Sulfites, — MoQosulfitede chaux
A 200 cm^ de bière on ajoute un peu d'acide phosphorique et on distille dans un courant d'acide carbonique jusqu'à ce que le liquide soit réduit au tiers. Le distillât est recueilli dans un récipient contenant une solution d'iode dans l'iodure de potassium. L'acide sulfurique formé est dosé quantitativement.
Si on trouve dans le distillât plus de 10 mgr. de sulfate de barvteou pourra admettre Taddition de sulfite . Dans le cas où on trouverait de plus faibles quantités de BaSO^ elle pourrait provenir soit d'un houblon soufré soit de la décomposition des constituants normaux de la bière.
2. Acide salicy tique, — Méthode indiquée par Rœsb * : à 100 cm' de bière on ajoute environ 5 cm' d'acide sulfurique étendu et on agite avec un mélange k volumes égaux d'éther sulfurique et d*éther de pétrole.
' Zeitschr, /. des ges, Brauwesen, 1900, p. 46. * Arch. /*. Hygiène, IV, p. 127.
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Après filtration de la solution éthèrée on chasse Téther et au résidu encore chaud OD ajoute quelques centimètres cubes d'eau et deux à trois gouttes d'une solution de perchiorure de fer très étendue. On filtre ensuite sur un petit flltre préalablement humecté. En présence d'acide salicylique le filtrat est coloré en violet ; dans le cas contraire il est presque incolore ou lég'èrement jaunâtre.
Il faut remarquer que le maltol qui existe dans certains malt donne la même réaction que l'acide salicjlique et peut par suite donner lieu à des erreurs. Il faudra donc en outre constater la réaction àe l'acide salicylique sur le réactif de Millon avec lequel le maltol ne réagit pas '.
3. Acide borique et borates, — Il faut dire tout d*abord que d'après Brano l'acide borique existe normalement dans la bière. Parsuite l'acide borique ne pourra être considéré comme antiseptique que s'il n'existe pas seulement à l'état de traces
Pour la recherche on rend la bière légèrement alcaline, on évapore et incinère le résidu. Ce dernier est alors lessivé avec au moins lao cm' d'eau, puis évaporé à i cm'; on sature avec de l'acide chlorhydrique dilué» on ajoute une bande de papier de curcuma fraîchement préparé et on évapore. En présence d'acide borique le papier devient rouge.
S'il était nécessaire d'effectuer un dosage, on pourrait employer le procédé de RosENiiLADT * ct Thadeef '.
4* Combinaisons Jluorées. — On les précipite d'après Hefelhamn et Mann ^ à l'état de fluorure de calcium et de fluosilicate de baryum. A 5oo cm' de bière ou ajoute i cm' d'un mélange à volumes égaux de solutions de chlorure de calcium et de chlorure de baryum à lo o/o, puis o cm' 5 d'acide acétique à 20 0/0 et 5o cm' d'alcool à 90^. On laisse reposer 24 heures dans un endroit froid pour que les sels qu'on veut recueillir se déposent. Le précipité est séché avec le filtre dans un creuset de platine ct après addition d'acide sulfurique on met en évidence l'acide fluorhydrique dégagé par son action sur le verre.
[Pour les méthodes officielles françaises de recherche des antiseptiques : voir le fascicule II du tome II de cet ouvrage^ p^^ff^ 479]-
Matières sucrées — Elles sont également interdites en Allemagne.
I. Saccharine. — Pour la rechercher on évapore 5oo cm* de bière avec quelques cristaux de nitrate de cuivre on mélange avec du sable grossier lavé et on épuise par un mélange d'éther sulfurique et d'éther de pétrole. Le résidu repris par un peu de solution de carbonate de soude diluée présente un goût sucré s'il contient de la saccharine. En outre la saccharine peut être mise en évidence par les réactions suivantes. On évapore à sec le résidu éthéré repris par le carbonate de soude et on introduit la masse par petites portions dans du salpèlre fondu. Le produit est dissous dans de Teau et acidifié par un peu d'acide chlorhydrique ; on Tévapore un
* Zeitsehr. f. d. gt?, Broaivesen^ 1893, p 3o3.
