IV. — QUINON
Q6ii'*0'^-irli^= CHi«0-. Phénol et quinon solides +40*^'"', 3
Ce chiffre, beaucoup plus fort que les précédents, répond à la diversité des séries et des constitutions. On peut le rapprocher du gros chiffre, +3o,6, observé avec l'aldéhyde salicylique (p. 577), lequel représente aussi une fonction double, alcool et pliénol.
§ 3. — Formation d'un aldéhyde au moyen d'un autre aldéhyde,
par hydrogénation.
Il n'existe pas de cas où l'on possède toutes les données expérimentales; mais on peut y suppléer pour quelques cas, et il semble intéressant de les donner :
Aldéhyde crotoniquc C'*ll^O liq. (par les éléments) +41*^'"', 9
L'aldéhyde C^IPO répondant à peu près à +68,6, la fixation de W sur l'aldéhyde crotonique dégagerait dès lors : +26'^'^', 7.
Pour l'hydrogénation des carbures correspondants de la série grasse, tels que C«HS on a trouvé +89,9; pour l'hydrogénation des alcools correspondants, tels que C^IF'O : H-3i,4.
La chaleur dégagée par la fixation de f hydrogène, sans changement de fonction, va donc en diminuant, lorsqu'on passe du carbure à l'alcool, puis à l'aldéhyde. Ajoutons qu'elle diminue encore.
CllAP. III. — ALDÉHYDES ET CONGÉNÈRES. 679
lorsqu'on passe à l'acide; en elTet, entre les acides bulyrique, CMlMr-, etcrotoniqiie, C'HH)-, J'écarl tombe à -h23<^''',i.
11 semble dès lors que l'bydrogène fixé perde une dose de plus en plus faible d'énergie, à mesure qu'on s'élève dans la série des roiictioiis : je parle des corps renfermant un même nombre d'atomes de carbone, sur lesquels s'opère la fixalion.
Parmi les acétones, au point de vue de l'iiydrogénalion, on pourrait citer le cas suivant :
Acélono mésiliquc, CHl^^O liq. formalion parles clémonts -(-64,7
Or, si ce corps +11- fournissait un acétone, C/H'^Q, ce dernier devrait répondre, d'après la formule générale de la page 577, à +83,4. La valeur +18,7 représente l'écart entre ces deux nombres; écart un peu plus faible que le nombre signalé plus haut pour l'aldéhyde crotonique : +26,7.
Poursuivons ces comparaisons : on peut envisager encore une relation d'hydrogénation entre le camphre, C'»H'«(), et l'aldéhyde de la série grasse normale, C'MI-^«0 (supposé solide) : la différence calculée serait +26 environ. Avec l'acétone isomère de la série grasse, on aurait +29,5 environ. Observons que ces valeurs répondraient à la fixation de 211^, ce qui fait +i3 à +i4'^'=«i par molécule d'hydrogène. II-, fixée sans changement de fonction.
De tels chilfres sont voisins de la moitié de celui trouvé pour la fixalion d'une seule molécule, ÏV, sur l'aldéhyde crotonique; c'està-dire que l'hydrogène dégagerait moitié moins de chaleur en se lixant sur le camphre que sur un aldéhyde normal. Mais il convient d'observer que cette fixation, telle qu'elle est évaluée ici, répondrait à une transformation de plus : celle du générateur cyclique du camphre dans un carbure normal de la série grasse non saturé, C'"!!"-; transformation qui répond à la rupture de l'anneau cyclique, laquelle représente un travail spécial et par conséquent une absorption de chaleur (ce Volume, p. 278). Si l'on en lient compte, on reconnaît que les phénomènes thermiques demeurent ici en définitive dans l'ordre de grandeur relative qui convient.
§ 4. - Formation des acides au moyen des aldéhydes par oxydation.
Cette formation n'a lieu qu'avec les aldéhvdes proprement dits Elle résulte de la fixation d'un atome d'oxygène, équivalente à une transformation du groupe COU en COOII {voir p. 57',) On peut
l'envisager aussi comme un phénomène d'addilion, répondant à la saturation par l'oxygène d'une molécule incomplète (p. 574). Voici les chiflVes mesurés.
Aldéhydes monovalents.
État :
Acide et aldéliyde
gaz
solides.
normaux.
liquides.