III. — Acides tribasiques
1. L'étude thermique n'a été poussée que pour quatre de ces acides seulement, jusqu'à la mesure de la chaleur de formation des sels solides.
Un seul, l'acide carballjdique, est un acide tout à fait normal. L'acide citrique est analogue, mais avec une fonction alcoolique en plus. Les acides phosphorique et arsénique sont analogues entre eux, mais avec des fonctions dissemblables pour les trois valences acides.
Le Tableau suivant renferme les nombres observés :
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2. Comparons d'abord la substitution des bases les unes aux autres; les exemples que nous possédons sont peu nombreux. Ils montrent cependant que la potasse l'emporte sur la soude, comme avec les sels des acides monobasiques et bibasiques. L'écart représente une quantité analogue par équivalent (+6C''>i à h-4C"' pour les tricarballylates et citrates, aux divers degrés de saturation).
La baryte surpasse ici la stronliane, qui l'emporte sur la cliaux, supérieure elle-môme à la magnésie, et a fortiori au manganèse, du moins pour les pbospbates et arséniates bibasiques.
Les sels formés par deux molécules de baryte et de slrontiane, unies à un acide tribasique, fournissent des valeurs à peu près égales; inférieures d'ailleurs aux sels de cbaux. Cette égalité aproximative entre la baryte et la slrontiane existait déjà pour les acides bibasiques normaux, tels que les acides oxalique et malonique.
3. La substitution des acides Iricarballylique et citrique, vis-à-vis d'une môme base, fournit, pour la potasse et la soude, des valeurs comprises entre -ro,7 et ^-3,5; l'acide citrique donnant les plus gros cbiifres.
En présence d'un seul équivalent de base, l'acide pbospborique surpasse tous les autres, et l'acide arsénique l'emporte sur les deux acides organiques. L'acide pbospborique doiuie des valeurs voisines, en présence des trois bases alcalino-terreuses.
Ajoutons, comme termes de comparaison, que les cbaleurs de combinaison du phospbate et de l'arséniate monopotassique sont inférieures à celles de l'azotate et du sulfate monoacide, mais voisines de l'oxalate monobasique.
La cbaleur de combinaison des pbospbates bibasiques est comprise entre celles des oxalalcs et des malonates et surpasse le double de celle des acétates et des sels organiques monobasiques analogues. De môme pour les tricarballylate et citrates bibasiques.
Quant aux sels tribasiques comparés aux sels monobasiques, ils donnent lieu à des rapprocbements analogues : les citrates et carballylatcs alcalins étant comparables à 3 molécules de formiatcs et le pbospbate de soude à 3 molécules d'acétate; enfin les pbospbates de cbaux, de baryte et de slrontiane, à 3 molécules des formiates ou glycolates correspondants.
h. Passons à la comparaison des trois degrés de saturation des
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acides iribasiques entre eux. Il convient, comme avec les acides bibasiques, d'envisager successivement la combinaison successive (les trois équivalents de base avec une molécule Iribasique :
Mir* -f-ROII — UIPR -h Il-O : sel monobasique, Mll^n + ROII = MUR- M- IPO : sel bibasique, MHR^-hR0ri=:MR2 -hlPO : sel tribasique;
puis, en sens inverse, la combinaison du sel tribasique avec un excès d'acide, qui le cbange en sels bibasique et monobasique, et la combinaison du sel bibasique avec un excès d'acide, qui le change en sel monobasique.
Commençons par la saturation successive d'une molécule d'acide,
i^' KOll
Tricarballylatcs.
2" KOll
S^KOIl
i«' KOH -;-3o,6 i-^"- NaOII
Citrates.
-t-25 ,3 2«Na01I + 18,7
V Kon
-Hi7,5 3« Na OH H-i7,0
Phosphates.
Arséniatos.
3" NaOII
3«|(CaO.IPO)
^HCaO.IPO)
3'= i(CaO.H3 0) -h 2,7
-1-32,7 ou -1-16,4x2
3":^(SrO.IPO)
2KSrO.H20)
3«|-(SrO.H2 0)
-i-39, 3 ou -t- (9,6x2
3'4(BaO.IPO)
•>.Kna0.II2 0)
S-'KBaO.IPO)
-1-40,6 ou -1-20,3X2
J 2NaOII
( -t-46,4 ou -1-23 ,2x2
J 2|(CaO.H20)
( -r-36,2 ou -i-i8, 1x2
l 2i(SrO.Il20)
I 4-4057 ou -r-20, |'X2
l 2|(BaO.II20)