* Zeitsehr, f. analyt, C hernie, 1887, pp. 18 ct 364-
* Zeitsehr,/. analyt. C hernie, 1897, p. 568.
* Pharm, Centralhalle, 1895, p. s49.
peu s*il y a lieu el ou recherche Tacide sulfurique par le chlorure de baryum. Ce procédé coavieat aussi pour le dosage de la saccharine \
On peut égulemeot fondre le résidu de Tévaporation avec un peu de soude caustique, reprendre avec deTeau et après avoir acidifié rechercher Tacide salicylique. (La réaction ne pouvant être employée qu'en Tabsence d'acide salicylique et de tannin). En chauffant le résidu sec avec de la résorcine et de Tacide sulfurique on obtient un liquide rougpeàtre par transparence, présentant une fluorescence verte par réflexion. Du reste il existe des travaux nombreux sur la recherche de la saccharine nous ne pouvons qu'en donner la bibliog^raphie ^.
2. Dulcine. — On évapore 5oo cm' de bière après addition d'un peu de carbonate de plomb ; le résidu est mélang'é avec du sable g'rossier et épuisé à plusieurs reprises, par Talcool à 90 0/0. On chasse Talcool et évapore à sec. Le résidu est alors repris par de i'éther et filtré. Après évaporation de Téther le résidu ne doit pas avoir un g*oilt sucré. On peut aussi chauffer le résidu laissé par I'éther avec du phénol et de Tacide sulfurique concentré. On additionne d'un peu d'eau et après refroidissement on ajoute avec précaution sur le liquide coloré en brun-rou^^e de l'ammoniaque et du carbonate de soude. La dulciuc donne à la surface de séparation des deux couches une coloration bleue. Jorison *^ a donné aussi une autre méthode pour la recherche de la dulcine.
3. La réglisse n*est pour ainsi dire plus employée. H manque une méthode absoloment sûre pour sa recherche, la meilleure est celle de Kayser*.
[Pour les méthodes officiels françaises de recherche des édulcorants : voir le fascicule // du tome II de cet ouvrage^ page 4^5].
accessoires, sous-produits, déchets
Poix. — On disting'ue les poix naturelles et les poix artificielles.
Les premières sont obtenues dans l'extraction et la purification des huiles essentielles provenant des résines de pins et de sapins. Elles constituent une masse brune, opaque, à odeur aromatique. Actuellement elles ne sont presque plus employées, tout d'abord à cause de leur prix trop élevé et parce que avec les appareils de poissafjice modernes, elles donnent facilement à la bière un goilt de poix. La base des poix artificielles qui sont aujourd'hui d'un usag'e g^énéral, est la colophane.
Généralement cette dernière est mélang'ée avec de l'huile de résine qui est aussi un produit de distillation de la colophane. On prépare égcale-
* A. UiLOEn, Pharnt. Cent rai halle, 1890, p. 3ai.
* HASTsnLiK, Chem. Zeitç., 1899, p. 267 ; Abraham, Zeitschr, /*. Untersuchung der Nahrangs- und Genassmiltel, 1899. P- ^^7 î ^œssikq, Zeilschr. f, œfffntl. Chenu, 1899. p ao7 ; WiRTHLE, Chem. Ztg,, 1900, p. io35,
' Chem. Ztg , 1894, XX, p. ii4.
* Korrespondeneblalt der/reien Vereinigang bayer ischer Chemiher, n* 3.
BiBne
ment des poix artificielles en mélangeant la colophane avec des huiles minérales, des huiles grasses, de la paraffine. Il existe ég'alement dans le commerce la poix dite surchauffée.
