‹ Traité complet de la peintureChapitre 17 sur 114 · RENAISSANCE DE LA PEINTURE CHEZ LES MODERNES · texte numérisé non relu

RENAISSANCE DE LA PEINTURE CHEZ LES MODERNES

ces autres villes que de dire qu'elle s'y corrompit. A Florence au contraire elle se vivifia effectivement d'abord, puis elle commença réellement à se corrompre, en sorte qu'après Michel-Ange surtout, elle prit un caractère tellement étranger aux doctrines des anciens, qu'on oublia et qu'on oublie encore aujourd'hui toutes les traces antiques et précieuses que suivaient les artistes antérieurs à ce maître fameux. Il importe donc de bien distinguer l'activité de l'excellence, et l'agrandissement, quelque colossal qu'il soit, de l'amélioration et de la perfection.

Cet état de choses qui nous force à distinguer cet intervalle remarqué entre l'époque où Michel- Ange caractérisa l'école florentine moderne et l'époque antérieure où le style florentin n'était pas encore répandu et généralement adopté, cet état de choses, dis-je, engage à appeler du nom d'école primitive moderne l'intervalle que nous venons de signaler, et à réserver pour l'époque suivante le nom d'école moderne proprement dite. Ainsi, vers l'an 1260, au tems de Cimabué,tems où finit l'école du moyen âge, commence l'école primitive moderne, qui dura l'espace de deux cents ans environ, c'est-à-dire jusqu'au milieu du i5e siècle, quand fleurirent Léonard de Vinci, Michel-Ange, etc., etc. chefs d'école qui laissèrent des types révérés encore aujourd'hui.

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