RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS DU TROISIÈME DEGRÉ
§ I, Formules générales pour la résolution des équations du troisième degré.
306. RÉDUCTION DE l'équation GÉNÉRALE. Soit Téquation du troisième degré :
[1] <f{x) = x' + ax'^-]-bx + c = 0.
Posons x = x' + h;
elle deviendra :
.(^ + h) = cp(/^) + o^V (h) + ^ i\h) + ^ f{h) ;
et, si nous posons : (p"(/i) = 0,
c'est-à-dire 6/i + 2a = 0, ou /i = — 3a,
réquation en x' ne contiendra pas de ternie en x'\ et sera de la forme
[2] x'^' + px' + q^zQ,
C'est sous cette dernière forme que nous étudierons l'équation du troisième degré, en supprimant l'accent de la lettre x.
507. RÉSOLUTION DE l'équation 0?^= 1. Nous commeucerons par traiter l'équation plus simple
L'une de ses racines est, évidemment, x=l. Pour avoir les deux autreSj écrivons la proposée sous la forme
et divisons le premier membre par {x—l); nous obtiendrons:
dont les racines sont : x = .
L'unité a donc une racine cubique réelle, égale à 1, et deux racines cubiques imaginaires; dans ce qui va suivre, nous représenterons l'une de ces dernières par la lettre a; l'autre sera a^, comme on peut facilement le véritier :
Il est clair, d'ailleurs, que, si l'on a :
on a aussi: a«=l, ou {<xy=^l;
donc a^ doit être racine de l'équation [1], toutes les fois que a y satisfait lui-même.