‹ ThermochimieChapitre 136 sur 342 · T- 0 = i Oz2 = 48s% absorbe · texte numérisé non relu

T- 0 = i Oz2 = 48s% absorbe

Ce cas exceptionnel cesse d'être comparable aux combinaisons ordinaires ; il rentre dans l'ordre des combinaisons endothermiques, telles que le protoxyde d'azote, dont la condensation est d'ailleurs la même :

Az2^-0=Az2 0 —20^"', 6

Mais c'est là une exception jusqu'ici unique.

§ 3. — Isomérie proprement dite.

Les corps isomères peuvent posséder le môme poids moléculaire.

Ce genre d'isomérie répond à plusieurs cas distincts.

i" Tantôt la fonction chimique est différente et les générateurs dissemblables (acide butyrique, éther acétique, aldol) : ce qui représente Visomérie par composition équivalente.

2" Tantôt la fonction chimique est analogue et les générateurs identiques, mais de capacités de saturation inégales (camphène monovalent et terpilène divalent, dérivés tous deux du térébenthène) ; ce qui constitue la kénomérie.

A cet ordre de phénomènes se rapportent les formules d'isomères, qui ont été signalées tout à l'heure {voir les formules de la page 278) comme construites avec un nombre de liaisons différentes : telles que le dipropargyle, comparé à la benzine; ou bien encore les composés cycliques, tels que l'hexylène comparé à l'hexahvdrobenzol. En principe, la disparition d'un vide dans une formule, c'est-à-dire l'apparition d'une liaison nouvelle, équivaut à une diminution dans la capacité de saturation, ainsi qu'il a été expliqué plus haut en parlant de la polymérisation.

CHAP. VII. — ISOMÉRIE. 2^5

Tantôt la foncliou chimique des isomères est la même :

3° Les générateurs étant distincts, dans la mélamérie proprement diu\ telle que celle des éthers méthylacétique et éthylformique ;

Ou bien les générateurs étant assemblés suivant un ordre différent, dans Visomérie dite de position, telle que celle des dérivés de la benzine, ou triacétylène substitué, dérivés que l'on désigne sous les noms iVortho, niéta et para. Observons que, dans ce cas, ritleniité de la fonction n'est pas complète.

5" Ces métaméries peuvent être représentées, soit par des symboles ou formules planes, soit par des symboles ou formules dans l'espace (stércomérie). C'est par le dernier ordre de considérations, en particulier, que l'on explique aujourd'hui les pliénomènes dus à la dissymétrie moléculaire, lesquels produisent le poui^oir rotatoire dans les composés organiques.

0" Enlin ïisomérie dynamique répond à l'existence de certains isomères, caractérisés par la mobilité de leurs liaisons ou par leurs n-seri-es d'énergie par rapport aux composés normaux. Ils perdent cet excès d'énergie dans leurs dérivés. Tels sont le triméthylène, C'H", comparé au propylène, et le térébenthène, C^^IP, compitre an camphène. La relalion entre cet ordre d'isomères est précisément inverse de celles des isomères cycliques, lesquels renferment, en principe, moins d'énergie que leurs isomères normaux.

Examinons en détail les relations thermiques qui caractérisent ces divers groupes d'isomères.

§ 4. — Métamérie proprement dite.

Elle répond en général à des dégagements ou absorptions de chaleur très faibles, des travaux moléculaires du même ordre -ly-uit été exécutés dans la formation de tels isomères depuis I.M.rs '>éné rateurs. C'est ce que j'ai démontré par l'étude expérimenlale''d'un grand nombre de cas de cette nature (voir Bulletin de la Soc chi nuque, 2« série, t. XXVIIJ, p. 53o; 187-).

On trouvera tous les exemples connus dans le second Volume du présent Ouvrage, spécialement en ce qui touche les composés or-i m. lues. Ils sont trop multipliés pour qu'il soit opportun de les énumerer en ce moment.

{^)^ Annales de Clumie et de Physique, 6' série, t. XXflI, p. 538; et 7' série, t.

Page 1