Sur 100 glomérules, 80 au moins doivent germer
6. I kg. de glomérules sains et séchés à l'air doit donner au moins 70.000 g-ermes.
^) Dans le cas des graines pour lesquelles on g'arantit des résultats meilleurs que les précédents on admettra dans le cas de différence entre la garantie et Tanalyse ultérieure, les latitudes suivantes :
i) Pour les impuretés, i 0/0,
2) Pour l'humidité, 2 0/0,
3) Pour lé pouvoir germinatif, 10 germes (à condition qu'il ne soit pas inférieur à i5o germes,
4) Pour les glomérules germes, 4 0/0.
5) Pour le nombre de germes par kg. de matière saine : 1200 germes^ 7) Les graines ne sont pas livrables :
1) Si elles contiennent plus de 4 0/0 d'impuretés.
2) Si elles contiennent plus de 17 0/0 d'humidité.
3) Si 100 glomérules sains donnent à la fin de l'essai de g-ermination (12 jours de chauffage intermittent) moins de i4o germes ou si i kg-, de
^loméroles sains et séchës à l'air donnent moins de 68.800 g-ermes.
4) Si sur 100 g'ioméroles sains il y en a moins de 76 qui gperment.
[La nature du lit de germination est variable suivant les laboratoires.
A la station d'essais de semences de Paris, on emploie le papier buvard ; dans d'autres laboratoires on se sert de terreau de jardinier finement divisé et porté pendant un certain temps à 1 10^ pour tuer tous les germes qu'il pourrait renfermer.
Xormes françaises. — Normes du Syndicat des fabricants de sucre :
Humidité^ i5 0/0, . Impuretés, 3 0/0.
Glomérules germes o/p glomérules : 11 est admis qu'après i5 jours de germination il peut y avoir au maximum pour les gros glomérules 20 graines n'ayant pas germé et pour les petits 3o graines.
Germes par loo glomérules : i5o germes pour xoo gros glomérules, — — — i3o germes pour 100 petits glomérules.
Germes par kgr. de glomérules : 5o à 70.000.
Normes de la Station d'essais de semences :
Ces normes sont très voisines des précédentes.
Le nombre de germes par kgr. de glomérules est de 70.000.
Pour les autres conditions ce sont les mêmes.
Elles indiquent en outre une valeur culturale minima de 77,6.
(On entend par valeur culturale le nombre de semences capable de germer sur 100 glomérules sans tenir compte des impuretés)].
II. Betteraves. — Dans l'analyse des betteraves il ne s'agit dans la plupart des cas que de la détermination delà teneur en sucre ; quelquefois on détermine la substance sèche, le jus, le marc et le sucre inverti. Dans la détermination de la pureté de la betterave, la méthode deKRAUSEa remplacé l'analyse du jus obtenu à l'aide de la presse. Cette méthode repose sur l'analyse du jus obtenu par digestion aqueuse à chaud et donne des résultats plus exacts que l'ancienne méthode.
La condition essentielle pour effectuer l'analyse de la betterave est d'opérer une prise d'échantillon moyen correcte et de réduire la betterave à un état de division, poussé aussi loin que possible en évitant toute perte de jus.
Si l'analyse se rapporte à des betteraves entières, il faut remarquer que l'eau de composition diffère très notablement de l'une à l'autre et que par suite lorsqu'il s'agit d'une analyse isolée, l'échantillon doit se composer d'un grand nombre de betteraves qui doivent rendre aussi fidèlement que possible la nature de l'ensemble de la forme, de la grosseur et des autres propriétés. Les l>etteraves sont lavées, séchées immédiatement puis pesées. C)aant aux cossettes fraîches elles seront prélevées régulièrement sur le transporteur et introduites dans des récipients bien fermés pour éviter l'évaporation de l'eau.
S'il s'agit d'une analyse isolée les betteraves entières peuvent être réduites en pulpe au moyen d'une bonne râpe ordinaire ; suivant le nombre de betteraves de Téchantillon on emploie soit la moitié, soit le quart de
26i CIlAPlTflE XXII
chacune, en pratiqtiaDtdansla raciac une ou deux scctious long'itudiDales. Lorsqu'il s'agit d'analyses nombreuses ou contiouelles on emploie des t'flpes mécaniques, soit le broyeur de Kikhi.r (Pt^f. i3i), soit le « foretrape » de Kbil et DoLLB (N^. i32 et 1 33), soit encore la sonde (fig. i35). Les deux premières machines nécessitent une force modi-rée et donnent, même dans le cas de très gros échantillons une quanlitc suffisante de pulpe en un temps relativement court.
