui a toujours gardé la même position à l'égard de la surface. Dans ce cas l'équation du plan diamétral , au lieu d'être

se réduira à

z = constante y

d'où il suit qu'on devra avoir M' = o, N' = o ; et l'équa^tion (55o) de la surface , perdant les deux termes 2M^xz et 2N'/2, deviendra

L4:'+M/'+Nz'4-2L'j:jr-j-iLV-h2M'>^-2N''z-f-K=o.. . (55^)

61(8. £n cette nouvelle position du plan des x^ y, et sans déranger Torigine » changeons dans ce plan la direction des axes des X et des ^ à Taîde de la transformation ordinaire des coordonnées duchap. XII. Nous pourrons faire évanouir le terme en xj, et alors , faisant passer dans le second membre la nouvelle constante que cette transformation amènera ^ et en la désignant par P, réquation (552) prendra cette forme (*)

La:^-f-Mr'-hNz'-f-2L"a?4-2M'>-f-2N"z = P. . . (553)

6tf0. Jusqu'à présent l'axe des % et l'origine, pris au hasard primitivement, n'ont pas changé de place; dérangeons maintenant cette origine en faisant

Cette substitution dans l'équation (553), en supprimant les accents des variables devenus inutiles , parce que nous ne considérerons plus les anciennes coordonnées , nous amènera le résultat

Lx>-MM[r'-f-N4'-j-2 (L'*— La)x-4-2 (M"— M6)j-f-2(N"— N7) z\ ,

— La»— M6»-. Nv^-h 2L"a -f. iWt -|- 2N"7 J — P. • • (554)

Égalant à zéro les termes qui dans Téquation (554) contiennent dî , ^, « au premier degré , on obtiendra ces équations de condition

L' — La=:o, M" — MS=o, N" — «7 = 0, et l'on déterminera ainsi a , 6 et 7,

^=î7' ^=m"* "^"sr^* • • " ^^^^^

réquation (554), ^"^ vertu des équations de condition (555),

(*) Observons que les constantes L", M", N", P n'auront plus les mêmes Talears qu^elles ont dans Péquation (55a).

( **) On aurait pu également supposer x = x'-»-a, j^=:j''-<-6, » = «' 4- y, puisque « , 6 , y sont des valeurs générales qu'on détermine ensuite; mais nous leur donnons le signe négatif pour que ces valeurs soient positives dans les équations (555), que nous allons obtenir.

DISCUSSION DE l'ÉQUAT. G£N£R. DES SURFAG. DU 1^ ORDRE. 4^5

ayant perdu ses termes affectés des premières puissances des variables j représentons par R les termes eonstanl;s , elle se réduit à

Lf' H~ M/' -h Nii» = R (556)

660. Si, dans Tune des équations (555), un dénominateur est nul , la valeur du premier membre devient infinie ; par

exemple , si Tî = o , on a

7 = — =Qo; o

mais alors la troisième des équations (555) ne peut avoir lieu ; car Tî , étant nul , ferait disparaître le terme Nz' de Téquation (553) ; et comme , d'un autre côté , la troisième des équations (555) n'exprime plus une valeur finie , le terme qui contient z au premier degré ne peut s'évanouii'.

661. Dans ce. cas, au lieu d'éliminer à la fois les termes affectés des premières puissances des variables , ce qui devient impossible, on peut, dans l'équation qui, par hypothèse , a perdu son terme en Nz*, faire disparaître encore trois termes de cette équation , en égalant à zéro les termes en or et en / et la somme des termes constants de l'équation (554). ^^ opérant ainsi , nous aurons ces trois équations de condition

L" — La=:o, M" — M6 = o,

p 4. La^ -H M6' — 2L' a — 2M"e — 2N' 7 = o ; d'où nous tirerons

662. Les équations (557) faisant disparaître (*) ^^ l'équation (554) ^^ termes en x et en j au premier degré et le terme constant , cette équation prend la forme

Ma7^ -h 1N>'' =r 2Q3; (558)

(*) Ne perdons pas de vue que le terme en z* n'existe pas , attendu que son coefiicient est nul da^is Thypothèse da Tart. 660.

mais il peut arriver que la valeur de 7, déterminée par ia dernière des équations (557) ' ^^ ^'^^ dépend la disparition du terme constant de Téquatîon (554) ' ^^ é|;alement infinie ; c'est ce qui a lieu lorsque N^'^o, Dans ce cas, l'hypothèse N7 = o, qui entraîne la disparition du terme en s, jointe à Thjrpothèse de N''= o , nécessitera aussi l'évanouissement du coefficient 2 (N" — N7 ) de i au premier degré de l'équation (554), quel que soit z ; et comme les valeurs de L, de M, de L" et de M", qui entrent dans les seconds termes des premières des équations (557), ne sont pi nulles ni infinies , les valeurs de a et de 6 s6nt possibles , et par conséquent Jfbnt évanouir les termes qui contiennent or et ^ au premier degré dans l'équation (554 ) > qui , dans sa réduction , prend la forme

I^» -4- Mj» = R.

Nous reconnaîtrons bientôt que , dans ce cas , la surface est cylindrique. A l'égard des hypothèses où deux et même trois des coefficients des carrés des variables seraient nuls, nous verrons qu'elles nous ^conduiraient également à des surfaces cylindriques ou planes.

665. Il suit de ce qui précède que, hors les cas exceptionnels et celui des surfaces coniques , dont nous nous occuperons aussi , toutes les surfaces du second ordre se rattachent à ces deux équations

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