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IV. — Étude de quelques cas particuliers

18. Nous avons déjà eu Toccasion d'utiliser la facilité avec laquelle s'appliquent les théories générales aux surfaces dont l'équation est de la forme

A la vérité, elles ne rentrent pas dans la catégorie des surfaces que nous avons appelées à singularités ordinaires, mais cependant avec peu de modifications les théorèmes généraux trouvent encore leur a|i|)lication (voir, en particulier, Chap. IX, p. sfS). Ainsi, toutes les intégrales doubles de seconde espèce, relatives à

THÉORIE DES INTÉGUALES DOUBLES DE SECONDE ESPÈCE. SfJ

la surface précédente, sonl réthiclibles à la forme

l'i .r, y ) dx cly

in

'jy^^ï)

V élanl un polynôme en x et y.

De plus, le degré du polynôme P est limité. On le montre par une analyse analogue à celle delà page 182 de ce \ olume, en soustrayant des expressions de la forme

U et V étant des polvnomes en x ely.

11 sera, en général, simple d'écrire cpie l'intégrale double (i4) est de seconde espèce. Prenons, par exemple, le cas où /(x^j') serait un polynôme en x el y de degré 2/?, en supposant rpie la courbe

réductible ou non, n'ait que des points doubles à tangentes dis-

linctes, et n'ait que des points simples à linfini. L'intégiale reste

Jinie j)Our .r et jk finis (le cas des points doubles de lacourbey'^o

se traite comme le cas des points doubles isolés dune surface,

page 121, du Tome I). Il reste à étudier les points à l'iniini; on

posera à cet effet

Si l'on a

lintégrale se trouvera ramenée à

Xy-v'F(X7Y^

Le seul cas à examiner est celui où l'enlier v. est posilil. En appliquant les indications de la théorie générale, on ramènera, par des soustractions convenables, ce cas à celui où ;j. ^ 1 , et l'on doit alors écrire que les résidus de l'intégrale

Q(X, \ )d\d\' 'x/fTxTT;

3l8 CHAPÎTUE X.

relalifs à X = o, sont nuls, ce f|ui se fera en écrivant que rinlégralc livpcrellipliquc

se rcJalt à une fonclion algébrique.

On a supposé plus haut (\ne J\x,j') était de degré 2 p; si y est de degré 2 /? + i dans la surface

il suffira de poser

pour avoir une surface

où/, sera de degré pair et jouira des propriétés indiquées.

19. Aous nous l)ornerons, pour le moment, à examiner un cas 1res particulier, où nous pourrons utiliser quelques résultats du (jluipitre précédent. Faisons seulement une remarque générale. Nous avons envisagé (p. 253) le nombre p relatif aux surfaces spéciales ( ' )

Si ce nombre 0 est éizal à zéro, on aura le résultat suivant : Toule expi cssion

susceptible de se mettre sous la forme

ôx ' ôy j)0urra s'écrire

M et N étnnt des polynômes en x à coefficients rationnels en ^\

(') l'uiir ces surfaces spéciales, le nombre 0 présente une grande analogie avec le nombre désigné par la même lettre pour les surfaces à singularités ordinaires: aussi avons-nous conservé la même notation, quoiqu'il n'y ait pas d'identité à établir entre les deux nombres. Ici le nombre 0 peut être égal à zéro, taudis que précédemment il était au moins égal à un.

THÉORIE DES INTÉGRALES DOUBLES DE SECONDE ESPÈCE. Sig

20. Envisageons, en parliciilicr-. les surfaces de la page 2;4,

où/(^') el f{y) sont des polvnomcs arbitraires de degrés ip + i

Par (les réductions tout élémentaires, il est clair nue toute intégrale double de secomle espèce est réducliblc à la forme

P(.r, j^) dx dy

où P{x,y) est un polynôme en x et r, de degré 2p — i par rapport à X, et de degré 2q — i par rapport ky. On va montrer cpie, si les polynômes /et F ne sont pas particuliers, aucune intégrale de ce type n'est réductible à la forme

-— I dx dy.