La machine de Kibulb (fig. i3i) se compose d'une fraise F, sorte de disque en acier fondu très dur et dont les deux côtés présentent la taille d'une lime (sur la figure, ce disque est en partie caché par la bellerave R). La pulpe produite est recueillie dans la botte S. La machine peut être actionnée par le haut (poulie R et levier d'embrayage a), par le bas
FÎK. i3r. - Râpe de Kielile.
(poulie K et levier d'embrayage A) ou encore simplement à la main (manivelle H) si la force motrice fait défaut. La betterave qui repose sur le support en bois B est réduite en pulpe sur une largeur égale h celle du disque, et dans toute sa longueur; elle est aussitôt remplacée par une autre. La vitesse niaxima est de 5oo à Ooo tours par minute.
La Hgurc i32 donne une descriplion suffisante du « Furct-rape » (brevet Keil). La Bgure i33 montre en détail la construction caractéristique du c. foret » proprement dit. La pulpe produite par cette sonde tournant ft 2.000 ou 3. ooo tours par minute coule, grâce à son extrême hnesse.dans le tube intérieur par des canaux ronds, et ce (ubc contient tout le ju.i correspondant à la partie de la betterave enlevée par la .sonde. Le trou produit a un diamHrc de i8 mm. et pour obtenir un échantillon moyen on produit cette perforation obliquement dans la beltrave comme l'indi-
que )a figure i34. AussitAt que le sondege est termioé (cela a lieu en très peu de temps) et s'il s'agit d'analyser siéparémeut chaque betterave, on arrête la machine (qui porte pour cela une poulie fixe, une poulie folle et un levier d'embrayage) on enlève la sonde et on la remplace par une autre avec laquelle on peut faire un nouvel essai. Ou enlève la pointe de la sonde et on vide le tube.
Les deux parties sont alors nettoj'ées à l'aide de brosses appropriées pui.i soot remontées pour servir à une nouvelle perforation. Avec le diamètre indiqué plus haut on obtient suivant la grosseur de la betterave 8 à lo gr. de pulpe.
Lorsqu'on se sert de la machine pour obtenir U pulpe d'un grand échantillon moyen, on emploie une sonde spéciale dans laquelle on a ménagé
FiiC- i3i. — PorEt-rdpe de Kcil el Dulle.
une fente longitudinale ; la pulpe s'en échappe grâce A la force centrifuge. On opère alors d'une façon continue sans démonter la sonde, et l'on présente les betteraves les unes après les autres en recueillant la pulpe dans un récipient en fer blanc qui entoure la sonde (on a négligé de représenter ce dispositif pour faciliter la compréhension du dessin)'.
La sonde est plus simple (fig. 1 35) elle est actionnée par un levier et permet d'extraire de la betterave un cylindre qui sera ultérieurement broyé. On incline également la betterave pour que la partie enlevée occupe ta position indiquée sur la figure i34.
Pour réduire les cosseltes de betterave en pulpe grossière comme celle qui suffit pour divers procédés d'analyse décrits par la suite, on se sert
' il esl prérérible d'aclionn«r celle mirhine éleclriquemenl ; elle nécftssile 4f lo de de cbeval. Une machine avec 4 tubes et i pointes de sonde suffit pour effecluer i.ooo polarisslioos par journée de travail.
J. Posi. — Aaalyie chimique, l'édîl. fr., l. It, t8
CHU>IT1B XXtl
avanUilireusemeatd'uli hache viande. Oa choisit un appareil émaîUé ialérieurement et dont les couteaux sont très serréa. Pour obtenir une palpe
très fine on se sert soltde l'aDcinn broveur à cossettes de KiBHLE(fig. i36) dans lequel un système de roues dentées A, aclionnécs mÉcaniqucment, produit le broyage des cossettes que l'on introduit à la main dans la iré*
FifÇ. i34. - Din foralion.
- Sonde pour l'échiDtilloDDige.
mie C, ou mieux de diverses presses imag;in6es dans ce but et parmi lesquelles U. presse f Sans Pareille » de Mastain et Dblfosss peut être considérée comme la meilleure à ce jour '.
> SucreriE Say. Paris. Ztiltchr. d. Ver. d. D. Znckerindaslrie, tgoh, p. 378. Ebcnda- ■clbsi Siuiiia, Vber Schnilctlunteriuchangen, igoS, p. 777, Pillet, BtuUehe Zucker~ indiutrif, ijoj. Nr, 30, p. 13S7.
La presse i Sans Pareille» représenléc parles fi jrures 137 a, 1376, td"] c se compose priacipalemeot d'un cylindre d'arier à parois épaisses termi-
Dées en eotonnoir à la partie supérieure ol pouvant facilement Hra enlevé du support /■ et y être replace. Dars ce cylindre peut se mouvoir un pis-
Fig. 137 n. — Presst Sans-Pareille.
ton e, exactement calibré, guidé en c et d et mù au moyen d'une vis. La partie inFérieure du cylindre est munie d'une ba^ue dentée mn dont les
dents excessivement fines et serrées et à arêtes vives sont tournées vers rintérieur ; un disque i évidé dans la plus grande partie de son épaisseur vient se fixer au bas du cylindre à Taide d'un pas-de-vis R de façon à ce
Fig. i37 6. — Presse Sans-Pareille.
