‹ Traité d'algeb̀re (volume 2)Chapitre 81 sur 200 · Théorème. Dans Umieprogresiionpar quotient, le produit · texte numérisé non relu

Théorème. Dans Umieprogresiionpar quotient, le produit

de deux termes également distants des extrêmes est constant et égal au produit des extrêmes.

Soit, en erfet, la progression limitée :

^aïoiciaimmm.* m fiHi

le second terme 6 est égal à ag, et l'avant-dernier fe est égal à-;

donc leur produit 6ft=aZ. En général, le terme x^ qui en a p avant lui, est égal à 9'; et le terme y, qui en a p après lui, est

égal à -; ; donc le produit xy=aL

546. Produit des termes d'une progression. Désignons par P le produit des termes d*une progression, qui commence par a, qui unit par I, et dont n est le nombre des termes. Nous avons :

l?z=abcd ikl.

On n*altëre pas ce produit en renversant l'ordre des facteurs,

et en écrivant :

P=//a dcha.

Si Ton multiplie ces deux produits égaux Tun par Tautre, en groupant deux par deux les facteurs de même rang, il vient :

P* = (al) (bk) (ci) (ic) (kb) {la).

Or tous les produits renfermés entre parenthèses sont égaux (348) à al. D'ailleurs leur nombre est celui des termes de la progression ; donc :

d*où l'on tire :

V=zs/{al)\ [6]

Ainsi, h produit des termes d'une progression est égal à la racine carrée d'une puissance du produit des extrêmes^ dont V exposant est le nombre des termes.

547. Somme des termes d'une progression par quotient. Désignons par S la somme des termes de la progression précédente ; de sorte que Ton a :

Si Ton multiplie les deux membres de cette égalité par q^ on obtient :

Sg=a?+6?-fcg+dg+ ^iq-\.kq+lq.

Mais, par hypothèse» aq=^bybq=Cf cq=d^....yiq=zkykq=li donc Fégalité précédente devient :

Sg=6+c+d+ +*+/+/9.

Si Ton suppose 9> 1, et qu'on retranche S de S9, on a évidemment, en supprimant les termes qui se détruisent :

S^— S = lg — a, ou S{q — l) = /g— a; d'où S = îî=^. [7]

Ainsi, la somme des termes d'une progression croissante par qt^otient se fonnej en multipliant le dernier terme par la raison^ en retranchant du produit le premier terme, et en divisant la différence par Fexcès de la raison sur runité.

Si l'on suppose g < 1, on ne peut plus retrancher S de Sg; on retranche alors Sq de S, et l'on a :

S— S(7=a— ^, ou S(l— (/)=a— ^g;

««•où ' S = ^l [8]

. Ainsi, la somme des termes d*une progression décroissante se forme j en retranchant du premier terme le produit du dernier par la raison, et en divisant la différence par V excès de Vunité sur la raison.

Hais les conventions faites sur les nombres négatifs rendent cette seconde forme équivalente à la première.

Remarque. Si Ton ne connaissait que le premier terme a, la raison g, et le nombre n des termes, il faudrait, pour faire usage des formules précédentes, commencer par calculer le dernier terme l à Taide de la formule [2]. En substituant sa valeur dans les formules [7] et [8], on a :

l«] 8 = 22;^. et S=«-^-. [101.

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