.■ Ain«i quon le verra fiLus loin^ Tanalyse permet de reconnaître ces poix artificielles ainsi que la poix naturelle. La méthode a été donnée par Brano qui, presque exclusivement, s* est occupé des méthodes d'analyse des poix.
Fig. 237. — Appareil servant à effectuer « Tessai de poissage d.
L'analyse de la poix comprend :
I. Goût et odeur, — La poix doit autant que possible être inodore et insipide. La poix naturelle communique facilement son goût, par suite de ses constituants aromatiques volatils, comme on Ta déjà dit, et dos méthodes modernes employées pour poisser les fiKs. Avant tout, le gfoilt constaté en mâchant le produit ne doit pas être réche ou huileux mais au plus faiblement aromatique. Le mieux est d'essayer à cet égard la façon dont la poix se comporte vis-à-vis de la bière. Pour cela on introduit 2 gr.de poix pulvérisée dans un flacon d'un demi-litre avec de la
bière et on abandonne le mélange pendant quelque temps; on observe alors si la bière a contracté le goût de poix.-
Cet essai de goût peut également être effectué avec de Talcool à 4 o/o.
a. Teneur en eau, — On peut se dispenser d'un dosage quantitatif. La poix contenant de Teau ou traitée par la vapeur d'eau mousse en crépitant violemment si on la chauffe.
3. Point de fusion. — La poix est réduite en poudre fine après refroidissement préalable sur de la glace s'il y a Heu. Cette poudre est alors introduite dans un petit tube servant pour la détermination des points de fusion. On détermine, en observant les précautions nécessaires, le point de ramollissement, puis le point de fusion, au moment ou la poudre opaque se rassemble et passe à Tétat transparent. Le point de fusion est conipris généralement entre 35^ et 4^*C., le point de ramollissement étant plus faible de lo® C. environ.
4. Essai de poissage, — Dans un vase en laiton avec couvercle bitubolé (fig. 287) on chauffe à 200° C, i5 à 20 gr. de la poix à analyser, la température est mesurée à Taide d'un thermomètre plongeant dans la poix et traversant le bouchon du couvercle. Dans Tautre tubulure on introduit un tube de verre qui sert pour l'évacuation des vapeurs qui se forment et en même temps pour constater à chaud Todeur de la poix. Lorsque la poix a atteint la température indiquée on la verse dans de petits fûts en bois de 1/4 de litre de capacité, préalablement chauffés à loo^C. et on la répartit uniformément en agitant.
En plus des indications sur Todeur, cet essai fournit également àes données très précieuses sur la dureté et l'uniformité de la couche de poix. Si la poix contient, par exemple^ des impuretés minérales, des fragments de bois en assez grande quantité la couche sera rugueuse et inégale. On reconnaîtra si la poix est cassante en essayant de la briser sous le choc. Avec ces fûts ainsi enduits de poix, on pourra effectuer très bien Tessai de « goût » indiqué plus haut avec de la bière ou de l'alcool à 4 0/0 ; pour cela, les fûts seront remplis de ces liquides et abandonnés pendant un temps assez long.
5. Additions de substances minérales. — On dissout la poix dans de l'alcool à 96 0/0. Il est facile de reconnaître un résidu insoluble non minéral. Il se produit un résidu résineux avec la poix dite « surchauffée » ainsi que dans le cas des mélanges de poix fraîche et de poix ancienne. Le résidu est filtré sur filtre taré, puis lavé à l'alcool.
Dans l'essai qualitatif il faut particulièrement faire attention A Tocre, au jaune de chrome et au sulfate de baryte. L'essai de ces différents corps se fait suivant les méthodes ordinaires. Pour rechercher le jaune de chrome le mieux est d'utiliser la solubilité du chromate de plomb dans l'acide acétique étendu, qui se sépare dans la liqueur filtrée par addition d'acétate de plomb .
6. Addition de vieille poix *. — On dissout 5 gr. de poix dans 5 cm*
* BiiArtD, Zeilschr. f. d. gesamte, Bratiwesen, 190 1, p. 99.
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