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CHAI'. M. — CHALEUR ET MASSE CHIMIQUE DES ÉLÉMENTS

i;énéralilé des rapports que l'on a souvent clierclié à établir entre les changements de volume et la chaleur des réactions chimiques.

7. On peut |)ousser la démonstration jusqu'à l'évidence par l'étude des combinaisons gazeuzes, forme sous laquelle les lois de la Mécanique chimique apparaissent avec plus de simplicité.

En elîet, d'une part, il existe des combinaisons endothermiques, et même les plus caractérisées de toutes, dans lesquelles le volume des produits gazeux est égal à celui des composants. Tel est le bioxyde d'azote, AzO, formé de deux gaz unis sans condensation, mais avec une absorption de —?.i'--'^,6. Tels sont encore l'acétylène, C-H-, formé avec absorption de —58^"',!, et le cyanogène, C^Az-, formé avec absorption de— 73'^"', 9; et cependant ces gaz se décomposent en produisant un volume d'hydrogène (ou d'azote) égal à leur volume propre, sans préjudice de celui du carbone.

De même l'ozone, qui est de l'oxygène condensé dans le rapport de 3 à 2, est formé avec une absorption de —29^"', 6 par molécule.

On peut citer une preuve plus forte encore, pour établir qu'il n'existe aucune relation nécessaire entre le volume d'un composé et sa stabilité, ou sa chaleur de formation : il suffit de comparer une série de gaz, appartenant à une même famille, formés avec la même condensation, mais dans laquelle on passe de certaines combinaisons exothermiques à d'autres combinaisons endothermii|nes. Soient, par exemple :

Cal

Le gaz aqueux, h- 0 —59

L'iiydroi^èiie sulfuré, IP-+-S — 4,8

L' Il y droite ne sélcnié, IP-i- Si; —24,8

L'hydrogène Iclluré, IP+Tc — 35,o

De même encore :

, . . „ Cal

L ammoniaque, Az-f-IP -f-12,2

L'Iiydrogène arsénié : As -h II' —44,2

L'hydrogène anlimonié : Sb -f- IL' — 8G,8

8. En résumé, et sans contester qu'il puisse exister, dans certaines conditions et dans certains groupes de composés, des relations particulières entre la densité et la stabilité des composés, il n'en est |)as moins certain que, soit dans l'état gazeux, soit dans l'état liquide, soit dans l'état solide, il n'existe aucune relation, absolument générale et indépendante de toute autre donnée, entre la condensation d'une matière composée et sa stabilité.

lM{E.Mlf;RE PARTIE. — CHIMIE GÉNÉRALE.

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