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CHU*. VI. — CHALKIR ET MASSE CIIIMIQLE DES ÉLÉMENTS

dans la i)iesqne identité des chaleurs de formation de leurs composés binaires.

Le 1er demeure aussi voisin du nickel et du cobalt, sous le double rapport du poids atomique et de la chaleur de combinaison.

6" Parmi les métaux à équivalents inégaux, le calcium (Ca = 4o) et le strontium (Sr = 87,6) donnent lieu à de pareils rapprochements thermiques.

Il en est de même du lhallium (Tl = 2o4) comparé au plomb (Pb=z207); du platine (Pt= 198) comparé au palladium (Pd =106).

J)e même, le chlore et le brome gazeux, unis soit à l'iode, soit même à l'oxygène, à équivalents égaux.

De môme, les chlorures, les bromures, les iodures phosphoreux <>t arsénieux, conqiarés deux à deux, etc.

Ce genre de rapprochements est trop marqué dans plusieurs des cas précédents pour être accidentel. Cependant, chose étrange, il fail place, avec le plus grand nombre des éléments, à une relation bien dilTérente et que nous allons exposer.

§ 12. — Influence de la masse chimique des éléments analogues.

1. Les éléments, appartenant à une même famille de métalloïdes, lorsqu'ils s'unissent avec un corps simple donné, pour former des composés comparables, dégagent, dans la plupart des cas, des (piantités de chaleur d'autant moindres que la masse chimique des éléments est plus considérable. La stabilité du composé décroît dans le même rapport. Enfin, la décroissance s'étend parfois jusqu'au changement de volume, produit par la combinaison des éléments solides formant un composé également solide : circonstance qui permet d'entrevoir la signification mécanique des relations précé- <lentes. On l'examinera dans un paragraphe distinct.

2. Citons quelques chiffres, en commençant par les composée hydrogénés.

i^Soientles éléments halogènes (famille des chloroïdas) combinés avec l'hydrogène; ce cas est le i)lus simi)le de tous, puisqu'il s'agit de corps gazeux unis à volumes égaux et sans condensation :

H -f- F = IIF ( 9.0"' ), dégage . . . H + Cl = HCl (36^5)', dégage

II + Brgaz = IIBr(8iS')

H -f- Igaz = Ill(r-i8ï' )

Cal

256 PllEMIÈKE TAllTIE. — CHIMIE GÉNÉRALE.

Ces Chiffres répondent bien à la stabilité relative des hydracides. Le fluor, dont l'équivalent est le moindre de tous, fournit l'hydracide le plus stable. Mais les masses chimiques des éléments, soit 19, 35, 5, 80, 127, varient en sens inverse. Une valeur thermique presque nulle répond même au chiffre le plus élevé.

En effet d'après ces données, les poids atomiques des éléments varieul à peu près comme les nombres 1, 2, 4, 6; et les quantités de chaleur, comme les nombres 4, 1,0. Les uns et les autres suivent une ])rosiression numérique approximative.

2° Les composés hydrogénés de la famille des sulfuroïdes, pris sous la forme gazeuse, donnent lieu à une progression analogue. Mais notre i-norance relative à la chaleur de vaporisation et aux états allotropiques multiples de ces éléments ne permet pas de la pousser à la même précision.

H2+ 0 dégage, le composé étant supposé gazeux, ^jg^o

H2-»- S (octaédrique) -^4,8

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