Ox Oy /

En elFet, pour les surfaces précédentes, les seuls cvlindres

(où Y est un polynôme en x, de degré au plus égal à p), qui

coupent la surface suivant deux courbes, se réduisent k x := a

a étant racine de/. Donc A et B peu\ent être ramenés à la forme

J\x)-J- \Jf{x)¥[y)

\j étant un polynôme en x à coeflicients rationnels en jk- Mais le facteur /(x)'-' du dénominateur peut lui-méine disparaître, en relrancliant, par exemple, de B une dérivée partielle convenable par rapport à x. Finalement, en a|)pli(|uanl à ce cas particulier les métliodes générales de la section précédente, on voit que B peut être supposé de la forme

les a étant rationnels en j-. Si donc

p. ET S., II. 21

est susceptible de la forme

dx ày

on devra pouvoir déterminer les a lationnellement en >', de telle sorte que la différence

P(a7,jK) à

aiip2p-i

yJf(x)V{y\

regardée comme fonction de x^ soit la dérivée, par rapport à x^ d'une fonction rationnelle de x et \/f{x). Mais ceci est impossible, car, P[x,y) étant par rapport à j; de degré 2/7 — i, cette différence est de la forme

èi.r2/'-i.

les a dépendant dey seul. Or, une telle expression ne peut être la dérivée d'une fonction algébrique que si tous les h sont nuls. Donc, si l'on pose

P{x,y) = Ai^2/'-i -u. . .+ A2/,,

les A étant des polynômes en y de degré 2q — i, on devra avoir

s/Fiy) ày

mais ceci est impossible, car

/FÔÔ'

où Ai est un polvnome en y de degré 2q — ^ i, ne peut être la dérivée d'une fonction algébrique.

Nous arrivons donc à la conclusion suivante : Pour la surface

z.^- = /ix)F(y),

le nombre Oq des intégrales doubles distinctes de seconde espèce est égal à

Ceci suppose que les polynômes /(x) et F (j^) sont des polynômes arbitraires de degrés 2 /? -h i et 2^ -(- i.

21. Arrêtons-nous plus parliculièrement sur le cas où /(.r) et V(y) sont du troisième degré. Nous pouvons énoncer alors avec plus de précision que la surface

aura quatre intégrales doubles distinctes de seconde espèce,

ou que

si l'on ne peut satisfaire à l'iV] nation

dx ^ dy

C étant une constante convenable, par une fonction rationnelle .27 dejK, ne se réduisant pas à une constante (t'Oï/* p. 256).

Soient, e?i particulier, les poiynoinesY et f identiques. Nous ne serons pas alors dans le cas précédent. On a vu que, en laissant de côté les sections x ^^- a [a étant racine de/), le nombre p est égal à l'unité. Nous aurons alors une intéffrale de la forme

A ^- B 3" H- GjK ^ D xy

dx dy

(A, B, C, D étant des constantes), qui sera réductdjie à la forme

dx dy.

Cette intégrale, qui ne se rencontrait pas tout à l'heure, pourrait se déduire d'une analyse analogue à celle du n'' lo de ce Clia|)itre; cette analyse fait correspondre au couple de courbes correspondant à

une intégrale de la forme indiquée. On l'obtient encore en appliquant l'identité classique déjà rencontrée {voir notamment page 262)

Le polynôme \][x,y) en .2; et ^ n'est [)as du premier degré par

rap|j()ii à x et par rapport à y, mais par la soustraction d'une ex|jression

â dx

'^yV^.f\^)fiy)\

où M et N sont des poljnomes en x et y, on peut ramener U à avoir la forme

A -h B r -f- Cy -+- D xy

(A, B, C, D étant constantes), et l'on a alors une identité

A H- Bar-f-GjK+ P-r»' ^V R(?,jO "1 <L\ S(.r,.r) 1 \/J{x)f{y) ~ àx\{x—y)z\ ' dy[(x—y)zj

OÙ R et s sont des polynômes en x el y. D'ailleurs R et S ne sont évidemment pas nuls identiquement, et il en est, par suite, de même du premier membre, comme il résulte du n° 21 du Chapitre IX (p. 263).

11 y a donc une intégrale de la lorme (lo) qui est réductible, et, par suite, le nombre Oo est diminué d'une unité. R n'est pas diminué de plus d'une unité ; c'est ce qui résulte de ce que l'on peut former une intégrale de différentielle totale ajant comme courbes logaritlimiques le couple de courbes correspondant à x =y, et un couple quelconque de courbes correspondant à un cylindre rjil^x, y) = G (page 261). Nous avons donc pour la surface

le nombre Oq égal à trois (po = 3). Ceci suppose toutefois, rappelons-le, que, pour le polynôme du troisième degré /{x ), les fonctions elliptiques correspondantes n'admettent pas la multiplication complexe.

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