(Schéma de la denture et du fond du cylindre).
que rcxtrémité des dents repose sur le fond du disque; celui-ci porte des ouvertures 0 pour permettre la sortie de la pulpe après son passage à travers les dents. Les cavités pratiquées dans la paroi du disque servent
Fig:. i37 c. — Presse Sans-Pareil le.
(Coupe verticale du cylindre).
Fig. i38. — Râpe conique de Pellct et Lomont.
au scrrag'e de ce dernier sur le cylindre en utilisant la clef spéciale fixée au bitti de l'appareil. Si on remplit le cylindre (137 c) avec des cossettesou de la pulpe grossière et si on fait descendre le piston, le contenu du
cvliDdre passe à travers les dents, se transforme en pulpe extrômcment fine et sort par les ouvertures O du disque au-dessous duquel on place un récipient. Si dans le cas de betteraves très riches en jus il en passait un peu au-dessus du piston, ce jus redescendrait par le tube / dans le réci* pient où il se mélangerait à la pulpe.
[Râpe conique rationnelle de H. Pellet et G. Lomont (fig*. i38et i4o). — Cette râpe conique est représentée par la figure ci-contre :
Cet appareil permet de prendre sur chaque racine une tranche proportionnelle au poids total de la betterave et cela sur toute la hauteur du sujet. En voici le principe :
Si nous représentons les betteraves par deux cônes réguliers KJH et LIG nous avons comme coupes, deux circonférences concentriques.
Il est bien évident que si Ton prend un angle CAE sur la betterave KJH et un autre ABD sur la betterave LIG, ayant même ouverture, soit 3o^, ces angles représenteront pour chaque racine 1/12. D'un autre côté, si Ton suppose cette opération rapportée à chaque tranche successive, la valeur de l'angle découpé restera toujours le 1/12 de la section.
Donc, si à l'aide d'un instrument Ton prélève successivement sur chaque section une même ouverture sur toute la hauteur de la racine, en passant toujours par son axe, la section totale sera bien le 1/12 de la racine. C'est du reste absolument ce que l'on ferait si ^'*' ^y^' "" ^?}}^'
^ madesenlaiiles
on commençait d abord par couper la betterave en dans u bettedeux, puis chaque partie en deux et enfin chaque quart rave. en trois parties égales.
L'instrument pratique est représenté par la figure i^o. On en comprend de suite le fonctionnement.
La betterave est prise de chaque côté par un couteau-guide, exactement au centre de la racine et poussée à la main sur la râpe conique qui fait une entaille d'une certaine ouverture. L'extrémité de la râpe passe toujours par le centre de la racine. On peut varier l'ouverture des râpes.
Celle adoptée est suffisante pour que, avec 8 ou 10 betteraves, on ait assez de pulpe pour l'analyse. Pour obtenir une exactitude rigoureuse dans l'échantillonnage, il faudrait faire une entaille on A et en B car on sait que la betterave coupée sur une section perpendiculaire à son axe ne représente pas exactement un cercle. Souvent il y a une dépression sur le côté chevelu et la richesse totale de la section OB n'est pas rigoureusement égale à celle de la section AO (fig. iSg). Néanmoins en pratique cela fait peu de différence.
On obtient ainsi de la pulpe sèche qu'on mélange bien et sur laquelle on prélève ce qui est nécessaire à l'analyse. Lorsqu'on veut utiliser la râpe conique pour préparer une pulpe fine analysée à froid par la méthode directe aqueuse instantanée, il faut employer le disque conique taillé sur toute sa surface comme une lime à bois. C'est le disque côniqueà taille Kbil.
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A cdté de lu presse Sans Pareille il ; a divers modèles de presses qui donoeDl, avec plus ou moins de facîliié, une pulpe également analysable à froid. Ce sont les presses de F. Hbrlrs et de Phimavbsi. En Autricbe- HoDgric OD a adopté également le principe de la rdpe cAnique rationnelle de Pellbt et Lohont avec une légère modification dans la construclioD . C'est la r&pe de Stahbk].
I . Dosage da sucre. — La pulpe obteaue d'une fagon ou d'une autre est épuisée par l'eau ou l'alcool à la température ordinaire ou à une température plus élevée en ajoutant du sous-acètate de plomb pourclarifier. La solution de sucre finalement obtenue est passée au saccharimètre.
Ou distingue :
A. Extraction alcoolique à chaud (Sickel-Soxhlbt) ;
B. Digestion alcoolique à chaud (Rapp- Dbcbnbr) ;