CHAP. V
— COMPOSÉS ORGAMQUES AZOTÉS.
tout gaz.
tout liciuide.
Nilrile benzoïque
» loluique
» plicnylacôliqiic . . .
— (iG,o-i-S)
-(i34,8-S,)(') — (i32, 1 — Si)
1'^ La iranslormalioii d'un sol ammoniacal en nilrile répond à une absorption do chaleur considérable. La moyenne des nombres ci-dessus donnerait — 15^"' environ.
Réciproquement, il y a un grand dégagement de chaleur dans la régénération du sel ammoniacal par la réaction de l'eau sur le nitrih'.
2" L'absorption de chaleur, c'est-à-dire l'accroissement d'énergie (lu système, s'effectue principalement pendant la seconde phase do riiydratalion : soit qu'elle ait lieu par l'action dissociante de la chaleur; ou avec le concours d'un agent capable de déterminer la l'ormalion de l'eau, en raison de la chaleur qu'il dégage par luimême on s'y combinant.
3" Entre la chaleur de formation par les éléments d'un acide monobasique et celle de son nitrile, il existe une différence comprise entre 1 14 et iSo^-'"', pour un même état physique : la moyenne serait vers 123^"'.
Tel est l'effet de la substitution d'un atome d'azote Irivalent au système OH.O dans les acides.
4" En l'ail, cette substitution représente la différence entre la chaleur de formation de Azll' et celle de 2II-O, soit, pour l'état li(iuide de tous les corps.
ce qui est fort voisin de i23.
En effet, soit X, la chaleur mise en jeu dans la transformation suivante :
Dans ce calcul, on admet l'eau (H l'ammoniaque comme prises dans l'état liquide, pour maintenir la i)arité des états.
Acide H- ÂzIP - Nitrile + 2 11-0,
Xim C — A H- 12 1 ,4*
(') S,, chaleur do l'usion do l'acide.
Ici encore, la transformation du système initial dans le sjstèmo final répond à un effet thermique faible : résultat que rien n'eûl permis de prévoir.
5° De là des conséquences remarquables. En effet, l'accroissement d'énergie du système est représenté, pour l'état liquide, par la différence considérable
c'est-à-dire par la chaleur de formation d'une molécule d'eau.
Il résulte de ces rapprochements que les choses se passent comme si l'oxygène et l'hydrogène, qui concourent à la formation de la seconde molécule d'eau, s'unissaient à l'état libre et cédaient toute l'énergie résultant de leur combinaison au nitrile. C'est donc à ce moment que s'accomplit la principale variation d'énergie, et cette variation a pour effet de constituer des composés, tels que le cyanogène, comparables à des radicaux simples, et éminemment propres à entrer dans de nouvelles combinaisons directes.
J'ai déjà présenté, il y a bien longtemps, une remarque analogue pour les déshydrogénations successives qui transforment un carbure saturé, tel que l'éthane, en acétylène : la dernière perte d'hydrogène est celle qui correspond au gain d'énergie le plus considérable dans le radical composé.
6° Entre le premier nitrile et son homologue prochain, le nitrile acétique, l'écart des chaleurs de formation par les éléments surpasse de beaucoup la différence homologue ordinaire : -i-6 à 4-7. Mais on s'en rapproche dès le troisième terme. De même, entre les nitriles benzoïque et toluique.
7° Les deux nitriles isomères, toluique et phénylacétique, diffèrent de 7*^''' : différence analogue à celle des chaleurs de formation des deux acides correspondants (3,7), quoique un peu plus forl(>.
8° Entre les nitriles acétique et benzoïque, l'écart est -t-33,5; c'est-à-dire sensiblement plus fort que la différence isologue entre les amides (4-29, i), et surtout entre les acides (+25,5).
niAP. Y. — COMPOSÉS ORGANIQUES AZOTÉS. 687