JJ
^Jï
La première équation donne une fonction f^ du point arbitraire m sur la surface; avec cette fonction, on forme la seconde intégrale, et ainsi de suite. L^angle f a la même signification qu'au paragraphe précédent, c'est Tangle formé par la droite r (qui va de m à l'élément rfc) avec la normale intérieure en m. On va démontrer que fn tend vers la densité p d'une couche sans ctction sur un point intérieur.
On peut écrire
Soient A le maximum, B le minimum du rapport —• En suivant
la même idée que nous avons rencontrée dans la méthode de M. C. Neumann, partageons la surface S en deux parties : l'une, a,
pour laquelle cette valeur de ^ est supérieure à — — ; l'autre, p, pour laquelle cette valeur sera inférieure ou égale à — ^ — • On aura
ce qui peut encore s'écrire
Or nous avons vu que / / - — ^ dv = 2 7tp.
s Posons
On aura donc
p 1 'IT.^j
0 ~ 2 2ry
208 ÉQUATION DE LAPLAGE. — DÉVELOPPKMENTS EN SÉRIES.
Nous avons deux limites entre lesquelles est comprise — pour
un point m de la surface. Pour un autre point m', nous aurions des inégalités analogues
p '2 2 TUp
/L>R^iizI 3
les accents indiquant que les fonctions et les intégrales 0 sont prises pour le point m'.
Nous tirons des inégalités qui précèdent
P p '2 \27rp airp /
p p 2 \27rp 27rp /
Or il est évident que
4irp 4^p ^
car chacun des termes est moindre que ^; de plus, cette somme restera supérieure à un nombre positif plus petit que Tunité. Il en est de même de
Qg ^p ^
Nous en concluons, enfin,
|^-^j<jx(A-B) (o<fx<i).
Si donc on désigne par À| et Bf le maximum et le minimum de
"^—f on aura
Ai-B,<ii(A-B),
et, en général, A,,, Bu désignant le maximum et le minimum de— >
on a
An— B„<jx«(A-B).
Si donc//! tend vers une limite pour chaque point m de la sur-
face, il est manifeste que le quotient
tend vers une constante, puisque la différence entre son maximum et son minimum tend vers zéro quand n augmente infiniment.
Or l'inégalité précédente elle-même montre que fn tend vers une limite; on peut, en effet, écrire
en mettant explicitement en évidence, sous le signe d'intégration, au moyen des accents, que les fonctions se rapportent à l'élément rfo". Par suite,
puisque
mais
/«^/2zl|<jx'»-»(A-B);
nous avons donc
|/«-/«-i|<fx«-^p(A-B)<jx«-ipo(A-B),
en désignant par po le maximum de p.
Si l'on écrit alors
on voit que la limite de/,i existe bien et peut être regardée comme la somme d'une série dont les termes décroissent à la façon d'une progression géométrique décroissante.
Il est donc démontré que
lim/rt = Cp (pour«=:oo),
G étant une constante. Cette constante C ne peut d'ailleurs être nulle, quelle que soit la fonction initiale/, puisque, en particulier, si l'on prenait /=p, on aurait C= i. La méthode précc- P. — I. 14
2rO ÉQUATION DE LAPLÀGB. — DÉVELOPPEMENTS EN SÉRIES.
dente permet donc d'obtenir la densité de la couche sans action sur un point intérieur.
On est arrivé à étendre la méthode de M. Robin à des cas plus généraux que celui que nous venons d'examiner. Nous renverrons à ce sujet à une note de M. Stekloff {Comptes rendus, t. CXXV ; 1897) ®^ ^ "** article de M. Ernst Neumann {Nachrichten von der Gesellschaft der Wissenschaften zu Gottingen^ ^899).