CHAPITRE III
SUR CERTAINS CARACTÈRES POSITIFS DES ÉLÉMENTS CHI3IIQUES, DÉDUITS DE l'étude DES CHALEURS SPÉCIFIQUES.
1. Les relations établies dans les pages précédentes entre les chaleurs spécifiques des corps simples et des corps composés, soit dans l'état gazeux, soit dans l'état solide, permettent d'assigner certains caractères formels et positifs, qui distinguent nos éléments actuels des corps composés produits par leur combinaison.
Les poids atomiques des corps simples sont proportionnels à leurs poids équivalents, et les chaleurs spécifiques de ces mêmes corps simples, rapportées aux poids atomiques, sont en général les mêmes, ou à peu près, dans l'état gazeux, à volume constant. D'où il résulte que les chaleurs moléculaires à volume constant des gaz simples sont à peu près proportionnelles au nombre des atomes contenus dans la molécule, et par conséquent au poids équivalent des éléments.
D'autre part, la chaleur spécifique moléculaire à volume constant d'un gaz composé semble, en principe, devoir être proportionnelle au nombre de ses atomes. Elle sera donc toujours supérieure à la chaleur spécifique atomique d'un élément, dont le poids atomique serait égal à la somme de ceux des éléments du gaz composé ; elle sera double, triple, quadruple, suivant qu'il s'agira d'un tel gaz renfermant 2, 3, 4 atomes différents ou semblables. La chaleur spécifique atomique de ces atomes étant supposée la même, en principe, la chaleur spécifique moléculaire d'un tel composé devrait donc être multiple de celle d'un corps élémentaire de même poids.
Comparons ces notions théoriques avec les résultats observés.
2. D'après la loi de Dulong et Petil, tous les gaz simples offri-