VII. — Caractère invariant de l'intégrale de seconde espèce
24. JNous avons maintenant à montrer qu'une intégrale double de seconde espèce reste une intégrale de seconde espèce quand on effectue sur la surface une transformation birationnelle. Nous avons déjà \\\ (n° 2) que la forme des expressions
est invariante relativement à toute transformation birationnelle, mais cela ne suffit pas pour établir l'invariance des intégrales de seconde espèce. La difficulté provient des points fondamentaux
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que peuvent posséder les transformations birationnelles. Soit, sur la surface
un point A, que l'on peut évidemment supposer simple, qui soit un point fondamental de la transformation, c'est-à-dire qu'au point A de f correspond sur la surface transformée
une certaine ligne. Envisageons une intégrale I de seconde espèce de la surface F et reclierclions si sa transformée i relative à la surface y possède au point A le caractère d'une intégrale double de seconde espèce. L'intégrale i pourra devenir infinie le long de certaines lignes
passant par le point A; il résulte de ce que i est la transformée d'une intégrale de seconde espèce de la surface F, que l'on peut retrancher de l'intégrale i une intégrale double de la forme
ih = .,.,...,k) ff('-RlL^'l±\d.cly j (U/- et V. ration-
telle que la différence de ces deux intégrales reste finie dans le voisinage de A sur la courbe F^ (en dehors de A). Nous allons voir que cela suffit pour affirmer que l'intégrale i présente en A le caractère d'une intégrale de seconde espèce.
Les axes des coordonnées étant supposés arbitrairement situés par rapport à la surface, nous écrirons i sous ia forme
les polynômes R de x ei y étant irréductibles et premiers entre eux, et s'annulant en A, tandis que A(^,jk, ^) est une fraction rationnelle de ^,y, z qui reste finie en ce point. On peut, par hypothèse, retrancher de i une intégrale
telle que la différence des deux intégrales reste finie dans le voisinage de A sur la ligne ^^ (en dehors de A ) ; nous supposons que
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pour r^ on ait B.^(x, y) ^ o. En décomposant, comme nous l'avons fait à plusieurs reprises, U^ et V^ en éléments simples, nous ferons ainsi disparaître Rj du dénominateur, mais en introduisant à la place une certaine puissance de ^ — a (on désigne par a l'abscisse de A). En continuant ainsi de proche en proche, nous retranchons de i une intégrale de la forme
de telle sorte que la différence soit de la forme
la fraction rationnelle B étant finie en A. Cette dernière intégraley est évidemment telle que l'on peut en retrancher une intégrale de la forme tant de fois considérée, de façon que la différence reste finie dans le voisinage de A (en dehors de A) sur la ligne ^ = a. En faisant les réductions les plus élémentaires, nous sommes ramené au cas de a = i et nous avons, par suite, en ayant fait seulement des soustractions du tjpe voulu, l'intégrale
C(^, jK, z) étant finie et déterminée en A. Nous pouvons d'ailleurs supposer que la courbe pour laquelle on a
ne rencontre pas le plan ^ =: a en un point dont la coordonnée y soit égale à h (en désignant par b la seconde coordonnée de A); dans le cas contraire, en effet, il suffirait de faire tourner les axes Oy et O.z dans le plan des zy sans changer l'axe Ox.
Ceci posé, d'après nos hypothèses, on peut retrancher de l'intégrale (2) une intégrale de la forme
fjijV-'^m^'^^
[où R(x, y, z) est une fonction rationnelle], et telle que la différence des deux intégrales reste finie dans le voisinage de A (en
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dehors de A) sur la ligne x ^::^ a. Ceci entraîne l'identité
/^1^,7tO ày
R(«^r, C) [sur la courbe /(a, jK,0 = o].
D'après ce que nous avons dit, la fonction rationnelle C(a,j)/', Ç) reste finie pour les points de la courbe /(a, y, (^) = o, qui correspondent k y = b. Donc, on peut mettre l'expression
sous la forme
M étant un polynôme en y et Ç, et R(y) ne s'annulant pas pour yz=zb. Par suite, si l'on retranche de l'intégrale (2) l'intégrale
on aura une différence qui sera de la forme
S{x,y,z)dxdy,