‹ ThermochimieChapitre 233 sur 342 · ALCOOLS · texte numérisé non relu

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Ces nombres sont tous du même ordre de grandeur, ou plutôt de petitesse. Il en est ainsi d'ailleurs pour l'état gazeux, comme pour l'état liquide, ainsi que pour l'état dissous.

Un tel résultat montre que l'eau éliminée pourrait être regardée comme préexistante dans les deux molécules alcooliques; sa mise à nu ne répondant à aucun phénomène thermique notable.

De là une conséquence remarquable, laquelle s'applique à un grand nombre de réactions, oi:i la liaison d'un radical bydrocarboné avec un autre s'opère par l'oxygène, au lieu d'avoir lieu par le carbone. C'était celte relation que j'avais exprimée autrefois (M en désignant les derniers composés par le mot secondaires, c'est-à-dire facilement dédoublables par bydratation; par opposition aux composés unitaires, non dédoublables avec la même facilité. Cette conséquence résulte des comparaisons numériques que voici :

Éther

Alcool Alcool diméthy-

méthylique éthylique lique

.IF. 110 CIP.IIO ClI

\ll CIP C\W

Chaleur de formation j ^r^^^^ par les clémenls . . )

La liaison du mélhyle par le carbone (homologie) répond à un dégagement de 4-6^"', 5;

La liaison du mélhyle par l'oxygène (élhérificalion) répond au contraire à une absorption de —

L'écart est de h-Sc»!,/;.

Il en résulte que la chaleur de combustion, dans le premier cas, est accrue seulement de +i56C''i,8, chiffre inférieur à +1 63, 3 qui répondrait aux éléments hbres, C + Dans le second cas, au contraire, son accroissement, 4-1 65, 2, est supérieur à la chaleur de formation des éléments additionnels.

On observe une relation semblable pour l'éther diéthylique, comparé à l'alcool isobutylique :

Alcool clhylique liquide +69,9 ) ^^^cu\j^ +7,7x2

Alcool isobutylique liquide -+-85,5^ ^'^

Éther diéthylique liquide -i-7o,5

La liaison par le carbure répond, pour aCH^ additionnels, ou

plutôt C^IP substitué à +7,7x2

La liaison par l'oxygène répond à +0,6

( ' ) Leçons sur les méthodes générales de synthèse en Chimie organique, p. /jg ; 18G4.

L'écart est ici de + 1 4^"', 9 ou de +7 , 4 x 2.

Ce sont là, sauf de petites variations thermiques, des relations générales. Elles répondent d'ailleurs à un cliangement de fonction. Elles ne font que traduire dans la notation atomique les relations thermiques caractéristiques de rélhérification ; relations d'après lesquelles les chaleurs de formation des deux composants s'ajoutent simplement, à une petite quantité près. Tandis que, dans la formation des alcools et des corps homologues de même fonction, la chaleur de formation augmente environ de y^'^'jS x n pour nCH^ lixé. La perte d'énergie, dans le second cas, surpasse donc celle qui a lieu dans le premier, et cette inégalité se traduit nécessairement dans la comparaison des chaleurs de combustion.

IL — Étiiers dérivés d'ln alcool et d'un phénol monovalents.

Tous corps liquides.

CHH)-hC«II6 0.

É. méthvlphcnvlique ^O + IPO..

ce 115/

) É. éthviphcnylique ^0 -h IPO . . . C3II8 0 + C6II6 0.

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