CHAPITRE
DE L'ECOLE PRIMITIVE MODERNE, DEPUIS CIMABUE EN DOUZE CENT CINQUANTE JUSQU'A LÉONARD DE VINCI, EN QUATORZE CENT CINQUANTE, INTER- VALLE DE DEUX CENTS ANS. - INDICATION DE QUELQUES PEINTURES DE L'ÉCOLE PRIMITIVE.
\/n ne trouvera point ici l'explication de ce qu'on doit entendre par école, j'en parlerai bientôt,* je redirai seulement qu'il importe de réunir en une seule école primitive les peintres qui fleurirent depuis la fin du moyen âge jusqu'au tems de Léonard de Vinci, et de distinguer non les pays, mais les artistes. Ainsi on ne dira point l'école primitive de Bologne, de Venise, mais bien la manière ou le style de Vitale ou de Lorenzo , né à Bologne ,• de Vivarini, né à Venise, etc., etc.
On pourrait, au sujet du caractère de cette peinture primitive moderne qui sépare Cimabué de Michel- Ange, faire plusieurs recherches qui intéresseraient peut-être les curieux de ces sortes de questions ; le petit nombre de tableaux de ces tems motive le peu d'étendue que je vais donner à ce point. Plus tard il sera probablement l'objet des soins de quelques curieux qui iront pénétrant et cherchant dans cette école, ainsi qu'on ne cesse tous les jours de le faire dans les écoles plus modernes.
Il se rencontre quelquefois de grandes différences de style chez les peintres contemporains de cette époque, et ces différences proviennent surtout de la situation des