C«II'0-+-K()1I
NaOII
C«H>(Az02)0 (orlho) -HNaOII » ( para ) »
» ( meta ) »
C«IP(Az02)3 0-hKOII
» NaOII
(Voir Picrates, p. 383).
-f-iG,o
Phénols bivalents.
Pyrocalcchine (orlho) : NaOH "7,9
» 2NaOH 12,3
Rcsorcinc (mcla) : C«II602h- NaOlI 6,8
» aNaOH -i3,8 ou -i-G.gxa
Hydroquinonc (para) : CcHcO^-T- NaOH -7,8
» iNaOH ",7 ou -+-5,9x2
Orcine (méta) : OWO'--.- NaOH 8,9
» 2Na01I "'7,8 ou -+-8,9x2
Pliénols trivalents.
Pyrogallol (1 .2.3) : C«H603-4- NaOH -^9,4
» 2 NaOH -+-t6,6 ou -J-8,3 X 2
» 3xNaOH +''o,4 ou ^-0,8x3
3. D'après ce Tableau, on voit d'abord que la valeur absolue de la chaleur de formation des pbénatesest fort inférieure à celle des sels. Pour un équivalent, NaOH, dans les phénols non substitués, elle ne surpasse pas la moitié de celle de l'acétate ou du benzoate, et elle en demeure voisine.
4. En outre, la substitution de la potasse à la soude dégage environ +5^^' avec le phénol et avec son dérivé trinitré, seuls étudiés; c'est-à-dire un chiffre analogue à celui des acides forts, auxquels l'acide picrique est d'ailleurs analogue. Cette presque identité de la différence mérite attention. Les sels des autres oxydes n'ont pas été examinés.
5. Au point de vue de la substitution par un groupement négatif, une substitution nitrée accroît la chaleur de formation du phénate de soude de -4-8,7; trois substitutions de +16,9, c'est-à-dire l'augmentent de +5,6 x 3 : la variation croît avec le degré de substitution, mais non proportionnellement. Il y aurait lieu d'examiner d'autres cas de ce genre.
6. Pour l'isomérie, on a étudié les trois cas normaux de la série aromalique. Soit d'abord le phénol mononitré. Le sel sodique ortho répond au plus grand dégagement de chaleur; puis vient le sel para et, en dernier lieu, le sel méta; ces derniers étant plus voisins.
nivr. IX. — FORMATION DES SELS.
La prépondérance du sel orlho se retrouve avec les trois séries des phialalcs isomères, ainsi que la proximité des sels para et méta. 11 en est encore de même avec les amidobenzoates; tandis (jue les nilrobcnzoales se comportent autrement.
Parmi les phénols bivalents, le premier degré de saturation fournit des valeurs à peu près égales pour les phénols ortho et para; le composé méta étant un peu inférieur. Mais il y a inversion pour le second degré de saturation : ce que montre la liste sui-
.-NaOTI. ..«NaOII.
Pyrocaloclùnc (orlho) -^7->9 ' -^-4 ,4
riydroquinono (para) -^7?^
Résorcino (mêla) +6,8 h-/)"
T. On voit, en outre, que le caractère acide s'aifaiblit en passant (lu premier sel au second, pour les deux premiers isomères, ce quî est conforme aux observations sur les sels acides des acides polyhasiques; tandis que les deux valences fournissent la même valeur avec l'oxyphénol méta; relation confirmée d'ailleurs pour l'orcine,
corps homologue :
l ° 1" NaOII. NaOII.
Orcino +8:9 +^'9
Avec le pyrogallol trivalent (j ..2.3), dérivé de la série ortho, les trois saturations successives fournissent des valeurs décroissantes :
I" NaOII. o« NaO. 3-» NaOII.
Pyrogallol -r9>4 +7 ,2 +3,8
8. On remarquera qu'avec l'orcine, comme avec le pyrogallol, la première valeur l'emporte sur celle du phénate ordinaire monosodiquc (+7,3); tandis que, dans la série des oxyphénols, les premiers sels fournissent à peu près la même valeur (+7,9; +7,8; -r6,8) que ce phénate.
9. Enfin, nous pouvons comparer deux termes homologues, la résorcine et l'orcine (série méta). Les valeurs 6,9 et 8,9 sont assez inégales. Mais elles offrent ce caractère commun d'être les mêmes dans chaque cas pour le sel monosodique et pour le sel bisodique; contrairement à ce qui arrive en général pour les acides polybasiques.
Tels sont les rapprochements observés sur les phénols à fonction
4o8 PREMIÈRE PARTIE. — CHIMIE GÉNÉRALE.
simple. Pour pouvoir les pousser plus loin, il faudrait étudier des corps plus nombreux et plus variés, comme séries isomères ou homologues, et comme carbures générateurs.