Posons donc, s’il est possible
a: et y désignant des quantités commemurables qu’il s’agit de déterminer, d^’élévation au carré des deux membres de l’équation [1] donne
[2] A-fv/B = ar-|-y-l-2v/^,
or, cette équation ne peut avoir lieu qu’autant qu’il y aiu*a égalité entre les quantités commensurables d’une part, et les quantités incommensurables d’autre part.
Démontrons ce principe. .
Soit, en général,
[1] P-}-V^ = M-hv^.
P, Q, M, N, désignant des quantités commensurables, et v^N désignant des quantités incommensurables.
Si l’on n’a pas P = M et Q = N, l’équation [1] donnera ;
d’où, en élevant au carré.
[3] Q = {M-P}'*-fN-f2(M-PVN.
SL M est différent de P, on peut tout diviser par 2(M — P), et tirer la valeur de y .V, ce qui donne
BXTRAaiON CB LA RACINE CAHRÉB. 339
cc qui est impossible, car une quantité incommensurable ne peut pas être égale à une quantité commensuralile ; cette impossibilité cesse si M = P, puisqu'alors la division par M — P n’est plus permise; mais, dans ce cas, l’irrationnalité disparaît d’elleméme , et l’équation [3] se réduit à Q = N ; donc, finalement,
pui' suite, ^Q = y/N.
Gela posé, l’équation [2] pouvant se mettre sous la forme
[4] A + v^ = x + y-f-y/4xÿ.
Nous en conclurons successivement :
é x-t-y = A, ( v'4iÿ=;v/B,
(a;-t-y=A, ( ‘iry = B;
Les valeurs des inconnues sont donc les racines de l'équation
■— Aa +
Ces racuics sont
A-hVA'-B
Or , X et y ne peuvent être rationnels qu’à la condition que A’ — B sera un carré («arfait. Uuand cette condition ne sera pas remplie, le problème proposé sera impossible.
Soit
d’où [6J
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