II. — Intégrales hyperelliptiques
4. Les intégrales les plus importantes qui aient donné lieu à une théorie complète sont les intégrales de la forme
(a) j¥{x,y)dx,
F étant une fonction rationnelle de x et y, et y une fonction algébrique quelconque de x^ c'est-à-dire une fonction liée à x par la
relation
f(Xyy) = o,
où f est un polj^nome. Les plus simples de ces intégrales, après celles où y est une fonction rationnelle de x, sont celles où y esl
liée à X par la relation
JK«=R(:r),
R(^) étant un polynôme que nous pouvons supposer n'avoir que des racines simples. De telles intégrales sont appelées hyperelliptiques.
Ce polynôme peut être de degré pair ou impair; les deux cas se ramènent l'un à l'autre. Supposons le polynôme de degré pair 2/>; posons, en désignant par a une racine de R (^\
l'intégrale se trouvera ramenée à une intégrale de même forme, mais où le rarf/ca/ portera seulement sur un polynôme de degré 2/? — I ; on aura en effet
R(ar) =
Ri {z) étant un polynôme de degré ip — i .
Inversement, si l'on a un polynôme R(^) de degré impair 7.p — i ,
il suffira de poser
pour être ramené au cas d'un polynôme de degré 2/?.
Ceci dit, considérons l'intégrale (2) : la fraction rationnelle F {x-iy) peut se mettre sous la forme
Via: y)- ^-^^^ ^
les M et N étant des polynômes en x. On élimine pour cela toutes les puissances de y autres que la première en remplaçant y 2» p^^ R« etj'2«+* parj^R".
Si nous multiplions les deux termes de F par M| — N<y, nous aurons
P et Q étant des fractions rationnelles de a: ; ou encore, en remplaçant j' par -- ^ — , nous aurons, d'une manière générale,
A et B étant des fractions rationnelles quelconques de x» En formant rintégrale (2) nous avons d'abord
^A dx,
intégrale d'une fraction rationnelle déjà étudiée, etrinlégrale, dont nous devons maintenant nous occuper,
dx.