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Cependant le dernier chiffre est sensiblement plus faible que les deux autres.
La formation de l'hydrate de chloral dégage à peu près la même quantité de chaleur que celle de l'hydrate sulfurique secondaire, soit pour HH) : +7,2 à -1-6,2; au lieu de -h 6,2.
La chaleur d'hydratation des acides anhydres surpasse celle des hvdrates secondaires, pour un même nombre d'équivalents d'eau. Mais les différences s'etTacent, si l'on envisage le composé total.
k. Les combinaisons organiques offrent de nombreux exemples (le réactions rapportées à l'état liquide. Telles sont : la formation des éthers, des dérivés nitrés, de divers alcalis, etc. Elles seront examinées dans un autre Livre.
TROISIÈME SUBDIVISION. — Chaleurs de combinaison rapportées
à l'état solide.
§ L — Notions générales.
1. La chaleur dégagée dans la formation des composés solides, au moyen de composants solides, est sensiblement indépendante de la température, toutes les fois que celle-ci varie seulement entre des limites qui ne surpassent |)as 100 à 200 degrés.
2. Ce thé orème résulte {Essai de Méc. cJuni., t. J, p. 120) : d'une l)art, (le la variation lente des chaleurs spécifiques solides pour de tels intervalles; et, d'autre part, de la relation qui existe entre la chaleur spécifique moléculaire d'un composé solide et celle de ses composants. La première étant approximativement la somme des deux autres, il (mi résulte que le terme U — V, qui exprime^ la variation de la chaleur de combinaison, est nul ou très i)etit, pour les intervalles de température de l'ordre de ceux que nous envisageons
3. Les variations de la chaleur de combinaison avec la tempe-
rature sont au contraire, le plus souvent, très grandes et très rapides pour l'état liquide et pour l'état dissous {Essai de Méc. chini., t. I, p. 118, 122, 352).
k. En raison de ces circonstances, la chaleur de combinaison rapportée à l'état solide fournit des ternies de comparaison mieux définis, que si on la rapportait à l'état liquide ou dissous. Elle partage cet avantage avec l'état gazeux; mais elle peut être mesurée par expérience dans des cas bien plus nombreux que la chaleur de combinaison rapportée à l'état gazeux. L'importance de la chaleur de combinaison rapportée à l'état solide est surtout capitale, quand il s'agit des réactions salines : je l'ai montré en discutant les déplacements réciproques des acides et des bases, et les doubles décomcompositions, dans le second Volume de mon Essai de Mécanique chimique. Je renverrai le lecteur à une multitude de faits relatifs à la Statique chimique, qui s'y trouvent réunis et discutés.
Les nombres connus à cet égard, étant donnés dans les Tableaux qui figurent à la fin du présent Volume, nous ne les reproduirons pas ici. Nous y examinerons leurs rajtports avec les proportions multiples des combinaisons, et avec les substitutions, dans des Chapitres spéciaux. Nous traiterons également à part la formation des sels solides et celle de leurs hydrates, des acides et des sels doubles.
Toutes ces relations numériques sont d'une haute importance. Jl suffit en ce moment de les signaler.
niAP. V. — UAPPORTS ENTRE LES PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DES CORPS. I qS