‹ ThermochimieChapitre 23 sur 342 · C-2Az2-4- Az · texte numérisé non relu

C-2Az2-4- Az

i3,6 environ

On a donc

L'Inégalité surpasse un sixième. La chaleur spécifique croît donc, ici. comme précédemment, avec la chaleur dégagée : le rapport

Ainsi la chaleur spécifique apparente du système final croît avec la température, tandis qu'elle ne varie pas avec la densité.

Cette étude, poursuivie sur sept autres mélanges, où les deux données, densité et quantité de chaleur, changaient à la fois, la dernière variant du simple au double pour certains mélanges, a conduit à des résultats semblables, mais dont il paraît superflu de reproduire ici le détail.

En général, les résultats observés ne s'écartent pas beaucoup de ceux que l'on calculerait d'après les lois ordinaires des gaz; mais ils offrent cet avantage d'être indépendants de ces lois elles-mêmes.

Il en résulte que, jusque vers les plus hautes températures connues, c'est-à-dire jusque vers 3ooo° à 4000° du thermomètre à air, on est autorisé à admettre, comme nous l'avions supposé plus haut, que :

1° Une même quantité de chaleur étant fournie à un système gazeux, la pression du système varie proportionnellement à la densité de ce système.

2" La chaleur spécifique d'un même système de gaz, à une température donnée, celle-ci étant définie seulement d'après la quantité de chaleur dégagée, est sensiblement indépendante de la densité du système, aussi bien vers les très hautes températures qu'au voisinagede 0°.

Tout ceci est vrai pour des densités voisines de celles que les gaz possèdent à froid sous la pression normale, lesquelles ont varié dans nos expériences du simple au double.

8o PREMIÈRE PARTIE. — CHIMIE GÉNÉRALE.

3° La pression, au contraire, croit avec la quantité de chaleur fournie à un même système et, par conséquent, avec la température.

4" I.a chaleur spécifique apparente croit pareillement avec cette quantité de chaleur et avec V élévation de température qu'elle détermine.

Ces conclusions, nous le répétons, sont indépendantes de toute hypothèse sur les lois des gaz et sur leur constitution physique ou chimique; elles sont la traduction directe de nos expériences.

13. Le moment est venu d'exposer les résultats obtenus par les chaleurs spécifiques, calculées d'après les données des expériences sur les mélanges gazeux détonants.

En effet, la pression développée pendant l'explosion des mélanges gazeux étant connue, on peut en déduire la température correspondante (définie par le thermomètre à air) et la chaleur spécifique des produits; ou, plus exactement, deux valeurs limites entre lesquelles chacune de ces quantités est comprise. Deux températures limites, f,, t^, se calculent d'abord, sans autre donnée, d'après les formules exposées aux pages 65, 66.

Si l'on y joint la connaissance de la chaleur, Q, dégagée par une combustion totale, on a montré comment (p. 68) on peut calculer une autre limite i^, intermédiaire en général entre les précédentes. La moyenne des deux valeurs, ^-^—-^ = T, fournit pour la

température de la combustion une valeur probable, d'autant plus approchée que les limites t^ et t,^ sont elles-mêmes plus voisines.

Enfin la chaleur totale, Q, divisée par les valeurs t^, t^, t^, T, fournit des valeurs limites, c,, c,, c^, C, pour les chaleurs spécifiques apparentes (à volume constant) des produits, entre o° et T. Ces chaleurs spécifiques sont dites apparentes, parce qu'elles comprennent à la fois la chaleur spécifique proprement dite et la chaleur restituée par la recombinaison des composants dissociés.

La valeur de C peut être regardée comme constituant une valeur probable plus approchée que toutes les autres, sauf à en discuter de plus près la signification. Elle s'applique :

Soit à un gaz composé unique, tel que la vapeur d'eau, ou l'acide carbonique, si l'on opère sur ses composants purs;

Soit à ce même gaz associé à l'azote ou à tout autre gaz inerte, suivant les cas (combustion du cyanogène, combustion de l'hydrogène mêlé d'azote, combustions d'un gaz combustible par le proloxyde ou le bioxyde d'azote);

Soit enfin à un certain mélange d'acide carbonique et de vapeur tl'eau, dans les cas où l'on opère sur les carbures d'bydrogène.

On obtient ainsi l'expression des chaleurs spécifiques totales des systèmes, pour des températures du thermomètre à air très diverses, et qui sont échelonnées entre 1700° et 5ooo°. En retranchant celle de l'azote, déterminée comme il va être dit, il restera celle de l'acide carbonique ou de la vapeur d'eau, aux diverses températures.

ik. Nous avons établi, dans les pages précédentes, que la chaleur spécifique des gaz, aux très hautes températures, aussi bien qu'au voisinage de la température ordinaire, est sensiblement indépendante de la densité; bien entendu pourvu qu'on se tienne à une distance suffisante du point de liquéfaction. Nous allons montrer maintenant que ces valeurs numériques des chaleurs spécifiques moléculaires, c'est-à-dire prises à volumes égaux, des gaz simples, hydrogène, oxygène et azote, ainsi que celle de l'oxyde de carbone, gaz formé sans condensation, sont sensiblement les mêmes |)our ces divers gaz, à toute température. C'est ce qui résulte des expériences suivantes, faites en ajoutant, à un mélange explosif, un même volume de ces divers gaz, en excès sur la proportion combustible.

Pression développée.

( (H'-H-0)4-Az2 8,75

! H2-|-0-r-2Az2 ^,çj4

/ H2-^ 0+ 3H2 ^^oG

ITI. 112 4-0+302 g'jB

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