Si on remplace a par un nombre a' tel que a
Valeurs approchées d'un nombre 23
k étant entier et > l, on reconnaît que dans la suite qui remplace (l), soit
figurent les termes de (1)^ en particulier na et (n + l)a, de sorte que la valeur approchée par défaut à a' près de X, n'a', est au moins égale à na; de même, (n'-i-i)a' est au plus égal à (n -h i)a.
Prenons une suite de nombres rationnels positifs si, a^, ..., a„, ... tels que les quotients — > — ? ...,
soient des entiers supérieurs à 1: /^i, ^s> •••9 ^n» •••; ( On peut prendre par exemple «n = -77^- ) • I^^lï^s ces conditions, a„ tend vers quand n croit indéfiniment, car
finit par être inférieur à tout nombre positif donné.
En désignant par (i„ et v^ les valeurs approchées de X à a„ près, par défaut et par excès» on a
(i) Wi < Wj < . . . < w„ ^ . . . ,
(3) Un<,y^< Vn,
Si on désigne par \l la borne supérieure des w^,, par v la borne inférieure des v^ on déduit de (3) :
Je dis qu'on ne peut avoir tx<v, car alors soient deux
24 VALEURS APPROCHÉES d'uN NOMBRE
nombres rationnels a, by tels que
HL<a<6<v;
prenons n assez grand pour que
On a Un<a<:b<^Vn,
d'où
ce qui contredit (4).
Ainsi on a fJ^ = '^»
d'où
X = (Jl = V.
Ainsi X est la borne supérieure des nombres u„ et la borne inférieure des nombres Vn ; c'est aussi, par conséquent, la limite commune des deux suites (1) et (2). Donc :
Tout nombre peut être considéré comme la limite d'une suite de nombres rationnels non décroissante ou non croissante.
Si X est irrationnel, aucun nombre w„ n'est égal à X.
19. Si X est un nombre^ et si e est un nombre positifs on peut trouver deux nombres rationnels a et b tels que
En effet, prenons d'abord un nombre positif rationnel r^ < e.
Si X est rationnel, on prendra a = X — —> 6 = X-+--— •
Si X est irrationnel, on prendra pour a et ô les valeurs approchées de X à t) près, par défaut et par excès.