‹ Traité d'algeb̀re (volume 2)Chapitre 37 sur 200 · A UNE SEULE INCONNUE · texte numérisé non relu

A UNE SEULE INCONNUE

S I. Règle pour résoudre Téquation.

187. Exemples. Les prindipes, exposés dans le chapitre pré« cëdenty suffisent pour résoudre une équation du premier degré à une inconnue. Donnons-en quelques exemples.

ExBMPLe I. Soit l'équation

On chasse d'abord les dénominateurs (125) , en multipliant les deux membres par 84, qui est leur plus petit multiple commun. L'équation

est équivalente à la première; car le multiplicateur est numérique (122).

On fait ensuite passer dans un membre les termes qui contiennent Tinconnue, et dans l'autre ceux qui ne la contiennent pas (121) : on obtient ainsi

252*— 21a;-20aJ— 168» = 1092 + 112,

ou, en réduisant les termes dans chaque membre,

équation équivalente à l'équation [2J, d'après le principe (If 8).

Enfin on divise les deux membres par 43 (122), et Ton obtient l'équation équivalente

Or, cette dernière équation est vérifiée, quand on y remplace x par 28 : et elle n'a pas d'autre solution. Donc l'équation [1] admet la solution 28. et n'en admet pas d'autre.

On vérifie la solution en remplaçant « par 28 dans l'équation [1] ; les deux

membres deviennent égaux à 75-»

ExEMPU II. Les eoefSeients peuvent être algébriques. Soit l'équation

Cia + t)y g'b» o,T,t.. Soie ,,,

On multiplie tous les termes par a (a + b}*, plus petit multiple commun des dénominateurs : l'équation nouvelle

=3ac(a + 6)»aj + 6 (a + b)»«— 3o»6c (o + 5)«

est équivalente à la première, pourvu que Ton ne fasse pas ultérieurement l'hy-

pothè9ea=0, ou Thypothèse 5= — a, dont chacune annule le multiplicateur (124).

Ou fût passer les termes inconnus dans un membre et les termes connus dans l'aatre. Uéqoation

a»ft«+3a>bc(a + b)»

= 3 oc (o4-W*«+& (a + b)»«— (2a + &) b*(a + &) » [3]

est équivalente à la seconde.

Pais on met x en facteur commun dans le second membre, ce qui donne :

oV + 3a>bc (a + 5)»={3ac(a+b)»+b(o + 6)»— (îo + b)5« (o + b))*,

et Ton (^TÎse les deux membres ^ le coefficient de x. On a ainsi une nourelle équation :

*""3oc(a+b)» + 6(o + 6)^— (2a + 6)l>>(a + &)* '*^

qui sera éqdTalente aux autres , si quelque hypothèse n*annule pas le dénominateur. Or, le numérateur est égal à a'6 ( ab + 3c (a + b)' ) . Les deux derniers termes

du dénominateur peuTent s'écrire

b(a+6)l(a + t)'-5(2a + 6)), ou, en réduisant, ' h{a-\-h) a^.

Donc le dénominateur s'écrira :

3oc(a-h5)»-*-o>6(a+5), ou, en mettant a (a + b) en facteur commun,

a(a+b)(a& + 3c(a + &)M« Donc enfin la yaleur de x peut s'écrire :

a{a-\- b){ab + 3c (a+ b)* j ' •- '

ou, en supprimant les facteurs communs,

<ib 1^1

Comme le dénominateur de la formule [5] devient nul, soit pour a=0, soit pour h=^a, soit pour c=— \h\t* *^ faudra s'abstenir, dans les applications, de ces trois hypothèses.

On vérifie aisément que la solution trouvée satisfait à l'équation [1].

128. RiGLE GÉNÉRALE. Od coDclut de ces raisonnements la règle suivante : Pour résoudre une équation du premier degré à une inconnue: 1* on chasse les dénominateurs; %^ on transpose dans un membre les termes çui renferment Finconnuef et dans Vautre ceux qui ne la contiennent pas; 3* on réduit dans chaque membre les termes semblables; k^ on divise le terme indépendant de ^inconnue

par le coefficieni de cette inconnue. Le quotient est la yakor de rinconnue, sous la réserve des restrictions que nous avons énoncées. On vérifie â*ailleurs cette valeur, en la substituant dans réquation proposée, qui doit se transformer en identité.

$ II. Ëquations qui se ramènent au premier degr6.

Une équation, qui n'est pas du premier degré, peut, dans certains cas, y être ramenée, à l'aide de quelques transformations. Nous en donnerons quelques exemples.

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